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La CEDEAO : la libre circulation des personnes et des bien, une réalité ou une utopie ? (Par Sadio Seydi)

Jeudi 27 Février 2025

La libre circulation des personnes et des biens au sein de l'espace CEDEAO est une réalité partielle, avec des progrès significatifs mais aussi des défis persistants.
Progrès réalisés
  • Entrée sans visa : Les citoyens des États membres de la CEDEAO peuvent entrer dans d'autres pays membres sans visa pour des séjours allant jusqu'à 90 jours.
  • Documents de voyage communs : La CEDEAO a mis en place un passeport commun et une carte d'assurance automobile (carte brune CEDEAO) pour faciliter les déplacements.
  • Droit de résidence : La deuxième phase du protocole sur la libre circulation, concernant le droit de résidence, a été mise en œuvre dans la plupart des États membres.
Malgré ces allégements, les défis persistent. Nous pouvons citer :
  • La Mise en œuvre incomplète : Le droit d'établissement (troisième phase du protocole) n'est pas encore pleinement appliqué dans tous les États membres.
  • Les Obstacles pratiques : Les voyageurs font face à des difficultés telles que le harcèlement aux frontières, le manque de documents d'identité, et des coûts associés aux déplacements. Un Bissau Guinéen qui doit se rendre à Dakar paie énormément d’argent en dehors de son billet de transport. Cela est dû au paiement de laissez-passer suivant : avant de quitter son prorpre pays à hauteur de la frontière (à Djegui 2), il paie 500F, une fois à celle du Sénégal à l’entrée (Mpack) 2000F, à Sénoba avant de traverser la frontière sénégalaise pour la Gambie, il paie 2000F. Et à l’entrée de la Gambie, il paie 2000F, puis à l’intérieur 2000F. A nouveau au Sénégal plus précisément à Keur Ayib il ajoute à sa dépense 2000F. Ce dernier détenteur de pièce de la CEDEAO a dépensé au total 10.500F répartis ainsi : 6.000F pour le Sénégal et 4.000F pour la Gambie. Alors qu’un Sénégalais ne paie pas à la frontière Gambienne. Ne connaissant pas la destination de cette somme, on se pose souvent autant de questions dont la réponse nous échappe. Cette injustice n’est telle pas connue de la CEDEAO ? Est-ce une CEDEAO qui prône une libre circulation pour toute sa population ou une CEDEAO discriminative ?   
  • Divergences nationales : Les intérêts nationaux divergents et la faiblesse des institutions de la CEDEAO entravent la pleine mise en œuvre du protocole.
  • Instabilité régionale : Des événements récents, comme le départ annoncé du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO en janvier 2024, compliquent davantage la situation.
Bien que des progrès significatifs aient été réalisés, notamment en termes d'entrée sans visa et de droit de résidence, la libre circulation des personnes et des biens dans l'espace CEDEAO reste un objectif en cours de réalisation. Les défis actuels nécessitent un engagement continu des États membres et un renforcement des institutions régionales pour faire de la libre circulation une réalité pleine et entière.
Sadio SEYDI, le PANAFRICAIN
Coordinateur communal PASTEF-Les Patriotes de Adéane

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