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Ousmane Sonko rassure : « je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel...»

Mardi 26 Mai 2026

 

Quelques heures après son élection à la tête de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a tenté de rassurer sur ses intentions à la tête de l’institution parlementaire, tout en affirmant sa volonté d’exercer pleinement les prérogatives de contrôle de l’Assemblée face au gouvernement.

Dans un discours prononcé devant les députés, le leader de Pastef a rejeté toute idée d’une utilisation de l’Assemblée nationale comme instrument de règlement de comptes politiques.

« Je veux rassurer : je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel. Je n’utiliserai pas, et aucun député avec moi n’utilisera, cette Assemblée pour nourrir des vendettas personnelles. Ce serait trahir notre propre combat », a déclaré Ousmane Sonko.

Le nouveau président de l’hémicycle a toutefois prévenu que l’Assemblée nationale ne se limiterait pas à entériner automatiquement les décisions de l’exécutif.

« L’Assemblée nationale ne sera pas une chambre d’enregistrement. Elle contrôlera l’action gouvernementale. Elle exercera pleinement ses prérogatives constitutionnelles : vote des lois, contrôle de l’action du gouvernement et évaluation des politiques publiques », a-t-il affirmé.

Dans cette dynamique, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de renforcer la transparence dans la gestion publique et la reddition des comptes.

« Elle défendra la transparence des finances publiques, la reddition des comptes et la souveraineté populaire. Elle usera de tous les leviers de contre-pouvoir », a soutenu le président de l’Assemblée nationale.

Le leader de Pastef a également averti que le Parlement utiliserait, « de manière responsable, mais tout aussi ferme », l’ensemble des mécanismes constitutionnels à sa disposition en fonction « de la gravité des faits et des circonstances ».

Au-delà du terrain politique, Ousmane Sonko a donné une dimension morale et spirituelle à son discours, estimant que l’exercice du pouvoir constitue avant tout une responsabilité devant le peuple et devant Dieu.

« Le pouvoir est donc un dépôt, une charge, une responsabilité devant les hommes et devant Dieu », a-t-il rappelé, en s’appuyant sur un verset du Coran portant sur l’équité et la justice dans la gestion des affaires publiques.

Par cette sortie, le nouveau président de l’Assemblée nationale semble vouloir installer une ligne de fermeté institutionnelle, tout en tentant d’apaiser les inquiétudes liées au climat politique tendu entre les différentes composantes du pouvoir.


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