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«L’AFP et Le Monde ont bien des pouvoirs, mais pas celui de changer les textes de loi et le droit sénégalais » (Me Branco)

Mercredi 1 Novembre 2023

« Au Sénégal, Ousmane Sonko ne pourra pas se réinscrire sur les listes électorales ».  La phrase de trop, selon Me Juan Branco, qui brocarde les médias français, l’AFP et Le Monde, qui ont copublié « une dépêche et un article mensongers qui fleurent bon la tentative de déstabilisation du processus démocratique sénégalais ».

L’avocat franco-espagnol de Ousmane Sonko,  dans tous ses états se pose cette question : « Alors voici la question que nous posons: à quatre mois des élections, à quel jeu la France est-elle, avec le Sénégal, en train de jouer ? A quoi joue-t-on et qui les a manipulés ?»


Ces journalistes qui excellent dans le faux, dit-il,  auraient pu éviter ces impairs, en se rendant sur le site de la DGE pour découvrir le code électoral, clair, net et tangible. Et contrairement à ce qu’ils ont avancé, la CENA qui considère Sonko comme devant « jouir de son statut d’électeur inscrit sur les listes électorales avec tous les droits y attachés,  s’impose de droit à la DGE,In fine, pour Branco, « l’’AFP et Le Monde ont bien des pouvoirs, mais pas celui de changer les textes de loi et le droit sénégalais ».

La réaction de Me Juan Branco

L’AFP et Le Monde viennent de s’associer en la publication d’une dépêche et d’un article mensongers qui fleurent bon la tentative de déstabilisation du processus démocratique sénégalais.

Ils citent le porte-parole d’une institution qui n’en a pas, prétendent qu’une autre institution a des pouvoirs qui n’en a pas, le tout pour affirmer que le principal opposant politique d’un régime allié à la France dont le Président a été reçu il y a trois jours à l’Elysée est éliminé, alors que ce n’est pas vrai.

A quoi joue-t-on et qui les a manipulés ?

Car l’affaire est si simple que cette manœuvre ne manque pas d’interroger.

Il aurait suffit aux « journalistes » qui ont écrit cet article de se rendre sur le site de la DGE pour découvrir le code électoral, clair, net et tangible:


contrairement à ce qui est affirmé dans leur publication, la CENA s’impose de droit à la DGE (articles L6 et L13 du code électoral).

Or la CENA considère depuis hier M. SONKO comme devant « jouir de son statut d’électeur inscrit sur les listes électorale avec tous les droits y attachés ».

L’AFP et Le Monde ont bien des pouvoirs.

Mais pas celui de changer les textes de loi et le droit sénégalais.

M. Sonko est à ce jour parfaitement éligible et considéré en droit comme étant en mesure de se présenter à l’élection de février 2024. C’est une immense victoire que nous avons arrachée hier, et que l’obstination de la DGE, ou la propagande dictée par l’Elysée ne saura contrer. Nous nous battrons pour faire lever les dernières entraves qui lui sont infligées.

Nous notons qu’aucun d’entre nous n’aura été interrogé en amont de l’élaboration de cet article.

Alors voici la question que nous posons: à quatre mois des élections, à quel jeu la France est-elle, avec le Sénégal, en train de jouer ?
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