L'élimination du Sénégal dès les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 a ouvert une profonde crise au sein du football national. Si les choix du sélectionneur Pape Thiaw sont aujourd'hui vivement contestés, plusieurs observateurs estiment que les difficultés des Lions trouvent leur origine bien avant le coup d'envoi du tournoi, entre dysfonctionnements administratifs, incertitudes contractuelles et problèmes d'organisation.
Battus par la Belgique (3-2) au terme d'un scénario cruel, les Lions de la Teranga ont quitté prématurément le Mondial, provoquant une vague de critiques contre leur sélectionneur. Une pétition réclamant son limogeage a d'ailleurs recueilli près de 94 000 signatures en quelques jours. Les supporters lui reprochent principalement ses choix tactiques, notamment la gestion de son banc de touche et sa confiance renouvelée envers certains cadres comme Kalidou Koulibaly et Sadio Mané.
Dans la foulée, plusieurs médias ont évoqué une possible démission de Pape Thiaw. Selon Sport News Africa, le technicien aurait remis sa démission à la Fédération sénégalaise de football (FSF). Une information qui n'a, pour l'heure, été ni confirmée ni démentie par l'instance fédérale.
Le nom du technicien français Hervé Renard, double vainqueur de la Coupe d'Afrique des nations avec la Zambie et la Côte d'Ivoire, circule déjà avec insistance pour prendre les rênes de la sélection.
Mais pour de nombreux acteurs du football sénégalais, il serait réducteur de faire porter au seul sélectionneur la responsabilité de cet échec. L'ancien international Ferdinand Coly estime que les difficultés rencontrées par les Lions trouvent également leur origine dans la gestion de la Fédération.
« Quand un sélectionneur n'a ni contrat ni salaire pendant cinq mois alors que la Coupe du monde approche, il y a un gros problème. Tout doit être fait pour placer les joueurs et le staff dans les meilleures conditions, et c'est le travail de la fédération », affirme l'ancien défenseur des Lions.
Quelques semaines avant le début du tournoi, Pape Thiaw avait d'ailleurs refusé d'embarquer avec la délégation pour les États-Unis afin de protester contre sa situation contractuelle. Il n'avait accepté de rejoindre le groupe qu'après un échange téléphonique avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui lui avait assuré que sa situation serait rapidement régularisée. Son nouveau contrat n'a finalement été signé que quelques heures avant le deuxième match de poules contre la Norvège.
Pour Ferdinand Coly, le technicien n'est pas le seul responsable de la débâcle.
« La responsabilité de Thiaw s'arrête à son domaine de compétence, celui du terrain. Mais vu la tempête qui s'abat sur lui, je ne pense pas qu'il pourra rester à son poste », estime-t-il.
Les critiques ne concernent pas uniquement la gestion administrative. Avant même le début de la compétition, plusieurs informations faisaient état de difficultés logistiques au sein du camp de base des Lions près de New York. Des problèmes liés à l'hébergement et à la restauration auraient perturbé la préparation, certains joueurs préférant commander leurs repas à l'extérieur en raison de leur mécontentement.
Après l'élimination face à la Belgique, la FSF aurait rapidement désigné le sélectionneur comme principal responsable. Une attitude que Ferdinand Coly juge injuste.
« Il va falloir savoir qui fait quoi au sein de cette fédération. Les dysfonctionnements sont imputables à l'instance. Au sein de la FSF, il est de notoriété publique que le vrai patron au quotidien est le secrétaire général Abdoulaye Sow, et non le président Abdoulaye Fall », soutient-il.
Au-delà du débat sportif, certains observateurs estiment que l'État pourrait également demander des comptes à la Fédération. Le gouvernement ayant fortement soutenu la préparation des Lions, plusieurs voix évoquent désormais une possible remise en question de la gouvernance de la FSF afin de tirer toutes les conséquences de cet échec sportif et des nombreuses polémiques qui ont entouré la participation du Sénégal au Mondial 2026.
Battus par la Belgique (3-2) au terme d'un scénario cruel, les Lions de la Teranga ont quitté prématurément le Mondial, provoquant une vague de critiques contre leur sélectionneur. Une pétition réclamant son limogeage a d'ailleurs recueilli près de 94 000 signatures en quelques jours. Les supporters lui reprochent principalement ses choix tactiques, notamment la gestion de son banc de touche et sa confiance renouvelée envers certains cadres comme Kalidou Koulibaly et Sadio Mané.
Dans la foulée, plusieurs médias ont évoqué une possible démission de Pape Thiaw. Selon Sport News Africa, le technicien aurait remis sa démission à la Fédération sénégalaise de football (FSF). Une information qui n'a, pour l'heure, été ni confirmée ni démentie par l'instance fédérale.
Le nom du technicien français Hervé Renard, double vainqueur de la Coupe d'Afrique des nations avec la Zambie et la Côte d'Ivoire, circule déjà avec insistance pour prendre les rênes de la sélection.
Mais pour de nombreux acteurs du football sénégalais, il serait réducteur de faire porter au seul sélectionneur la responsabilité de cet échec. L'ancien international Ferdinand Coly estime que les difficultés rencontrées par les Lions trouvent également leur origine dans la gestion de la Fédération.
« Quand un sélectionneur n'a ni contrat ni salaire pendant cinq mois alors que la Coupe du monde approche, il y a un gros problème. Tout doit être fait pour placer les joueurs et le staff dans les meilleures conditions, et c'est le travail de la fédération », affirme l'ancien défenseur des Lions.
Quelques semaines avant le début du tournoi, Pape Thiaw avait d'ailleurs refusé d'embarquer avec la délégation pour les États-Unis afin de protester contre sa situation contractuelle. Il n'avait accepté de rejoindre le groupe qu'après un échange téléphonique avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui lui avait assuré que sa situation serait rapidement régularisée. Son nouveau contrat n'a finalement été signé que quelques heures avant le deuxième match de poules contre la Norvège.
Pour Ferdinand Coly, le technicien n'est pas le seul responsable de la débâcle.
« La responsabilité de Thiaw s'arrête à son domaine de compétence, celui du terrain. Mais vu la tempête qui s'abat sur lui, je ne pense pas qu'il pourra rester à son poste », estime-t-il.
Les critiques ne concernent pas uniquement la gestion administrative. Avant même le début de la compétition, plusieurs informations faisaient état de difficultés logistiques au sein du camp de base des Lions près de New York. Des problèmes liés à l'hébergement et à la restauration auraient perturbé la préparation, certains joueurs préférant commander leurs repas à l'extérieur en raison de leur mécontentement.
Après l'élimination face à la Belgique, la FSF aurait rapidement désigné le sélectionneur comme principal responsable. Une attitude que Ferdinand Coly juge injuste.
« Il va falloir savoir qui fait quoi au sein de cette fédération. Les dysfonctionnements sont imputables à l'instance. Au sein de la FSF, il est de notoriété publique que le vrai patron au quotidien est le secrétaire général Abdoulaye Sow, et non le président Abdoulaye Fall », soutient-il.
Au-delà du débat sportif, certains observateurs estiment que l'État pourrait également demander des comptes à la Fédération. Le gouvernement ayant fortement soutenu la préparation des Lions, plusieurs voix évoquent désormais une possible remise en question de la gouvernance de la FSF afin de tirer toutes les conséquences de cet échec sportif et des nombreuses polémiques qui ont entouré la participation du Sénégal au Mondial 2026.


