Dans une lettre ouverte adressée aux États membres et au Conseil de sécurité des Nations Unies, la députée suppléante de la diaspora sénégalaise, Mariama Dieng, a exprimé ce mardi les fortes objections de la communauté sénégalaise expatriée concernant la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire Général de l’ONU.
« Nous, citoyens sénégalais, membres de la diaspora et défenseurs des valeurs démocratiques, prenons la parole suite à l’annonce du soutien de l’Union Africaine à la candidature de M. Macky Sall pour le poste de Secrétaire Général des Nations Unies », écrit-elle.
Selon Mariama Dieng, si l’ambition de voir l’Afrique occuper une place centrale dans la gouvernance mondiale est partagée, le choix de la personne qui doit incarner cette ambition ne peut ignorer les principes de la Charte des Nations Unies. « L’éthique au cœur de la fonction », insiste-t-elle, rappelant que le poste de Secrétaire Général exige une autorité morale irréprochable.
La députée suppléante évoque un bilan controversé du mandat de Macky Sall à la tête du Sénégal, notamment entre 2021 et 2024, période durant laquelle le pays aurait traversé « l’une des crises les plus sombres de son histoire démocratique ». Elle cite plusieurs points préoccupants :
« Répression sanglante : Plus de 80 décès ont été recensés lors de manifestations pacifiques, victimes d’un usage excessif de la force par les services de sécurité. »
« Atteintes aux libertés : Des milliers de détenus politiques ont été incarcérés, et des restrictions sans précédent ont été imposées à la liberté de la presse et à l’accès aux réseaux sociaux. »
« Instabilité institutionnelle : La tentative de report de l'élection présidentielle en février 2024 a mis en péril la stabilité de la nation, contredisant l'image de "médiateur" que M. Sall tente de projeter à l'international. »
Mariama Dieng avertit que soutenir la candidature de Macky Sall enverrait un signal dangereux : « Porter M. Macky Sall à la tête de l'ONU, l'organisation garante des droits humains, enverrait un signal dévastateur aux peuples du monde : celui que la répression interne n’est pas un obstacle à une ascension diplomatique. »
Elle appelle les partenaires du Sénégal et les membres de l’ONU à juger la candidature « non pas à l’aune des relations diplomatiques de façade, mais à celle de la justice et de la redevabilité » et insiste : « L’histoire s’écrit, certes, mais elle ne doit pas s’écrire sur le silence des victimes. »
https://www.change.org/p/contester-la-candidature-de-m-macky-sall-%C3%A0-l-onu
« Nous, citoyens sénégalais, membres de la diaspora et défenseurs des valeurs démocratiques, prenons la parole suite à l’annonce du soutien de l’Union Africaine à la candidature de M. Macky Sall pour le poste de Secrétaire Général des Nations Unies », écrit-elle.
Selon Mariama Dieng, si l’ambition de voir l’Afrique occuper une place centrale dans la gouvernance mondiale est partagée, le choix de la personne qui doit incarner cette ambition ne peut ignorer les principes de la Charte des Nations Unies. « L’éthique au cœur de la fonction », insiste-t-elle, rappelant que le poste de Secrétaire Général exige une autorité morale irréprochable.
La députée suppléante évoque un bilan controversé du mandat de Macky Sall à la tête du Sénégal, notamment entre 2021 et 2024, période durant laquelle le pays aurait traversé « l’une des crises les plus sombres de son histoire démocratique ». Elle cite plusieurs points préoccupants :
« Répression sanglante : Plus de 80 décès ont été recensés lors de manifestations pacifiques, victimes d’un usage excessif de la force par les services de sécurité. »
« Atteintes aux libertés : Des milliers de détenus politiques ont été incarcérés, et des restrictions sans précédent ont été imposées à la liberté de la presse et à l’accès aux réseaux sociaux. »
« Instabilité institutionnelle : La tentative de report de l'élection présidentielle en février 2024 a mis en péril la stabilité de la nation, contredisant l'image de "médiateur" que M. Sall tente de projeter à l'international. »
Mariama Dieng avertit que soutenir la candidature de Macky Sall enverrait un signal dangereux : « Porter M. Macky Sall à la tête de l'ONU, l'organisation garante des droits humains, enverrait un signal dévastateur aux peuples du monde : celui que la répression interne n’est pas un obstacle à une ascension diplomatique. »
Elle appelle les partenaires du Sénégal et les membres de l’ONU à juger la candidature « non pas à l’aune des relations diplomatiques de façade, mais à celle de la justice et de la redevabilité » et insiste : « L’histoire s’écrit, certes, mais elle ne doit pas s’écrire sur le silence des victimes. »
https://www.change.org/p/contester-la-candidature-de-m-macky-sall-%C3%A0-l-onu

