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L'APR répond à Karim: « La violence et les morts ayant jonché le parcours politique de votre père.. »

Lundi 18 Juin 2018

Le Porte-Parole National de l’Alliance pour la république Seydou Gueye a répondu aux attaques simultanées de Karim Wade et de son grand "frère" Idrissa Seck. Dans la déclaration parvenue à exclusif.net ce vendredi et que nous publions in extenso ci-dessous, la voix de l’APR déterre plusieurs dossiers sous l’ère Wade.

COMMUNIQUE DE PRESSE

« L’oubli est la plus compliquée des serrures mais il n’est qu’une serrure. Il n’est pas une gomme ou une épée, il n’efface pas, ne tue pas, il enferme. », dit-on. Si Karim Wade semble oublier la gestion calamiteuse de la famille Wade avec leurs projets de lois scélérates portant notamment sur la dévolution monarchique du pouvoir, la violence et les morts ayant jonché le parcours politique du père avec les affaires Me Séye, celle des six policiers massacrés en 1994 sur le Boulevard du Centenaire, les dizaines de victimes du ticket présidentiel de 2011, le meurtre de l’étudiant Balla Gaye, etc., avec les marteaux imposés aux honnêtes citoyens, le Peuple sénégalais, quant à lui, n’a rien oublié.

Aujourd’hui, le père depuis Versailles, et le fils, depuis Doha, rongés par l’amertume et la jalousie, cette émotion primaire qui exprime l’angoisse, la peur du lendemain et l’insécurité, n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux-mêmes et épargner le Sénégal, notre pays, et les Sénégalais, préoccupés que nous sommes collectivement par l’émergence économique et le progrès social de notre nation.

Après douze années de présence de son père à la tête de l’Etat du Sénégal, Karim Wade semble découvrir aujourd’hui les bienfaits de l’éthique en politique et la force d’une justice impartiale. A-t-il déjà oublié les mallettes d’euros et de dollars, offertes  par le Président de la République du Sénégal au Représentant résident du FMI au Sénégal, un certain Alex Segura, pour le corrompre et l’amener à valider les agrégats macro-économiques trafiqués du pays, en pleine décadence, en son temps ? A-t-il déjà oublié le deal politique fomenté sur sur le dos du peuple sénégalais, entre le père et un de ses fils d’emprunt, ancien premier ministre, arrêté en juillet 2005 pour atteintes à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale, et détournement de deniers publics, et qui, à la faveur du protocole de Reubeuss, a pu bénéficier d'un non-lieu partiel, puis total rendu par la commission d'instruction de la Haute Cour de justice du Sénégal, sur aucune base autre que le fait du prince ?

L’oubli n’est véritablement pas une gomme. Il n’efface jamais. Il enferme. Loin du Sénégal, après la grâce accordée à lui, pour des raisons humanitaires, à la demande de sa famille (la demande écrite de l’Emir du Qatar, adressée au Président Macky Sall au nom de la famille Wade, est encore disponible), Karim s’enferme dans des certitudes dont lui seul détient le secret. Si ce n’est pas du bluff, ça y ressemble.

Depuis le départ du pouvoir de son père, le Sénégal a bien changé. Son attention subite portée aux plus démunis de notre pays, est déjà prise en compte à travers les 30 milliards FCFA déjà attribués au programme de bourses de sécurité familiale du Président Macky Sall. Ça, il ne le sait pas, car il n’en a pas besoin.
C’est le même décalage qui l’autorise à parler de l’avenir du secteur agricole sénégalais, un avenir désormais porteur de production et de productivité, de richesses et de modernisation du monde rural, qui, combiné aux externalités positives du PUDC, va régler définitivement l’épineuse question de la dualité économique et sociale laissée par le régime des Wade, pour qui seul Dakar avec sa Corniche, ses hôtels et ses tunnels, était prioritaire. C’était bien cela la vision des Wade.


Aujourd’hui, s’il y a un secteur qui doit impérativement faire un procès à Abdoulaye Wade, c’est véritablement l’agriculture. Le régime des Wade, connu dans la gabegie  et les dérives économiques, est l’inventeur des bons impayés. Le monde rural en a souffert énormément, en plus d’avoir enregistré des niveaux de production battant tout record de faiblesse : le Sénégal a connu son plus bas niveau de production d’arachide au cours de la campagne 2002-2003, une production d’arachide de 265 346 tonnes, sous le régime des Wade avec un premier ministre nommé Idrissa Seck.


Comparativement, aujourd’hui, le Sénégal est passé de 6.000 tonnes de semences certifiées sous les Wade, à 55.000 tonnes de semences certifiées en 2016, et le niveau de production d'arachide est passé de 692.572 tonnes en 2012 à 1.495.223 tonnes en 2017, record battu de 40 ans. Voilà pour les faits.


Pour le reste, que les Wade sachent raison garder. Le Gouvernement, certes une institution de la République, n’est pas le Conseil Constitutionnel, seul juge des élections. Le garde des sceaux n’aura fait que rappeler les dispositions pertinentes de la loi pénale, notamment en son article 34, dont l’un des alinéas traite du cas des condamnés à des peines d’emprisonnement dont la durée est supérieure à cinq ans. Faisons donc confiance à la justice qui dira le droit le moment venu.


L’Alliance pour la République voudrait enfin informer l’opinion qu’elle n’est point favorable aux raccourcis et aux deals, pour absoudre, par la politique, ceux qui ont maille à partir avec la justice. Donc, point de quêtes populaires pour rembourser ce qui est dû à la nation. Dura lex, sed lex. Que tous ces schizophrènes qui souffrent d’un dédoublement de personnalité chronique, ces spécialistes de la parole errante, qui se confondent dans tout et qui confondent tout, se le tiennent pour dit. Le Président Macky Sall est dans le temps de l’action, au service exclusif du peuple sénégalais.
 Fait à Dakar, le  16 juin 2018
Le Porte-Parole National
Seydou Guèye
 


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