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Obama tacle Trump « Si pour remporter une élection, on doit diviser la population, alors on ne sera pas capable de la gouverner »

Vendredi 20 Octobre 2017

L'ex-président des États-Unis Barack Obama a fait une apparition remarquée, jeudi, dans le bouillonnement des réunions de campagne électorale, dénonçant l'évolution de la politique américaine, sans pour autant mentionner le nom de son successeur.

Dans l’ombre depuis son départ de la Maison Blanche, Barack Obama a remis, jeudi 19 octobre, un pied dans l'arène politique pour soutenir des candidats démocrates, lors de réunions de campagne dans le New Jersey et en Virginie. L’ancien président américain a saisi cette occasion pour déplorer un retour en arrière politique, sans toutefois nommer son successeur, Donald Trump. 

"La politique actuelle... nous croyions en avoir fini il y a longtemps... Les gens ont cinquante ans de retard ! Nous sommes au XXIe siècle, pas au XIXe..." a-t-il ironisé. Après avoir participé à une réunion dans le New Jersey pour soutenir le démocrate briguant le poste de gouverneur, Philip Murphy, il s’est rendu 500 km plus au Sud, à Richmond, en Virginie, pour un meeting de soutien à Ralph Northam.

Plus de six heures avant son arrivée, des sympathisants démocrates, dont certains portaient un t-shirt à l'effigie de leur "héros", faisaient déjà la queue pour être certains d'entrer dans la salle. Longuement ovationné, Barack Obama a appelé les électeurs à aller voter pour "envoyer un message résonnant dans tout ce beau pays et dans le monde".

"Si pour remporter une campagne, on doit diviser la population, alors on ne sera pas capable de la gouverner", a-t-il lancé, dans un sous-entendu voilé à l'attention de Donald Trump. "Notre valeur est au plus haut non pas quand nous rabaissons les gens mais quand nous essayons d'élever tout le monde ensemble", a-t-il ajouté, en référence aux récents événements qui ont agité Charlottesville, théâtre d'une violente manifestation de militants d'extrême droite rassemblés autour d'un monument confédéré.

Depuis qu'il a quitté ses fonctions le 20 janvier, Barack Obama s'était tenu à l'écart du débat politique, fidèle à une tradition de réserve observée par ses prédécesseurs. Ce qui n'empêche pas quelques critiques obliques envers son successeur, qui attaque sans cesse son bilan.

Après trois mois de vacances, l’ex-président s'est attelé à la rédaction de ses mémoires, n'a que rarement pris la parole en public et n'a donné pratiquement aucune interview. Les quelques fois où il a brisé le silence, il l'a fait sur des sujets d'importance nationale, comme l'immigration, la couverture santé ou la lutte contre le réchauffement climatique.

Avec AFP

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