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Palestine : Des avocats sud-africains menacent les États-Unis de porter plainte pour complicité dans les crimes d’Israël

Lundi 15 Janvier 2024

Le cabinet Wikus Van Rensburg a fait parvenir un courrier à Joe Biden l’accusant d’« encourager » et « de fournir une assistance matérielle » à Israël dans sa guerre contre la bande de Gaza. Washington pourrait également être tenu pour responsable des crimes auxquels les Palestiniens sont soumis depuis de longues décennies. Une première.


La pression s’accentue sur Israël. Après la saisine de la Cour internationale de justice (CIJ), organe judiciaire des Nations Unies, par l’Afrique du Sud qui accuse Israël d’actes « à caractère génocidaire » dans la bande de Gaza, c’est au tour d’un groupe d’avocats, également sud-africains, de menacer de mener une action contre le gouvernement des États-Unis pour responsabilité et complicité dans les crimes en cours dans l’enclave palestinienne.

Dans un courrier daté du 2 janvier, adressé au président Joe Biden, à la vice-présidente Kamala Harris, au secrétaire d’État Antony Blinken, et au président républicain de la Chambre des représentants Mike Johnson, le cabinet Wikus Van Rensburg accuse l’exécutif américain d’« aider, d’encourager, de soutenir ou de fournir une assistance matérielle et des moyens à Israël » et son armée dans ses crimes contre les Palestiniens.

Selon les avocats, le déplacement des Palestiniens, la destruction de leurs maisons et le vol de terres ont permis à Israël de commettre des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide. En trois mois, l’offensive militaire ordonnée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou après l’attaque du 7 octobre, s’est soldée par la mort de 22 000 Palestiniens et la destruction de près de 60 % de la bande de Gaza. Depuis, une trentaine de rapporteurs spéciaux des Nations unies ont soulevé le risque de génocide.

Devoir de préserver les civils
Les spécialistes du droit posent en substance une question tout autant démocratique qu’éthique : « Le gouvernement états-unien a récemment utilisé de prétendues dispositions d’urgence pour fournir, entre autres, 14.000 obus de char à Israël sans examen du Congrès », en l’occurrence l’Arms Export Control Act dont l’application dépend du président.

La vente de munitions de char d’une valeur de 106 millions de dollars a été approuvée début décembre alors même que Washington mettait son veto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant un cessez-le-feu immédiat à Gaza. Cette vente s’inscrit dans un programme plus large de 45 000 munitions destinées aux chars de combat israéliens Merkava. « Le gouvernement a fait cela en sachant pertinemment que des milliers d’innocents Palestiniens, parmi lesquels une majorité de femmes et d’enfants avaient été tuées et continuaient d’être tués », estiment les avocats qui précisent que, selon les lois américaines et internationales, les armes destinées aux gouvernements étrangers, ne doivent pas être utilisées contre des civils.



Le cabinet Wikus Van Rensburg
Pour majorer son propos, le cabinet Wikus Van Rensburg s’appuie sur les enquêtes d’ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, qui documentent les crimes d’apartheid et de persécution en violation du droit international. Le courrier rappelle en outre que, historiquement, les États-Unis ont soutenu la déclaration britannique de Balfour de 1917 d’établissement en Palestine d’un foyer national juif, « catalyseur et véhicule de l’objectif sioniste ».

« Avec le temps, écrivent-ils, l’histoire a montré que les gouvernements britanniques et américains ont certainement fait de leur mieux pour faciliter la réalisation de cet objectif, qu’est l’actuel État juif d’Israël, mais n’ont certainement pas fait grand-chose, voire rien, pour garantir que rien ne porte atteinte aux droits civils et religieux des communautés non juives existantes en Palestine, compte tenu des crimes de guerre internationaux historiques, en cours et actuels ».

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