Menu

Mahdi Mahamat, leader du FACT : "La junte est imposée aux Tchadiens par la volonté de la France"

Lundi 11 Octobre 2021

C’est un homme courtois, pacifique, ouvert, humble et généreux dans les idées qui s’est confié au Quotidien "Dakartimes" paru ce lundi pour évoquer des sujets brûlants depuis la chute du président Idrissa Déby. La grande surprise c’est que Mahdi Mahamat Ali connait bien le Sénégal, ses confréries et ses grands hommes comme Limamou Laye, Cheikh Ahmadou Bamba, Cheikh Ibrahim Niass, Cheikh Anta Diop. Sans ambage, il a répondu à toutes nos questions qui portent sur son engagement politique, les conditions de la mort de Déby, la confiscation du pouvoir par le Conseil Militaire de Transition (CMT) sans oublier les rôles de la France et celui supposé de la Russie dans la région.


Monsieur Mahadi Mahamat ALI, vous êtes le leader du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT), un groupe politico-militaire, engagé depuis de nombreuses années contre le régime d'Idriss Déby. C'est lors de votre offensive en avril 2021 qu’Idriss Déby a trouvé la mort. Des informations ont circulé sur une mort qui aurait été plutôt organisée par un membre de son clan. Que pouvez-vous nous en dire ?



 Avant tout, je voudrais saisir cette occasion pour adresser un message de compassion et une prière à la famille de notre regretté le Président Alhadj Hissein Habré pour ces épreuves qu’il a traversées. Le nom du défunt Président est et restera, à jamais, indissociable à l’Histoire de notre chère patrie, le Tchad. Permettez-nous d’adresser aussi, à travers vous, non seulement nos salutations fraternelles au Peuple sénégalais dans son ensemble, à la communauté Lébou, à la famille Layenne, mais aussi nos considérations pour leur accueil et leur hospitalité qui donne un sens au mot Téranga. Terre qui a enfanté des érudits tels que Cheikh Hamadou Bamba, Limamou Laye et des intellectuels tels que Cheikh Anta Diop et Cheikh Hamidou Kane, évoque en nous admiration et dévotion. Il est vrai que, nous n’avons pas pu visiter les terres du Cheikh Ibrahim Niasse, mais le Sénégal n’est pas tout à fait étranger à nous, d’autant plus que les premiers contacts avec la Terre de la Téranga fussent dans les amphithéâtres de l’université de Reims en Champagne Ardennes. Les relations fraternelles avec mes camarades sénégalais m’ont permis d’apprendre beaucoup de choses et surtout les analogies et similitudes qui caractérisent nos us et traditions. Avant d’évoquer les évènements du printemps dernier, nous pensons devoir éclairer vos augustes lecteurs sur le Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT), sur ses objectifs et ses visions politiques. Le FACT est né en avril 2016 suite à une scission interne à la rébellion tchadienne et a fait de l’alternance politique au Tchad son leitmotiv. Il n’y a aucune ambition personnelle, encore moins des intérêts personnels.


Des fils du Tchad, de différentes régions du pays, ont prêté serment pour apporter leur concours pour que la liberté, la justice, l’alternance démocratique, bref l’Etat de droit soit une réalité au Tchad. Dès le départ, nous n’avons pas fermé les portes pour une solution politique et, c’est dès 2016 que nous avons sollicité une table ronde inclusive pour régler définitivement le problème tchadien par le dialogue. Nous pensons que si les hommes sont parvenus à résoudre des crimes aussi abominables que l’apartheid par le dialogue, la résolution du problème tchadien serait possible pacifiquement autour d’une table ronde ou vérité et pardon seront les maîtres mots. Le régime, usant et abusant des éléments de langage que ses soutiens ont mis à sa disposition, avait balayé toutes ces propositions d’un revers de la main, nous traitant tantôt de terroristes ou encore de mercenaires. Le qualificatif terroriste utilisé, à notre endroit, nous a été lancé par l’administration française.


