Le Kremlin a opposé une fin de non-recevoir aux revendications du Front de libération de l’Azawad (FLA), qui réclame le départ définitif des combattants russes de l’Africa Corps du Mali.
Cette réaction intervient après le retrait négocié de soldats russes de la ville de Kidal, dans le nord du pays. Fort de cette évolution, le mouvement rebelle touareg avait appelé Moscou à retirer l’ensemble de ses forces présentes sur le territoire malien.
Mais la Russie a rapidement rejeté cette demande. « La Russie poursuivra, y compris au Mali, la lutte contre l’extrémisme, le terrorisme et autres manifestations négatives », a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin.
À travers cette position, Moscou confirme sa volonté de maintenir sa coopération sécuritaire avec les autorités maliennes, dans un contexte marqué par l’instabilité persistante dans plusieurs régions du pays.
Le Front de libération de l’Azawad multiplie depuis plusieurs mois les critiques contre la présence militaire russe au Mali, accusant les forces alliées de Bamako d’intensifier les opérations dans le nord du pays.
La Russie, de son côté, considère sa présence comme un appui à la lutte contre les groupes armés et jihadistes actifs au Sahel.

