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Moustapha Ndieck Sarré : « Ce système a montré ses limites, pour ne pas dire ses visages hideux »

Samedi 6 Juin 2026

Le premier congrès ordinaire de PASTEF–Les Patriotes a été l'occasion pour les dirigeants du parti de revisiter les fondements idéologiques qui ont présidé à sa création. Intervenant lors d'un panel consacré à la vision et aux perspectives du parti, Moustapha Ndieck Sarré, a retracé le cheminement qui a conduit à la naissance du parti en 2014, tout en appelant à poursuivre le projet de transformation systémique engagé depuis son accession au pouvoir.

 

Devant les congressistes réunis au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, il a estimé que l'histoire de PASTEF est indissociable d'une réflexion profonde sur la trajectoire du Sénégal après l'indépendance. « Nous savons tous qu'en 2013, cinquante-trois ans après notre accession à l'indépendance, beaucoup de personnes se posaient des questions. Pourquoi le Sénégal, qui était l'un des pays les plus avancés d'Afrique en 1960 et qui avait un niveau de développement comparable à celui de plusieurs pays asiatiques, se retrouve-t-il aujourd'hui parmi les pays les moins avancés du monde ? », a-t-il rappelé.


Selon lui, c'est cette interrogation qui a conduit un groupe de jeunes cadres sénégalais à créer une organisation politique porteuse d'une rupture avec les modèles de gouvernance qui se sont succédé depuis l'indépendance. Moustapha Ndieck Sarré a estimé que les difficultés rencontrées par le Sénégal trouvent en partie leur origine dans les limites d'un système politique et économique hérité des décennies précédentes. « Ce système a bien montré ses limites, pour ne pas dire ses visages hideux », a-t-il lancé devant l'assistance.

L'ex porte-parole du gouvernement a ensuite exposé les grands axes qui, selon lui, doivent continuer à orienter l'action de PASTEF dans les années à venir. Il a notamment insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes de gouvernance, de consolider la souveraineté économique, de renforcer la justice sociale et de créer davantage d'opportunités pour la jeunesse sénégalaise. L'intégration africaine a également occupé une place centrale dans son intervention. Pour le responsable politique, le développement du Sénégal demeure étroitement lié à celui du continent. « Nous croyons fermement que nous ne pourrons pas développer notre pays sans une intégration africaine globale. C'est l'Afrique qui se développera dans son ensemble ou elle ne se développera pas », a-t-il soutenu.


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