Dans une démarche consistant à aider Idriss Déby pour sa présence au Mali, l’administration française a usé de tous les moyens de répressions et surtout de son pouvoir discrétionnaire pour prendre un acte consistant à geler des supposés avoirs que nous détenions pour des activités terroristes. Il est vrai que nous étions choqués d’être comparés à des illuminés rétrogrades. Mais lorsqu’on sait que, sur ce chemin de la résistance, Nelson Mandela avait passé 27 années de sa vie en prison. Jean Moulin était qualifié de terroriste avant qu’il soit lâchement supplicié et exécuté. Cette accusation était portée contre De Gaulle par une condamnation à une peine de mort par contumace. Alors, nous n’étions pas surpris. Nous avons été assimilés à des extrémistes et cela démontre à suffisance, pas seulement la méconnaissance de notre personne, mais également cette prétention de qualifier toute personne gênante de terroriste. Nous sommes nés et grandis dans un environnement similaire au Sénégal où non seulement les différentes confréries musulmanes cohabitent en paix, mais également, les différentes religions monothéistes ou polythéistes vivent en harmonie sous la bienveillance d’une autorité laïque. Pour notre présence en Libye, tout a commencé en 2014.

Lorsque le Congrès National nous a demandé de venir rassembler nos combattants qui se sont retrouvés en Libye suite aux accords entre Idriss Déby et Oumar El Béchir en 2010. Nous avons posé une condition à savoir, de ne pas nous demander de nous immiscer dans le problème interne libyen. En Libye, le terme neutre n’existe pas, on vous dit clairement, soit vous êtes avec moi ou contre moi. A plusieurs reprises, nous avons été victimes d’attaques perpétrées contre nos positions, tantôt par Haftar et tantôt par Daesh. Nous avons tenu 05 années, avant de nous décider d’aller chez nous. Début mars 2021, nous avons fait passer plusieurs messages aux Français leur démontrant notre volonté de rentrer chez nous. Nous avons indiqué dans ces messages que si la France peut persuader Idriss Déby à organiser une table ronde inclusive, notre disponibilité est totale pour régler pacifiquement le problème tchadien.



Si la France ne peut pas convaincre Idriss Déby à aller vers la paix, qu’elle ne s’immisce pas en aidant Déby. La réponse nous est parvenue début avril, annonçant que toute intrusion du FACT au Tchad sera sévèrement réprimée. Nous avons répondu qu’il y a une mauvaise compréhension de notre démarche et que le but n’était pas de demander une autorisation pour rentrer chez nous. Le 10 avril au soir, nous sommes rentrés et l’objectif était d’empêcher ces mascarades d’élections organisées par la dictature. Les vrais accrochages se sont déroulés le 18 avril.


Les affrontements se sont arrêtés à la tombée de la nuit. Le 19, nous avons lancé une offensive qui a mis l’ennemi en débandade. Vers 9 heures, nous avons remarqué l’atterrissage d’un hélicoptère et qui décolla précipitamment. Nous nous sommes séparés vers 11 heures et c’est la nuit que nous avons appris dans un premier temps que Déby serait blessé. C’est la nuit que la rumeur sur sa mort a circulé. Comment est mort Déby? Seules ses proches peuvent le savoir car ils se sont enfuis après notre offensive et nous n’avons pas trouvé sa dépouille. Beaucoup d’hypothèses sont avancées.


Après cette offensive suivie de la mort de Déby, vous n'avez pas foncé sur Ndjamena mais vous vous êtes repliés vers vos bases-arrières. Pourquoi ?


Nous étions survolés 24 heures sur 24 par l’aviation française qui donne en temps réel tous nos faits et gestes au régime. Pire, la soldatesque du régime est approvisionnée en logistique par les avions français. Eau, carburant et munitions sont parachutés aux gouvernementaux. Malgré cela, c’est en répondant aux appels de cessez-le-feu lancés par la Société civile et l’Association des chefs traditionnels que nous avons replié vers l’ouest et les gouvernementaux ont décampé vers le Sud.


La France, à travers sa base militaire et ses hommes, a toujours aidé le pouvoir d'Idriss Déby, que pensez-vous de son rôle militaire mais aussi politique auprès du Conseil Militaire de Transition (CMT) aujourd'hui ?


Le soutien actif de la France à la dictature n’était pas un secret pour nous. On nous a clairement menacés de bombardements. La France, dans ce que, d’aucuns ont appelé la diplomatie militaire française, a utilisé Idriss Déby et les soldats tchadiens pour concrétiser ses ambitions dans la sous-région. Nous pensons qu’il est normal que chaque Etat souverain cherche à défendre ses intérêts mais aussi que, pour nous, Tchadiens également, nous devons défendre les nôtres.


