La ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé mercredi qu'elle avait présenté sa démission au président Emmanuel Macron, au lendemain de l'adoption définitive de la loi d'urgence agricole autorisant, sous conditions, la réintroduction de certains pesticides interdits en France. Une décision motivée par un profond désaccord avec le gouvernement sur ce texte, avant que le chef de l'État ne refuse finalement son départ.
Au cœur de la crise figure la réintroduction, à titre dérogatoire, de l'acétamipride et du flupyradifurone, deux pesticides autorisés dans l'Union européenne mais interdits en France depuis 2016. Le dispositif vise à soutenir certaines filières agricoles en difficulté, notamment celles de la betterave et de la noisette.
Fermement opposée à cette mesure, Monique Barbut estime que le gouvernement a renoncé à ses engagements environnementaux en empêchant tout débat parlementaire sur sa suppression.
Dans un message publié sur LinkedIn, la ministre déplore « le recul environnemental de trop », affirmant que « contrairement aux engagements qui m'avaient été donnés, le gouvernement a empêché le débat autour de la suppression de cette mesure, pourtant souhaitée également par les députés ».
Elle rappelle que l'interdiction de l'acétamipride, décidée en 2016, reposait sur le principe de précaution et sur les connaissances scientifiques disponibles à l'époque. Selon elle, les études menées depuis n'ont fait que renforcer les inquiétudes.
« Dix ans plus tard, loin d'avoir dissipé les inquiétudes, les études scientifiques continuent d'alimenter les doutes sur ses effets pour la santé humaine et l'environnement. Dans ces conditions, le principe de précaution n'a rien perdu de sa pertinence : il s'impose plus que jamais. »
Face à ce désaccord de fond, Monique Barbut a choisi de remettre sa démission au président de la République. Mais Emmanuel Macron a refusé de l'accepter.
Dans un communiqué transmis à l'AFP, le cabinet de la ministre indique que le chef de l'État lui a demandé de poursuivre sa mission et lui a réaffirmé sa confiance.
Selon cette même source, Monique Barbut a accepté de rester « face à l'urgence d'agir contre les conséquences du changement climatique qui frappent durement notre pays et pour répondre aux enjeux de santé environnementale », tout en maintenant « son désaccord sur la version définitive du projet de loi d'urgence agricole ».
Cette séquence révèle les tensions persistantes entre les impératifs de soutien au monde agricole et les exigences de protection de l'environnement au sein de l'exécutif français. Elle n'est d'ailleurs pas la première pour Monique Barbut, qui avait déjà menacé de quitter le gouvernement lors de précédents arbitrages sur les projets de recherche d'hydrocarbures dans les territoires ultramarins ainsi que sur les moyens budgétaires alloués à la transition écologique.
Si Emmanuel Macron est parvenu cette fois à convaincre sa ministre de rester, le débat sur la place des pesticides dans l'agriculture française demeure plus que jamais un sujet de fracture politique et environnementale.
Au cœur de la crise figure la réintroduction, à titre dérogatoire, de l'acétamipride et du flupyradifurone, deux pesticides autorisés dans l'Union européenne mais interdits en France depuis 2016. Le dispositif vise à soutenir certaines filières agricoles en difficulté, notamment celles de la betterave et de la noisette.
Fermement opposée à cette mesure, Monique Barbut estime que le gouvernement a renoncé à ses engagements environnementaux en empêchant tout débat parlementaire sur sa suppression.
Dans un message publié sur LinkedIn, la ministre déplore « le recul environnemental de trop », affirmant que « contrairement aux engagements qui m'avaient été donnés, le gouvernement a empêché le débat autour de la suppression de cette mesure, pourtant souhaitée également par les députés ».
Elle rappelle que l'interdiction de l'acétamipride, décidée en 2016, reposait sur le principe de précaution et sur les connaissances scientifiques disponibles à l'époque. Selon elle, les études menées depuis n'ont fait que renforcer les inquiétudes.
« Dix ans plus tard, loin d'avoir dissipé les inquiétudes, les études scientifiques continuent d'alimenter les doutes sur ses effets pour la santé humaine et l'environnement. Dans ces conditions, le principe de précaution n'a rien perdu de sa pertinence : il s'impose plus que jamais. »
Face à ce désaccord de fond, Monique Barbut a choisi de remettre sa démission au président de la République. Mais Emmanuel Macron a refusé de l'accepter.
Dans un communiqué transmis à l'AFP, le cabinet de la ministre indique que le chef de l'État lui a demandé de poursuivre sa mission et lui a réaffirmé sa confiance.
Selon cette même source, Monique Barbut a accepté de rester « face à l'urgence d'agir contre les conséquences du changement climatique qui frappent durement notre pays et pour répondre aux enjeux de santé environnementale », tout en maintenant « son désaccord sur la version définitive du projet de loi d'urgence agricole ».
Cette séquence révèle les tensions persistantes entre les impératifs de soutien au monde agricole et les exigences de protection de l'environnement au sein de l'exécutif français. Elle n'est d'ailleurs pas la première pour Monique Barbut, qui avait déjà menacé de quitter le gouvernement lors de précédents arbitrages sur les projets de recherche d'hydrocarbures dans les territoires ultramarins ainsi que sur les moyens budgétaires alloués à la transition écologique.
Si Emmanuel Macron est parvenu cette fois à convaincre sa ministre de rester, le débat sur la place des pesticides dans l'agriculture française demeure plus que jamais un sujet de fracture politique et environnementale.

