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L'abrogation de la loi d’amnistie : Une malbouffe chez Pastef (Papa Cissé )

Dimanche 23 Mars 2025

La logorrhée verbale des députés de Pastef plonge davantage l'opinion dans le flou. La vérité dans cette affaire n'est pas si difficile à démontrer si on est de bonne foi.“Supprimer” si vous êtes contre ! 

Ou taillez à votre guise ! 
Cette loi d’amnistie de Macky Sall a longtemps été décriée par beaucoup d'entre les opposants de l'époque dont le leader de Pastef.
Pourquoi la proposition d'abrogation est accueillie comme une malbouffe dans vos rangs ? 

Il faut remonter jusqu'en 2019, dans une émission sur Sud fm où l'invité Thierno Alassane Sall alertait déjà sur certains projets politiques du président Macky Sall dont une loi d’amnistie pour effacer les dérives, les violations perpétrées sous son magistère. 


L'affaire “sweet beauty” survenue quelque temps après, avec ses lourdes conséquences, est devenue une opportunité à saisir pour le parti au pouvoir, qui s'en est servi pour rebattre toutes les cartes et fermer le chapitre des nébuleuses et autres crimes. 

Le député Thierno Alassane Sall, en proposant la suppression totale de cette loi, n'a fait que respecter sa promesse de campagne. Et je rappelle qu'il avait voté “contre” lors de la précédente législature. 

Aujourd'hui une simple interprétation de cette forfaiture est une manœuvre dilatoire dans le but d'empêcher l'éclatement de toute la vérité. 

On ne sent aucunement une volonté de traduire tous les individus ayant participé à ces événements tragiques, meurtriers. 

Pour rétablir la vérité, nous devons tous être des justiciables. Il ne s'agit pas de reprendre toutes les procédures ou remettre tous les bénéficiaires en prison mais au moins permettre la justice de décider à elle seule du sort de chaque acteur. 

Seules les juridictions doivent situer les responsabilités avant de décider des sanctions et des indemnisations. Pastef et ses députés ne doivent restreindre le cercle des victimes, encore moins orienter les prochaines poursuites. 
Autrement, l'idée selon laquelle les politiques sont plus forts que les institutions, va demeurer encore. 

Certes des meurtres ont été commis, mais des biens de multinationales et de particuliers ont été pillés, des commerces saccagés, des espoirs anéantis à jamais. Seule une abrogation totale peut permettre une justice impartiale et équitable. 

Papa Cissé 
Membre du Cercle des Cadres de La République des Valeurs

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