Selon plusieurs sources officieuses, Macky Sall lorgnerait le fauteuil de António Guterres. Plus explicitement, l’ancien président sénégalais serait candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU. Il aurait entamé une tournée des capitales africaines pour solliciter des soutiens.
Ce mardi, Macky Sall a été reçu à Nairobi par le président William Ruto. Le président du Conseil du Global Center on Adaptation (GCA) a salué le leadership du chef d’État kényan en matière d’adaptation climatique pour l’Afrique. Ce mercredi, l’ancien chef de l’État est arrivé au Burundi, une étape jugée stratégique. Il s’y rend alors que le président burundais, Évariste Ndayishimiye, vient d’être élu à la tête de l’Union africaine, l’une des institutions les plus importantes du continent.
« Je remercie très chaleureusement les autorités burundaises pour l’accueil particulièrement attentionné et empreint de courtoisie qui m’a été réservé à mon arrivée à l’aéroport international de Bujumbura », a écrit Macky Sall, sans donner davantage de précisions sur les contours de sa visite. Pour certains observateurs, cette tournée vise à consolider les appuis africains en vue d’une éventuelle candidature à la tête des Nations unies.
Cependant, cette ambition supposée suscite des critiques au Sénégal. Seydi Gassama, directeur exécutif de la section sénégalaise d’Amnesty International, dénonce cette démarche. « L’ancien président Macky Sall se trouve au Burundi pour rencontrer le président Ndayishimiye, président de l’Union africaine. Les victimes de son régime n’ont pas les moyens de faire le tour du monde, mais leurs voix seront entendues par tous les États membres de l’ONU », a-t-il déclaré.
Au Sénégal, les partisans de Macky Sall s’activent pour défendre cette candidature, mettant en avant son bilan et son expérience internationale, dans un contexte marqué par des difficultés économiques persistantes pour une partie de la population Sénégalaise.


