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Le Nigeria se débarrasse de 50 000 « fonctionnaires fantômes »

Mercredi 28 Décembre 2016

Le gouvernement nigérian a « débarrassé » la fonction publique de 50 000 « travailleurs fantômes », ce qui lui a permis d'économiser près de 630 millions d'euros dans le cadre de la lutte contre la corruption, a annoncé ce mardi la présidence.

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« La masse salariale du gouvernement fédéral a été débarrassée de 50 000 travailleurs fantômes, permettant d’économiser la somme gigantesque de 200 milliards de nairas (soit 627,8 millions d’euros) »a écrit le porte-parole de la présidence, Garba Shehu, dans un communiqué publié mardi 27 décembre ainsi que sur son compte Twitter.

13 milliards de nairas ont ainsi été économisés sur les salaires payés de février à décembre 2016, tandis que l’audit des retraites a permis de récupérer 1,1 milliard de nairas par mois sur la même période, a-t-il précisé.

Garba Shehu a également affirmé que 11 suspects avaient été traduits devant la Commission pour les crimes économiques et financiers (EFCC).

« Le programme phare de l’administration Muhammadu Buhari pour débarrasser le système de la fraude et instiller la bonne gouvernance est en cours », a ajouté le porte-parole. Le gouvernement a entrepris une vérification continue des salaires dans la fonction publique.

En février dernier, le ministère des Finances avait annoncé la radiation de ses listes de plus de 20 000 salariés fantômes, puis de 17 000 autres en avril, portant alors le nombre d’emplois fictifs recensés grimpait à plus de 37 000.

Ibrahim Magu, le président de la Commission de lutte contre les crimes financiers et économiques (EFCC) avait alors indiqué que ce chiffre pouvait augmenter avec la poursuite de l’enquête qui s’inscrit dans l’offensive anti-corruption lancée par le président Muhammadu Buhari.



Élu en 2015, le président nigérian a fait de la lutte contre la corruption endémique au Nigeria son principal cheval de bataille, accusant l’administration de l’ex-président Goodluck Jonathan d’avoir pillé les caisses de l’État.

Des dizaines d’anciens barons proches du pouvoir, dont des ministres et des juges haut placés, ont été accusés de corruption ou de blanchiment d’argent et doivent aujourd’hui en répondre devant les tribunaux.

Mais de plus en plus de voix s’élèvent pour critiquer cette répression, affirmant qu’elle se fait au détriment de l’économie du pays et vise uniquement les proches de l’ancien gouvernement.
 Jeune Afrique 

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