 


Le fils adoptif d'Idriss Déby, Mahamat Kaka a dit dans une interview sur «Jeune Afrique, qu'à la mort de Déby, ils se sont concertés collectivement pour prendre le pouvoir. La constitution tchadienne n'a ainsi pas été respectée. Quelle est donc la légitimité du Conseil Militaire de Transition (CMT) ? Qu’en pensez-vous?

C’est un coup d’Etat. On avait prétexté la stabilité du Tchad et la maladie du président de l’Assemblée pour installer le fils de Déby. Cela fait plus de trois décennies que la France soutienne la dictature tchadienne. Non seulement ce soutien a contribué efficacement à l’enracinement de tyrannie, mais a aidé à une régression démocratique sans précédent au Tchad. Rappelez-vous que c’est Idriss Déby lui-même qui a dénoncé la modification de la seule Constitution, issue de la Conférence Nationale Souveraine, par la France pour faire perpétuer Déby au pouvoir. Pour la maladie du Président de l’Assemblée, on sait qu’il y a 4 vice-présidents qui auraient pu remplir cette tâche. On veut coûte-que-coûte, faire continuer le système Déby sans Deby. Chose encore plus bizarre, récemment, après l’installation de l’Assemblée provisoire, c’est encore l’ancien président de l’Assemblée qui était frappé par une supposée incapacité pour assurer la vacance du pouvoir, qui a été désigné pour présider l’Assemblée provisoire(CNT). La junte est imposée aux Tchadiens par la volonté de la France. `


À deux occasions qui lui étaient offertes, Mahamat Kaka n'a pas voulu dire clairement qu'il assurera simplement une transition et organisera des élections. On semble donc se diriger vers une candidature de Mahamat kaka après les 18 mois de transition.....votre commentaire ?


Nous ne sommes pas, par principe, contre la participation de quiconque au jeu démocratique, à la double condition qu’il faut, non seulement qu’il y ait des règles impartiales. Mais aussi que le jeu ne soit pas biaisé à l’avance. Or telles que les choses évoluent, il n’y aura ni impartialité, ni égalité encore moins transparence.


Le Conseil Militaire de Transition (CMT) prépare un Dialogue National Inclusif. Il a créé un Comité pour négocier avec les mouvements politico militaires. Le Togo a aussi initié des rencontres à Lomé. Et enfin, le Qatar a également reçu la visite de Mahamat Kaka pour une demande de financement des négociations avec les politico militaires. Pensez-vous que ces démarches vont dans le sens d'une paix et d'une réconciliation entre Tchadiens.?

Nous concernant, nous avons pris engagement devant l’opinion internationale sur notre désir de voir régler le problème tchadien politiquement. Cette posture n’est pas un aveu de faiblesse. C’est depuis 2016, que nous avons dit clairement que si on arrive à s’asseoir autour d’une table ronde inclusive et régler pacifiquement le problème tchadien, nous serons partants. Le régime a balayé toutes ces propositions d’un revers de la main. On voit aussi que dans une démarche précipitée, les soutiens de la junte sont venus nous attaquer. Ils pensaient nous éliminer pour ouvrir les voies grandes à la pérennisation du système Déby. L’échec était total. 


À entendre les dernières déclarations du Président du CMT, Mahamat Kaka, vos hommes sont des "mercenaires". N'est-ce pas paradoxal pour quelqu'un qui dit chercher la paix ?

Ces vieilles chansons qui consistent à qualifier les résistants de mercenaires ne passent pas. Or aujourd’hui, et à la lumière des déclarations des autorités maliennes, il apparait clairement que, ce sont les soldats tchadiens qui sont utilisés comme supplétifs pour concrétiser l’agenda consistant à la scission du Nord Mali. La lutte contre le terrorisme et l’aguerrissement des soldats tchadiens qui seraient les seuls à même à lutter contre le terrorisme est une sordide manipulation. L’armée malienne, aussi, est capable de sécuriser son territoire si elle dispose d’équipements adéquats. Pire, les aventures de mercenariat de l’armée tchadienne ont commencé bien avant. Dans un passé récent, l’armée tchadienne était envoyée partout : à la République du Congo en 1996, en RCA en 2003 (déposant Patassé au profit de Bouzizé), au Cameroun, au Nigeria, au Mali etc… Bref le terme mercenariat a tout son sens dans les comportements de l’armée tchadienne.


