Les tensions supposées entre le président Bassirou Diomaye Faye et la majorité parlementaire dirigée par Ousmane Sonko continuent d'alimenter les débats politiques. Pour le politologue Maurice Soudieck Dione, les prochaines échéances électorales pourraient constituer bien plus qu'un simple renouvellement des mandats : elles serviront de véritable baromètre des rapports de force au sommet de l'État.
Le professeur agrégé de science politique estime que le contexte actuel appelle une « clarification des forces politiques ». « Il y a une fissure entre la majorité présidentielle et la majorité parlementaire », observe-t-il, considérant que cette situation fragilise le fonctionnement des institutions. Selon lui, si cette divergence venait à s’accentuer, le recours aux électeurs pourrait devenir le moyen de départager les deux pôles du pouvoir. « Si le président de la République ne peut plus s’adosser à la majorité qui est en place, il ne peut pas gouverner. Quelque part, ce conflit entre l’exécutif et le législatif doit être tranché par le corps électoral », soutient-il.
Alors que l’idée d’organiser simultanément les élections territoriales et d’éventuelles législatives anticipées alimente le débat, Maurice Soudieck Dione invite à la prudence. À ses yeux, ces deux consultations répondent à des logiques distinctes. « Les élections locales sont des élections particulières. Ce ne sont pas des élections nationales », rappelle-t-il.
Le chercheur estime qu’un couplage risquerait de brouiller la portée de chacun des scrutins, les électeurs étant appelés à désigner des représentants dont les missions relèvent de niveaux de responsabilité différents. Il souligne également les défis qu’une telle option poserait sur le plan de l’organisation, dans un calendrier électoral déjà contraint.
Pour le politologue, si les tensions devaient se prolonger, la dissolution de l’Assemblée nationale pourrait devenir un levier institutionnel. Il rappelle toutefois que cette possibilité n’est ouverte au chef de l’État qu’à partir du 3 décembre, soit deux ans après le début de la législature.
Une telle décision impliquerait ensuite l’organisation rapide de nouvelles législatives, à quelques semaines seulement des élections territoriales prévues en 2027. « Cela pose un problème en raison du laps de temps très court pour organiser deux compétitions électorales, sans compter leur coût financier », souligne-t-il.
Au-delà des questions électorales, Maurice Soudieck Dione estime que les divergences observées entre l’exécutif et le pouvoir législatif, illustrées notamment par les débats autour de certaines propositions de loi et des motions de censure évoquées par Ousmane Sonko, pourraient accentuer les tensions institutionnelles.
« Si l’on veut réformer certains dossiers majeurs sans l’aval du président de la République, naturellement, on va vers un conflit entre l’exécutif et le législatif », analyse-t-il.
Selon lui, l’utilisation des différents instruments juridiques à la disposition des deux institutions pourrait alimenter un bras de fer politique. « Tout cela peut entraîner des tensions et conduire à une crise institutionnelle au sommet de l’État », prévient le politologue.
Le professeur agrégé de science politique estime que le contexte actuel appelle une « clarification des forces politiques ». « Il y a une fissure entre la majorité présidentielle et la majorité parlementaire », observe-t-il, considérant que cette situation fragilise le fonctionnement des institutions. Selon lui, si cette divergence venait à s’accentuer, le recours aux électeurs pourrait devenir le moyen de départager les deux pôles du pouvoir. « Si le président de la République ne peut plus s’adosser à la majorité qui est en place, il ne peut pas gouverner. Quelque part, ce conflit entre l’exécutif et le législatif doit être tranché par le corps électoral », soutient-il.
Alors que l’idée d’organiser simultanément les élections territoriales et d’éventuelles législatives anticipées alimente le débat, Maurice Soudieck Dione invite à la prudence. À ses yeux, ces deux consultations répondent à des logiques distinctes. « Les élections locales sont des élections particulières. Ce ne sont pas des élections nationales », rappelle-t-il.
Le chercheur estime qu’un couplage risquerait de brouiller la portée de chacun des scrutins, les électeurs étant appelés à désigner des représentants dont les missions relèvent de niveaux de responsabilité différents. Il souligne également les défis qu’une telle option poserait sur le plan de l’organisation, dans un calendrier électoral déjà contraint.
Pour le politologue, si les tensions devaient se prolonger, la dissolution de l’Assemblée nationale pourrait devenir un levier institutionnel. Il rappelle toutefois que cette possibilité n’est ouverte au chef de l’État qu’à partir du 3 décembre, soit deux ans après le début de la législature.
Une telle décision impliquerait ensuite l’organisation rapide de nouvelles législatives, à quelques semaines seulement des élections territoriales prévues en 2027. « Cela pose un problème en raison du laps de temps très court pour organiser deux compétitions électorales, sans compter leur coût financier », souligne-t-il.
Au-delà des questions électorales, Maurice Soudieck Dione estime que les divergences observées entre l’exécutif et le pouvoir législatif, illustrées notamment par les débats autour de certaines propositions de loi et des motions de censure évoquées par Ousmane Sonko, pourraient accentuer les tensions institutionnelles.
« Si l’on veut réformer certains dossiers majeurs sans l’aval du président de la République, naturellement, on va vers un conflit entre l’exécutif et le législatif », analyse-t-il.
Selon lui, l’utilisation des différents instruments juridiques à la disposition des deux institutions pourrait alimenter un bras de fer politique. « Tout cela peut entraîner des tensions et conduire à une crise institutionnelle au sommet de l’État », prévient le politologue.

