La crainte grandissante d'une bataille navale. Après dix jours d'une guerre au Moyen-Orient marquée par des frappes aériennes, l'Iran aurait adopté une nouvelle stratégie, ces dernières heures. Les États-Unis soupçonnent en effet le régime des mollahs d'avoir entamé le minage du détroit d'Ormuz, cet axe stratégique pour le pétrole mondial.
Selon CNN, citant des sources anonymes proches des services de renseignement américains, l'Iran aurait effectivement commencé à poser des mines dans le détroit d'Ormuz, où le trafic est pratiquement à l'arrêt. L'hypothèse semble être prise au sérieux à Washington, puisque 16 navires iraniens poseurs de mines navales ont été détruits "près du détroit". "Si pour une raison quelconque des mines ont été posées et qu'elles ne sont pas retirées immédiatement, les conséquences militaires pour l'Iran seront sans précédent", a mis en garde Donald Trump sur Truth Social.
Entre 3.000 et 6.000 mines entre les mains de l'Iran
Selon la presse américaine, l'Iran a posé au moins dix mines dans le détroit d'Ormuz. Elles seraient comparables à celles larguées par les Russes en mer Noire et que les Ukrainiens tentent de repêcher depuis plusieurs années. Il s'agit de mines dérivantes : elles flottent à la surface de l'eau et se déplacent, compliquant la tâche des démineurs qui les recherchent. Il existe aussi des mines dites "Orin", qui ont comme particularité d'être lestées. Tout comme les mines dérivantes, elles se déclenchent en heurtant la coque d'un bateau.
Autre dispositif : les mines acoustiques. Elles vont détecter la signature sonore d'un navire, commercial ou militaire, et se déclencher. Les Iraniens disposeraient de 3.000 à 6.000 unités, un stock suffisant pour tapisser l'ensemble du détroit d'Ormuz. Cité par le Grand Continent(nouvelle fenêtre), l'expert Stéphane Audran souligne que si le régime parvient à déployer ne serait-ce que la moitié de son arsenal, le détroit serait bloqué pour des mois, voire pour des années.
Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis accusent l'Iran d'avoir miné le détroit d'Ormuz
Le déminage s'inscrit en effet dans un temps long. Prenons l'exemple de l'Ukraine : depuis des années, des bateaux équipés de sonars naviguent en mer Noire pour repérer l'emplacement exact de tous les objets suspects. Des drones sous-marins ont ensuite pour mission de s'approcher au plus près de ces mines pour les faire exploser. Autre option : l'envoi de plongeurs.
Washington a d'ores et déjà évoqué l'hypothèse d'escorter des navires dans le passage stratégique. Mais "les risques sécuritaires à eux seuls pourraient rendre un seul passage par le détroit plus coûteux que la marge bénéficiaire sur la cargaison de pétrole elle-même", a relevé ce mercredi le Soufan Center, basé à New York et spécialisé dans les questions de sécurité. L'Iran disposant de plusieurs milliers de mines, cela "compliquerait encore tout plan naval visant à escorter des pétroliers commerciaux".
Selon CNN, citant des sources anonymes proches des services de renseignement américains, l'Iran aurait effectivement commencé à poser des mines dans le détroit d'Ormuz, où le trafic est pratiquement à l'arrêt. L'hypothèse semble être prise au sérieux à Washington, puisque 16 navires iraniens poseurs de mines navales ont été détruits "près du détroit". "Si pour une raison quelconque des mines ont été posées et qu'elles ne sont pas retirées immédiatement, les conséquences militaires pour l'Iran seront sans précédent", a mis en garde Donald Trump sur Truth Social.
Entre 3.000 et 6.000 mines entre les mains de l'Iran
Selon la presse américaine, l'Iran a posé au moins dix mines dans le détroit d'Ormuz. Elles seraient comparables à celles larguées par les Russes en mer Noire et que les Ukrainiens tentent de repêcher depuis plusieurs années. Il s'agit de mines dérivantes : elles flottent à la surface de l'eau et se déplacent, compliquant la tâche des démineurs qui les recherchent. Il existe aussi des mines dites "Orin", qui ont comme particularité d'être lestées. Tout comme les mines dérivantes, elles se déclenchent en heurtant la coque d'un bateau.
Autre dispositif : les mines acoustiques. Elles vont détecter la signature sonore d'un navire, commercial ou militaire, et se déclencher. Les Iraniens disposeraient de 3.000 à 6.000 unités, un stock suffisant pour tapisser l'ensemble du détroit d'Ormuz. Cité par le Grand Continent(nouvelle fenêtre), l'expert Stéphane Audran souligne que si le régime parvient à déployer ne serait-ce que la moitié de son arsenal, le détroit serait bloqué pour des mois, voire pour des années.
Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis accusent l'Iran d'avoir miné le détroit d'Ormuz
Le déminage s'inscrit en effet dans un temps long. Prenons l'exemple de l'Ukraine : depuis des années, des bateaux équipés de sonars naviguent en mer Noire pour repérer l'emplacement exact de tous les objets suspects. Des drones sous-marins ont ensuite pour mission de s'approcher au plus près de ces mines pour les faire exploser. Autre option : l'envoi de plongeurs.
Washington a d'ores et déjà évoqué l'hypothèse d'escorter des navires dans le passage stratégique. Mais "les risques sécuritaires à eux seuls pourraient rendre un seul passage par le détroit plus coûteux que la marge bénéficiaire sur la cargaison de pétrole elle-même", a relevé ce mercredi le Soufan Center, basé à New York et spécialisé dans les questions de sécurité. L'Iran disposant de plusieurs milliers de mines, cela "compliquerait encore tout plan naval visant à escorter des pétroliers commerciaux".

