Le mandat du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, arrive à échéance à la fin de l’année 2026. En coulisses, les tractations s’intensifient déjà pour désigner son successeur à la tête de l’Organisation des Nations unies. Plusieurs profils émergent, dans un contexte marqué par une forte revendication de rotation géographique. De nombreux États plaident pour qu’un candidat issu d’Afrique ou d’Amérique latine accède au poste, voire pour qu’une femme prenne, pour la première fois, les rênes de l’organisation.
La succession de António Guterres, dont le mandat à la tête de l’Organisation des Nations unies s’achève fin 2026, suscite déjà de nombreuses spéculations diplomatiques. Plusieurs personnalités issues d’Afrique et d’Amérique latine sont citées, dans un contexte marqué par un fort plaidoyer en faveur d’une rotation géographique et d’une éventuelle accession d’une femme au poste de Secrétaire général.
Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal
La succession de António Guterres, dont le mandat à la tête de l’Organisation des Nations unies s’achève fin 2026, suscite déjà de nombreuses spéculations diplomatiques. Plusieurs personnalités issues d’Afrique et d’Amérique latine sont citées, dans un contexte marqué par un fort plaidoyer en faveur d’une rotation géographique et d’une éventuelle accession d’une femme au poste de Secrétaire général.
Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal
Macky Sall, président du Sénégal de 2012 à 2024 et ancien président en exercice de l’Union africaine, figure parmi les candidats africains les plus cités. Il met en avant son expérience à la tête d’un État stable en Afrique de l’Ouest, son implication dans les médiations régionales et son engagement sur les questions de financement du développement et de réforme de la gouvernance mondiale. Son profil bénéficie du soutien affiché de certains pays africains, dont le Burundi, même si des discussions persistent au sein du continent pour dégager une position commune.
Mia Mottley, Première ministre de la Barbade
Mia Mottley, Première ministre de la Barbade
Mia Mottley, cheffe du gouvernement barbadien depuis 2018, s’est imposée comme l’une des voix majeures du Sud global. Initiatrice de l’« Initiative de Bridgetown » pour la réforme du système financier international, elle est reconnue pour son plaidoyer en faveur des petits États insulaires et de la justice climatique. Son leadership affirmé, son aisance diplomatique et sa stature internationale constituent des atouts solides dans la perspective d’un consensus élargi.
Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haute-Commissaire aux droits de l’homme
Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haute-Commissaire aux droits de l’homme
L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet dispose d’une solide expérience internationale, notamment en tant qu’ex-Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Son parcours mêlant gestion étatique, défense des droits humains et engagement multilatéral lui confère une crédibilité certaine dans les cercles diplomatiques.
Rebeca Grynspan, Secrétaire générale de la CNUCED et ancienne vice-présidente du Costa Rica
Rebeca Grynspan, Secrétaire générale de la CNUCED et ancienne vice-présidente du Costa Rica
Rebeca Grynspan dirige actuellement la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Ancienne vice-présidente du Costa Rica et ex-responsable au Programme des Nations unies pour le développement, elle est reconnue pour son expertise en matière de développement économique, de commerce international et de réduction des inégalités. Son profil technocratique et consensuel séduit une partie des diplomaties latino-américaines.
Rafael Grossi (Argentine)
Le directeur général de l’Agence internationale de l'énergie atomique, Rafael Grossi, est parfois évoqué. Diplomate chevronné, il s’est illustré par sa gestion de dossiers sensibles liés au nucléaire, notamment en Iran et en Ukraine. Son expérience en matière de sécurité internationale constitue un argument de poids, même si sa candidature reste moins structurée à ce stade.
Le processus de sélection, piloté par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité, devrait s’intensifier dans les mois à venir. Entre revendication d’une rotation géographique, appel à une représentation féminine et équilibres géopolitiques, la bataille diplomatique s’annonce déjà ouverte pour désigner le prochain visage de l’ONU.






