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L'appartement d'un avocat de Trump, perquisitionné par la police fédérale

Jeudi 29 Avril 2021

La police fédérale a perquisitionné mercredi l'appartement new-yorkais de Rudy Giuliani, ex-avocat personnel de Donald Trump, dans le cadre d'une enquête sur ses activités en Ukraine, une opération immédiatement dénoncée comme politiquement motivée par ses proches.

Le FBI et les procureurs n'ont fait aucun commentaire sur cette descente de police rarissime chez un avocat, qui plus est ex-maire de New York et ancien procureur fédéral. Selon le New York Times, citant des sources anonymes, les procureurs fédéraux de Manhattan, après avoir obtenu un mandat de perquisition pour son appartement du quartier de l'Upper East Side, ont saisi "des appareils électroniques", notamment des téléphones, en nombre non précisé.

S'exprimant devant l'entrée de l'immeuble de son père, Andrew Giuliani a jugé la perquisition "extrêmement troublante", "dégoutante", "absolument absurde", et accusé le ministère de la Justice d'avoir agi pour des raisons politiques.

"C'est la poursuite de la polarisation du ministère de la Justice, qui doit cesser. Si cela peut arriver à l'ex-avocat du président, cela peut arriver à n'importe quel Américain, trop c'est trop."

Il n'a pas donné de détail sur ce qui avait été saisi, mais a affirmé que les agents fédéraux avaient ignoré "la seule pièce incriminante" qui se trouvait dans l'appartement: une allusion apparente au disque dur d'un ordinateur appartenant au fils de Joe Biden, Hunter Biden, qui avait fait surface en octobre 2020 et que les pro-Trump avaient présenté comme la preuve que celui qui était alors candidat à la présidentielle était intervenu en faveur de son fils.

- Perquisition refusée sous Trump

Même s'ils ne parlent jamais de ce dossier officiellement, les procureurs fédéraux enquêtent depuis des mois sur les activités de lobbying de M. Giuliani en Ukraine. Et plus particulièrement sur la possibilité que l'ex-avocat personnel de Donald Trump soit intervenu auprès du gouvernement Trump en 2019, au nom de responsables et hommes d'affaires ukrainiens, selon plusieurs médias.

M. Giuliani, 76 ans, n'a pas été inculpé jusqu'ici. Mais cette perquisition semble indiquer que l'enquête s'accélère sur celui qui a été, pendant des mois, l'un des plus vigoureux défenseurs de la thèse soutenue par Donald Trump et déboutée par les tribunaux, selon laquelle l'élection présidentielle de 2020 a été truquée au profit de Joe Biden.

A l'automne 2019, celui qui avait été surnommé "maire de l'Amérique" après les attentats du 11 septembre 2001 s'était retrouvé au cœur du scandale ukrainien qui ébranlait la présidence Trump.

Ses efforts pour convaincre Kiev de livrer des informations compromettantes sur Joe Biden étaient alors apparus au grand jour, et avaient contribué à mener le président américain au bord de la destitution.

Les procureurs avaient déjà essayé, sous Trump, d'obtenir un mandat de perquisition afin d'avoir accès aux téléphones de M. Giuliani, mais de hauts-responsables du ministère de la Justice s'y étaient alors opposés, selon plusieurs médias. La nouvelle équipe menée par le ministre Merrick Garland a visiblement levé ce blocage.

Deux hommes ayant travaillé pour Giuliani en Ukraine, Lev Parnas et Igor Fruman, avaient été inculpés à New York fin 2019 pour violation des lois sur le financement des campagnes électorales. Leur procès est prévu en octobre.

En janvier dernier, le Trésor américain avait sanctionné quatre Ukrainiens ayant assisté Rudy Giuliani dans ses efforts, les accusant d'ingérence électorale.

Le précédent avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen, avait lui aussi fait l'objet d'une perquisition spectaculaire en avril 2018.

Il avait ensuite été inculpé pour fraude fiscale et violation des lois sur le financement électoral. Il avait plaidé coupable avant d'être condamné à trois ans de prison fin 2018.

Michael Cohen s'est réjoui des déboires de son successeur. "Comme je l'ai dit maintes fois... ils seront tous tenus responsables de leurs mauvaises actions", a-t-il tweeté mercredi.

AFP
La Redaction



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