La pression migratoire s'accentue à la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta. Neuf migrants ont perdu la vie en tentant de rejoindre à la nage ce territoire espagnol situé sur la côte nord-africaine, tandis que des centaines d'autres y sont arrivés illégalement ces derniers jours, selon les autorités espagnoles.
D'après la représentation du gouvernement espagnol à Ceuta, les victimes ont trouvé la mort lors de la traversée depuis les côtes marocaines. Dans le même temps, plus de 1 500 migrants sont arrivés par voie maritime cette semaine, provoquant une saturation des structures d'accueil.
Face à cette situation, le gouvernement local de Ceuta a lancé un appel urgent à Madrid, estimant ne plus être en mesure de faire face à cet afflux massif.
En réponse, le ministère espagnol de l'Intérieur a annoncé le déploiement de militaires pour renforcer les effectifs de la Garde civile et assurer le maintien de la sécurité dans l'enclave.
La crise a rapidement pris une dimension politique en Europe. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a évoqué la possibilité de suspendre l'Espagne de l'espace Schengen, dénonçant des « images choquantes » et une immigration « irrégulière et incontrôlée ». Son ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a lui aussi plaidé en faveur de mesures exceptionnelles, estimant que la récente régularisation de centaines de milliers de sans-papiers en Espagne risquait d'encourager les réseaux de passeurs.
Madrid a vivement rejeté ces accusations. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a dénoncé des propos « inappropriés » et relevant de la « démagogie partisane ». Il a annoncé la convocation de l'ambassadeur d'Italie en Espagne afin de protester officiellement contre ces déclarations.
Sur le terrain, la situation reste particulièrement tendue. Les centres d'accueil de Ceuta, conçus pour environ 500 personnes, sont désormais largement saturés. Les services de secours, la Garde civile et la Croix-Rouge multiplient les opérations de sauvetage en mer, tandis que des centaines de migrants continuent d'affluer vers la ville marocaine de Fnideq, dans l'espoir de rejoindre l'enclave espagnole.
Cette nouvelle crise migratoire intervient alors que le Maroc célèbre la Fête du Trône, dans un contexte où les autorités des deux pays sont confrontées à une recrudescence des tentatives de franchissement de la frontière maritime entre le royaume chérifien et Ceuta.
D'après la représentation du gouvernement espagnol à Ceuta, les victimes ont trouvé la mort lors de la traversée depuis les côtes marocaines. Dans le même temps, plus de 1 500 migrants sont arrivés par voie maritime cette semaine, provoquant une saturation des structures d'accueil.
Face à cette situation, le gouvernement local de Ceuta a lancé un appel urgent à Madrid, estimant ne plus être en mesure de faire face à cet afflux massif.
En réponse, le ministère espagnol de l'Intérieur a annoncé le déploiement de militaires pour renforcer les effectifs de la Garde civile et assurer le maintien de la sécurité dans l'enclave.
La crise a rapidement pris une dimension politique en Europe. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a évoqué la possibilité de suspendre l'Espagne de l'espace Schengen, dénonçant des « images choquantes » et une immigration « irrégulière et incontrôlée ». Son ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a lui aussi plaidé en faveur de mesures exceptionnelles, estimant que la récente régularisation de centaines de milliers de sans-papiers en Espagne risquait d'encourager les réseaux de passeurs.
Madrid a vivement rejeté ces accusations. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a dénoncé des propos « inappropriés » et relevant de la « démagogie partisane ». Il a annoncé la convocation de l'ambassadeur d'Italie en Espagne afin de protester officiellement contre ces déclarations.
Sur le terrain, la situation reste particulièrement tendue. Les centres d'accueil de Ceuta, conçus pour environ 500 personnes, sont désormais largement saturés. Les services de secours, la Garde civile et la Croix-Rouge multiplient les opérations de sauvetage en mer, tandis que des centaines de migrants continuent d'affluer vers la ville marocaine de Fnideq, dans l'espoir de rejoindre l'enclave espagnole.
Cette nouvelle crise migratoire intervient alors que le Maroc célèbre la Fête du Trône, dans un contexte où les autorités des deux pays sont confrontées à une recrudescence des tentatives de franchissement de la frontière maritime entre le royaume chérifien et Ceuta.

