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Nouveau gouvernement de Macky : Une équipe pléthorique et budgétivore

Mardi 20 Septembre 2022

Depuis le 17 septembre 2022, la liste des membres du premier gouvernement d’Amadou BA est connue. Désormais, ils sont 43 ministres, y compris des personnalités à rang de ministres qui sont rattachées à la Présidence de la République et qui vont émarger au budget d’État.  C’est une équipe pléthorique et donc forcément budgétivore qui a été servie aux Sénégalais qui souffrent.

Ce gouvernement comporte deux sortes de ministres. Il y a un groupe de ministres qui siègent effectivement au conseil des ministres. Ils sont au nombre de 38. Et il y a un autre type de ministres qui, eux, ne siègent pas au conseil des ministres. Ceux-là sont au nombre de 5. (Abdoulaye Daouda Diallo, ministre d’État directeur de Cabinet du Président de la République, Moustapha Niasse, haut représentant du Président de la République, Mahmoud Saleh, Envoyé spécial du Président de la République, Cheikh Kanté ministre auprès du Président de la République, chargé du Suivi du PSE , Yoro Dia ministre Port parole et coordonnateur de la communication de la  Présidence de la République).  Ces ministres ont été nommés au titre de la présidence de la République, dit-on.  Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un gouvernement pléthorique et donc nécessairement budgétivore pour un pays qui est affecté par la crise économique. Franchement, le commun des mortels s’attendait à ce que l’ingénieur géologue, géophysicien réduise considérablement le nombre des ministres qui était déjà trop élevé (33) eu égard aux difficultés économiques que traverse Sénégal et reconnues par le Président Macky Sall lui-même.

216 entreprises fermées et 1146 emplois perdus en 2021

Le rapport de la Direction des statistiques, du travail et des études (Dste) du ministère du Travail et du Dialogue social fait état de la fermeture de 216 établissements et de la perte de 1146 emplois au courant de l’année 2021 au Sénégal. « Les fermetures d’établissements sont plus notées dans les branches commerce de gros et de détails, réparations de véhicules automobiles et de motocycles (32,87%), construction (10,65%) et activités de fabrication (10,65%) », précise le document repris par l’Aps. Lequel ajoute que les Inspections régionales du travail et de la sécurité sociale (IRTSS) les plus impactées sont celles de Dakar (25,93%), de Thiès (16,67%) et de Saint-Louis (13,89%). D’après le document, « les emplois perdus concernent les secteurs du commerce, du gros et du détail, réparation de véhicules automobiles et de motocycles (23.65%), l’éducation (12.57%) et les activités extractives (12.30%) ». Le document signale que les ressorts des Inspections du travail et de la sécurité sociale (Itss) de Thiès (37.29%), de Dakar (24.17%) et de Saint-Louis (11.69%) ont enregistré davantage de pertes d’emplois. Selon la même source, on note un pourcentage de 39.32% d’entreprises individuelles fermées, 16.23% de SARL et 12.39% de SAS/SASU.

Et comme si cela ne suffisait pas à la souffrance des Sénégalais, les prix des denrées de première nécessité ont grimpé de façon vertigineuse. Ils sont passés du simple au double, voire au triple. De sorte qu’il y a aujourd’hui des familles qui ne peuvent même pas s’offrir un repas dans la journée là où il en faut trois quotidiennement. L’enquête de Perception de la Conjoncture par les Ménages (EPCM) a fait ressortir, au deuxième trimestre 2022, une hausse des dépenses alimentaires pour la plupart des ménages interrogés (94,6%). La majeure partie des familles enquêtées (78,6%) assurent trois repas par jour au deuxième trimestre contre 78,7% au trimestre précédent, soit une baisse de 0,1 point de pourcentage en variation trimestrielle. En outre, 15,1% des ménages prennent seulement deux repas. Bref, les Sénégalais souffrent. Ils n’arrivent pas à se nourrir correctement. La situation n’est pas meilleure au niveau des transports. Aujourd’hui, c’est un luxe que de se déplacer dans la région de Dakar. A plus forte raison de sortir de Dakar. Le coût du transport est devenu insupportable.


La misère du peuple ignorée
Est-il alors utile d’évoquer la situation sanitaire ? C’est la catastrophe. Non seulement les populations n’ont pas les moyens pour s’acheter les médicaments qu’on leur prescrit, mais les hôpitaux eux-mêmes sont vides. Les plateaux techniques sont trop médiocres, Conséquence, les gens meurent comme des mouches. Les morgues sont pleines. Dans les villages, c’est la désolation. Face à ce tableau sombre qui n’est pas loin d’être noir, les Sénégalais s’attendaient à ce que le régime de Macky Sall fasse sa part de sacrifice en réduisant de façon drastique le nombre de ses ministres.  En quoi était-il nécessaire de nommer Moustapha Niasse, haut représentant du Président de la République, Mahmoud Saleh, Envoyé spécial du Président de la République, Cheikh Kanté, ministre auprès du Président de la République, chargé du Suivi du PSE qui a dépassé l’âge de la retraite depuis plus d’une décennie ? En agissant ainsi, Macky Sall montre qu’il n’est pas préoccupé par le bien-être des populations sénégalaises. Il est plutôt préoccupé par son vœu de briguer pour une troisième mandature et son objectif de limiter les dégâts au sein de Benno Book Yaakaar.
 
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