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Macky Sall sur l'affaire Pétro-Tim : «La justice va certainement finaliser ce dossier»

Samedi 24 Août 2019

Dans l’interview accordée à la RFI, Macky Sall a également parlé de l'affaire Péto Tim. Dans ce scandale à 10 milliards son petit frère Aliou Sall est mouillé. Pour le président, la justice va faire son travail. 


En ce qui concerne la corruption au Sénégal, quelles sont les leçons à tirer du PétroGaz Gate, le reportage qui a mis en cause votre frère ?

Alors ce que vous avez appelé le PétroGaz Gate, je ne le dirais pas ainsi. Mais cet article en tout cas, ce reportage de la BBC, a créé de l’émoi. Et sur cette base, j’ai moi-même saisi la justice pour qu’elle fasse les investigations, que ceux qui ont des évidences de corruption puissent le montrer. Donc la justice va certainement finaliser ce dossier. Mais une chose est claire, c’est que parler de 10 milliards, un scandale de 10 milliards, déjà c’est une aberration. Je dirais que c’est à la justice, à la justice seule d’enquêter s’il y a eu tentative de corruption ou pas.

En ce qui concerne la décrispation politique au Sénégal, la presse rapporte que vous avez envisagé de gracier Khalifa Sall, l’ancien maire de Dakar, à l’occasion de la Tabaski. Qu’en est-il exactement ?

D’abord, la décrispation ne saurait être réduite à une dimension de grâce. La grâce est un pouvoir constitutionnel du président de la République. Ça ne dépend que de lui, et de lui tout seul, et de son appréciation. Donc je ne peux pas discuter de ce que dit la presse par rapport à la grâce. Le jour où j’en aurai la volonté ou le désir, je le ferai comme j’ai eu à le faire. Annuellement, plus de cent personnes, voire un millier de personnes par an en moyenne bénéficient de la grâce. Justement, nous voulons revoir notre système pénal pour réduire le nombre de personnes en prison dans ce cadre-là.

L’ancien président Yahya Jammeh, votre voisin en Gambie, jouit d’une immunité en Guinée équatoriale où il vit en exil depuis sa fuite de Malabo. Est-ce qu’il faut s’y résigner ?

Je suis un voisin de la Gambie qui est un État indépendant et souverain. Je me garderai de faire des appréciations sur un ancien président de la Gambie qui est en exil. Il appartient aux Gambiens d’apprécier ce qu’il convient de faire.

Il appartient aux Gambiens de le juger et non pas à un tribunal africain ou un tribunal international ?

Les tribunaux internationaux ne peuvent agir que si les juridictions nationales ne sont pas en mesure de le faire. C’est par substitution. Mais a priori, on ne peut pas comme ça décider parce que ce sont des pays africains ou de petits pays qu’il faut saisir des juridictions internationales.

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