L’Organisation des Nations unies a adopté, mercredi 25 mars 2026, une résolution qualifiant la traite transatlantique et l’esclavage racialisé des Africains comme « les plus graves crimes contre l’humanité ».
Porté par le Ghana, ce texte, bien que non contraignant, est considéré comme une avancée majeure dans la reconnaissance historique et la quête de justice. Le président ghanéen John Mahama, présent à New York, a salué une étape « historique », appelant à « poursuivre le chemin vers la guérison et la justice réparatrice ».
La résolution a été adoptée par 123 voix pour, mais surtout marquée par trois votes contre : les États-Unis , Israël et Argentine ainsi que 52 abstentions, dont le Royaume-Uni et plusieurs États de l’Union européenne.
États-Unis : la question explosive des réparations
Le vote contre des États-Unis constitue l’un des points les plus commentés. Washington a justifié sa position en estimant que des États actuels ne pouvaient être tenus responsables de crimes historiques ni être contraints à verser des réparations.
Derrière ce refus se cache une ligne constante de la diplomatie américaine : éviter toute résolution pouvant ouvrir la voie à des revendications juridiques ou financières internationales. La question des réparations liées à l’esclavage reste en effet un débat interne sensible et non tranché aux États-Unis.
Israël : rejet sans convaincre
Le rejet par Israël s’inscrit dans une posture plus large de vigilance vis-à-vis des résolutions onusiennes. Tel-Aviv se montre souvent réservé face aux textes susceptibles, selon lui, de créer des précédents ou d’alimenter des lectures politiques dans les enceintes internationales. Certaines analyses évoquent également une réticence à soutenir une formulation établissant une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité, point qui a cristallisé une partie des oppositions.
Argentine : un vote inattendu
Le vote de l’Argentine a davantage surpris. Moins exposée sur ces débats, Buenos Aires n’a pas encore détaillé officiellement les raisons de son opposition.
Ce positionnement pourrait refléter une convergence ponctuelle avec certaines puissances occidentales ou des réserves juridiques sur le texte, notamment sur ses implications futures.
Le principal point d’achoppement réside dans la formulation même de la résolution. Celle-ci qualifie la traite des Africains comme « les plus graves crimes contre l’humanité », une expression contestée par plusieurs États.
Certains pays, dont ceux ayant voté contre, estiment qu’il ne peut exister de hiérarchie entre les crimes contre l’humanité, ce qui les a empêchés de soutenir le texte.
Au-delà des oppositions, la résolution marque une étape importante dans la reconnaissance du calvaire de près de 13 millions d’Africains déportés et réduits en esclavage pendant plus de 400 ans.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé les États à honorer la mémoire des victimes « non seulement par des paroles, mais par des actes ».
Porté par le Ghana, ce texte, bien que non contraignant, est considéré comme une avancée majeure dans la reconnaissance historique et la quête de justice. Le président ghanéen John Mahama, présent à New York, a salué une étape « historique », appelant à « poursuivre le chemin vers la guérison et la justice réparatrice ».
La résolution a été adoptée par 123 voix pour, mais surtout marquée par trois votes contre : les États-Unis , Israël et Argentine ainsi que 52 abstentions, dont le Royaume-Uni et plusieurs États de l’Union européenne.
États-Unis : la question explosive des réparations
Le vote contre des États-Unis constitue l’un des points les plus commentés. Washington a justifié sa position en estimant que des États actuels ne pouvaient être tenus responsables de crimes historiques ni être contraints à verser des réparations.
Derrière ce refus se cache une ligne constante de la diplomatie américaine : éviter toute résolution pouvant ouvrir la voie à des revendications juridiques ou financières internationales. La question des réparations liées à l’esclavage reste en effet un débat interne sensible et non tranché aux États-Unis.
Israël : rejet sans convaincre
Le rejet par Israël s’inscrit dans une posture plus large de vigilance vis-à-vis des résolutions onusiennes. Tel-Aviv se montre souvent réservé face aux textes susceptibles, selon lui, de créer des précédents ou d’alimenter des lectures politiques dans les enceintes internationales. Certaines analyses évoquent également une réticence à soutenir une formulation établissant une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité, point qui a cristallisé une partie des oppositions.
Argentine : un vote inattendu
Le vote de l’Argentine a davantage surpris. Moins exposée sur ces débats, Buenos Aires n’a pas encore détaillé officiellement les raisons de son opposition.
Ce positionnement pourrait refléter une convergence ponctuelle avec certaines puissances occidentales ou des réserves juridiques sur le texte, notamment sur ses implications futures.
Le principal point d’achoppement réside dans la formulation même de la résolution. Celle-ci qualifie la traite des Africains comme « les plus graves crimes contre l’humanité », une expression contestée par plusieurs États.
Certains pays, dont ceux ayant voté contre, estiment qu’il ne peut exister de hiérarchie entre les crimes contre l’humanité, ce qui les a empêchés de soutenir le texte.
Au-delà des oppositions, la résolution marque une étape importante dans la reconnaissance du calvaire de près de 13 millions d’Africains déportés et réduits en esclavage pendant plus de 400 ans.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé les États à honorer la mémoire des victimes « non seulement par des paroles, mais par des actes ».

