L’enquête sur le meurtre à caractère mystique de Ndèye Bigué Sène touche à sa fin. Le commissariat urbain de Tivaouane a pratiquement bouclé le dossier et le suspect principal, B. Ndiaye, présenté comme un charlatan, doit être déféré ce jeudi 27 août devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Thiès, sauf changement de programme.
Selon des informations exclusives obtenues par Seneweb, le rapport d’autopsie, transmis mardi dernier aux enquêteurs, apporte un éclairage déterminant sur les circonstances du décès de la jeune fille âgée de 20 ans. Contrairement à la thèse du viol évoquée par certains depuis la découverte du corps, le médecin légiste n’a relevé aucun élément l’accréditant.
D’après le rapport médical, le corps de la victime, retrouvé mal conservé et en début de décomposition, présentait plusieurs lésions traumatiques :
• deux plaies cutanées superficielles arciformes étagées au niveau latérocervical droit ;
• un large hématome latérocervical droit ;
• une fracture de la grande corne droite de l’os hyoïde, au niveau du cou ;
• un hématome temporal gauche, sans atteinte des os du crâne mais avec une congestion cérébrale ;
• deux plaies cutanées érosives superficielles circulaires, de moins d’un centimètre, au niveau sous-mammaire gauche ;
• une abrasion d’environ 1,2 cm sur le dos des deux mains.
L’examen vulvaire et périnéal, lui, n’a révélé aucune lésion particulière. Le corps étant déshydraté, le légiste n’a pas pu prélever de sang cardiaque, mais des échantillons à visée anatomopathologique et toxicologique ont néanmoins été recueillis. Au microscope, le frottis vaginal n’a mis en évidence aucune cellule évocatrice de la présence de spermatozoïdes.
« Au total, la cause du décès est compatible avec une asphyxie mécanique par strangulation manuelle », conclut le médecin légiste dans son rapport. Les résultats des analyses toxicologiques complémentaires, encore attendus, pourraient néanmoins apporter des précisions supplémentaires sur les conditions exactes de la mort de la victime.
Rappel des faits !
Interpellé dans le cadre de l’enquête ouverte le 22 août 2026, B. Ndiaye est passé aux aveux. Il affirmait avoir agi sous l’emprise mystique d’un marabout se présentant sous le nom de Coulibaly, rencontré par hasard dans un véhicule de transport en commun lors d’un voyage à l’intérieur du pays. Ce dernier lui aurait promis richesse et avenir meilleur en échange de l’exécution d’instructions précises.
Selon ses déclarations, le mystérieux Coulibaly lui aurait remis une corne enveloppée dans un tissu rouge « Naw Naw », ainsi que deux bouteilles dont l’une vide, l’autre contenant une substance non identifiée. Le suspect devait trouver une jeune fille vierge, lui administrer ce liquide puis, une fois la victime neutralisée, lui porter deux coups sous le sein gauche, deux coups dans le dos et un coup au cou, avant de recueillir son sang dans la bouteille vide et d’achever son geste par strangulation.
B. Ndiaye a reconnu l’ensemble des faits reprochés, expliquant être resté plus d’une heure aux côtés de la dépouille avant de quitter les lieux. Il a également indiqué avoir jeté le téléphone portable de la victime le long de la voie ferrée, sans pouvoir en préciser l’endroit exact.
Poursuivi pour meurtre avec préméditation, le suspect sera présenté à la justice ce jeudi, dans une affaire qui continue de susciter l’émoi à Tivaouane.
Selon des informations exclusives obtenues par Seneweb, le rapport d’autopsie, transmis mardi dernier aux enquêteurs, apporte un éclairage déterminant sur les circonstances du décès de la jeune fille âgée de 20 ans. Contrairement à la thèse du viol évoquée par certains depuis la découverte du corps, le médecin légiste n’a relevé aucun élément l’accréditant.
D’après le rapport médical, le corps de la victime, retrouvé mal conservé et en début de décomposition, présentait plusieurs lésions traumatiques :
• deux plaies cutanées superficielles arciformes étagées au niveau latérocervical droit ;
• un large hématome latérocervical droit ;
• une fracture de la grande corne droite de l’os hyoïde, au niveau du cou ;
• un hématome temporal gauche, sans atteinte des os du crâne mais avec une congestion cérébrale ;
• deux plaies cutanées érosives superficielles circulaires, de moins d’un centimètre, au niveau sous-mammaire gauche ;
• une abrasion d’environ 1,2 cm sur le dos des deux mains.
L’examen vulvaire et périnéal, lui, n’a révélé aucune lésion particulière. Le corps étant déshydraté, le légiste n’a pas pu prélever de sang cardiaque, mais des échantillons à visée anatomopathologique et toxicologique ont néanmoins été recueillis. Au microscope, le frottis vaginal n’a mis en évidence aucune cellule évocatrice de la présence de spermatozoïdes.
« Au total, la cause du décès est compatible avec une asphyxie mécanique par strangulation manuelle », conclut le médecin légiste dans son rapport. Les résultats des analyses toxicologiques complémentaires, encore attendus, pourraient néanmoins apporter des précisions supplémentaires sur les conditions exactes de la mort de la victime.
Rappel des faits !
Interpellé dans le cadre de l’enquête ouverte le 22 août 2026, B. Ndiaye est passé aux aveux. Il affirmait avoir agi sous l’emprise mystique d’un marabout se présentant sous le nom de Coulibaly, rencontré par hasard dans un véhicule de transport en commun lors d’un voyage à l’intérieur du pays. Ce dernier lui aurait promis richesse et avenir meilleur en échange de l’exécution d’instructions précises.
Selon ses déclarations, le mystérieux Coulibaly lui aurait remis une corne enveloppée dans un tissu rouge « Naw Naw », ainsi que deux bouteilles dont l’une vide, l’autre contenant une substance non identifiée. Le suspect devait trouver une jeune fille vierge, lui administrer ce liquide puis, une fois la victime neutralisée, lui porter deux coups sous le sein gauche, deux coups dans le dos et un coup au cou, avant de recueillir son sang dans la bouteille vide et d’achever son geste par strangulation.
B. Ndiaye a reconnu l’ensemble des faits reprochés, expliquant être resté plus d’une heure aux côtés de la dépouille avant de quitter les lieux. Il a également indiqué avoir jeté le téléphone portable de la victime le long de la voie ferrée, sans pouvoir en préciser l’endroit exact.
Poursuivi pour meurtre avec préméditation, le suspect sera présenté à la justice ce jeudi, dans une affaire qui continue de susciter l’émoi à Tivaouane.