Lorsque certains officiels occidentaux nous ont accusés de mercenariat à cause de notre lutte contre Daesh à côté de Haftar, nous leur avons répondu que nous serions peut-être des Garibaldi mais pas des Bob Denard, directement, on a déduit que nous serions des pro-italiens. La méconnaissance de l’histoire est une calamité. Garibaldi était non seulement le père fondateur de l’Italie moderne, mais il avait aidé plusieurs républiques sud-américaines à lutter contre les dictatures militaires. Puis autre chose très importante, avant qu’il ne déclare la guerre à Napoléon, Garibaldi était l’allier de la France contre la Prusse à Dijon.


Récemment, les propos du Ministre des Affaires Étrangères du Tchad ont fait état d'une présence russe en Afrique. Etes-vous en contact avec les Russes ?


 La junte aux abois accuse tout le monde. Grâce à notre principe de transparence et le sens élevé que nous accordons à nos amis et soutiens, nous aurions affiché fièrement toute relation avec quiconque. Nous n’avons pas eu cette chance. Nous avons beaucoup de respect pour la Russie. Il faut signaler aussi que la société en question ici collabore plus avec des Etats que des rebelles.

 La forte présence de la France sur le plan militaire, politique, médiatique et diplomatique aux côtés du Conseil Militaire de Transition (CMT), un organe sans légitimité, ne complique-t-elle pas les chances de réconciliation entre Tchadiens?

 La question est, qui gère le Tchad aujourd’hui ? Des acteurs de la société civile ont clairement dénoncé que le Tchad est géré par l’ambassade de France. La vision de la France qui consiste à garder le Tchad, ce qu’elle appelle « territoire militaire du Tchad » ne sera jamais acceptée par la jeunesse actuelle. Le jeune tchadien d’aujourd’hui, instruit et hyper connecté, n’acceptera pas d’être manipulé comme ses grands-parents l’ont été dans les années 50, 60 ou 70. La France doit réactualiser son logiciel pour que la jeunesse africaine l’aide aussi à éradiquer les sentiments anti-France qui se sont accumulés, à raison, depuis des années. La jeunesse africaine veut un rapport égalitaire et un partenariat gagnant-gagnant.


Aujourd'hui, 5 mois après la mort de Déby, le système du pouvoir Mouvement Politique du Salut (MPS) est toujours là. Tous les membres de la famille et du clan Déby Itno ont toujours entre leurs mains toutes les positions économiques et directions financières les plus importantes de l'économie tchadienne, idem pour l'armée. Rien d'essentiel n'a changé en fin de compte. Le Conseil Militaire de Transition (CMT) fait- il du Déby sans Déby ?

 A l’allure où évoluent les choses, incontestablement. En tout cas, c’est ce qu’il espère avec l’aide de ses soutiens. Le Peuple tchadien est à jamais déterminé, pour empêcher tout retour en arrière.



Quelles sont vos relations avec les autorités françaises ? Et avez-vous un message à leur adresser par rapport à leur politique au Tchad.


Les premiers contacts avec la France était chez les sœurs jésuites du collège Sacré-Cœur. C’est là où nous avons croisé les idéaux fondateurs de la République française à savoir Liberté, Egalite et Fraternité. Nous avons complété nos connaissances par l’apprentissage des philosophes des lumières mais aussi, plus récents des intellectuels tels que Hugo et Jaurès. Nous avons été séduits par cette société idéale. Et c’est dans la suite logique des choses que, par financement familial, nous nous sommes retrouvés en France, plus précisément à Reims, pour approfondir nos connaissances en 1989. En 1992, après l’avènement du régime Déby, notre famille qui s’était réfugiée au Nigeria voisin, a été raflée et déportée vers le Tchad. Plusieurs membres de notre famille ont été exécutés. Et nous nous sommes retrouvés comme réfugiés en France. J’ai un grand respect pour le Peuple de France en général et les rémois en particulier. Pour les autorités françaises, car nous faisons la part des choses entre les politiques et le Peuple, nous n’avons pas eu cette chance d’avoir un contact quelconque avec elles. Car, nous sommes considérés comme un groupe Toubou, donc ennemi à combattre. Nous ne comprenons pas cette logique qu’un Ministre des Affaires étrangères de la France (Jean Yves Le Drian), sur la plus grande chaine de télévision de l’Etat, nous accuse de colonne Gorane venue de la Libye pour envahir le Tchad. Cela nous a rappelés « la colonne Tutsi venant de l’Ouganda » et tout le monde sait comment cela s’est terminé, par le génocide des Tutsi. Nous demandons à la France d’œuvrer et d’aider les Tchadiens à construire une Nation véritablement démocratique au lieu de coopter des potentats qui tyrannisent leurs Peuples. Pour certains analystes, la mort de Déby aurait fait capoter le projet de la France au Sahel. Nous leur répondons que tout projet qui aura pour pilier une dictature qui oppresse et opprime, s’écroulera.


Quelle est votre position par rapport à la question de la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Libye où il semble que vous avez aidé à la lutte contre les groupes terroristes ?
 Une personne sensée ne peut rester indifférente aux discours de ceux qui prônent la négation de l’humanité. C’est un devoir pour tout un chacun car elle démolit la démocratie, anéantit la concorde, bref, mine le vivre ensemble dans nos sociétés qui sont par essence diverses. Nous dénonçons aussi l’attitude de ceux qui, pour réaliser d’autres objectifs inavoués, collent l’étiquette terroriste à tous ceux qui n’acceptent pas leurs manœuvres. Nous en savons quelque chose, car des années durant, on nous a catalogués comme proches des islamistes, et tout cela pour aider le soldat dictateur Déby.



 Un message aux Tchadiens et aux Africains sur leur rôle dans leur devenir, par rapport à ce qui se passe dans leur pays et sur le Continent?

Au Peuple tchadien dans son ensemble, nous leur disons de garder espoir. Et qu’après les ténèbres, la lumière jaillira. Il est vrai que nous vivons dans un monde, de plus en plus égoïste, comme le disent nos compatriotes chrétiens « dans ce bas monde, chacun portera sa croix » car Jésus a porté la sienne. La liberté s’arrache et pour cela, nous devons consentir le sacrifice nécessaire. Face à l’injustice et à l’arbitraire, le devoir nous oblige à agir. Un Hadith Cherif de chez nos compatriotes musulmans dit : « D’après Abu Saeed Al-Khudri, qui a dit : j’ai entendu le messager de Dieu, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix, dire :’’ Quiconque parmi vous, voit un mal qu’il le change avec la main, s’il ne peut pas, avec la bouche, s’il ne peut pas, le dénonce au fond de son cœur ». La lutte que nous menons est une lutte laïque où toutes les idées qu’elles soient philosophiques ou dogmatiques doivent cohabiter en paix. Nous lançons un appel solennel au Peuple pour conjuguer les efforts afin que ses aspirations légitimes, à savoir la justice, la liberté et la démocratie soient une réalité au Tchad. Les combattants du FACT sont plus que jamais déterminés à libérer le Tchad du joug de l’arbitraire et de la tyrannie. 


Entretien réalisé par Mamadou Mouth BANE
"DakarTimes"
R


AUTRES INFOS

Actions sociales : Lat Diop au chevet des couches démunies

La gouvernance des réseaux sociaux

«Il m’a violée et engrossée avant de m’épouser»

Adja Diallo : "Je regrette d'avoir été mannequin"

Adultère : Un agent forestier surprend son ami commerçant sur sa femme et...

Un boulanger taillade le berger qu’il a surpris avec sa femme

Reprise de la distribution des bourses sociales

TV& RADIOS

Aéroport de Cap Skirring: La réception du Premier vol International post-réhabilitation, prévue le 5 Décembre

Tentative d'assassinat : la voiture de Khadija Mahecor Diouf de Pastef sabotée

Gaston Mbengue : "Je présente mes excuses aux Sénégalais... Barthélémy Dias est mon fils" (REGARDEZ)

Vidéo: Macky étale sa colère après l'arrêt des financements de l'exploitation des énergies fossiles

Sécurité, Santé, éducation, énergie...ce que la Chine promet à l'Afrique

Afrique: Macky Sall plaide pour la souveraineté "pharmaceutique et médicale" (VIDÉO)

Charles Faye répond à une responsable de BBY: " Vous voulez mettre en mal Sonko avec les marabouts...mais ça ne passera pas"



Recherche