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Justice : Le Commandant qui a défié Moussa Fall sera jugé...

Jeudi 17 Juillet 2025

L’affaire des présumées menaces contre le général Moussa Fall et deux autres officiers supérieurs de la gendarmerie connaît un nouveau rebondissement. Ibrahima Dramé, ancien commandant de gendarmerie, sera jugé le 6 novembre 2025 par le tribunal correctionnel de Dakar.

Selon le journal Les Échos, le dossier a été brièvement évoqué devant la juridiction, avant d’être renvoyé à une date ultérieure. En cause : la nécessité de permettre à l’agent judiciaire de l’État, partie constituée dans la procédure, de comparaître lors de la prochaine audience.


Dans un entretien accordé à l'Observateur le 23 Décembre 2024, l’ancien gendarme Ibrahima Dramé avait accusé le général Moussa Fall, ex-Haut commandant de la gendarmerie, d’être à l’origine de sa radiation de ce corps ainsi que de ses deux incarcérations. La première a eu lieu au Cap Manuel entre 2022 et 2024, pour une affaire de vol de 800 000 francs CFA. Pendant cette période, l’ancien commandant du deuxième escadron de la garde présidentielle a partagé une cellule pendant deux mois avec le Président Bassirou Diomaye Faye, arrêté en 2023.


« Une situation que le général avait du mal à accepter », confie Ibrahima Dramé dans les colonnes de L’Observateur de ce lundi, précisant avoir déposé deux plaintes contre Moussa Fall et le chef de la Section de recherches de Ziguinchor.


« Il pensait que j’étais complice de l’opposant Bassirou Diomaye Faye, poursuit Ibrahima Dramé. C’est pourquoi, quelques jours après ma sortie de prison, j’ai reçu un appel masqué du général Moussa Fall, qui m’a lancé : “Je sais que tu partageais la même cellule que Diomaye Faye. Je ne comprends pas comment tu as quitté la prison, mais je mobiliserai toute la gendarmerie pour te traquer où que tu sois.” »

Bénéficiant d’une grâce présidentielle le 1ᵉʳ janvier 2024, l’ancien gendarme affirme avoir répondu avec fermeté à cette menace, bien qu’il ne précise pas comment il a contacté le général après avoir reçu un appel masqué. « Je lui ai envoyé des messages pour lui dire que je n’avais pas peur de lui. Je lui ai également fait savoir que tôt ou tard, il subirait un sort bien pire que ce qu’il me faisait endurer », raconte-t-il.

Ibrahima Dramé ajoute : « Je lui ai aussi expliqué que si la gendarmerie ou l’État, à travers lui, ne veut pas de moi, je suis prêt à retourner en Casamance auprès des miens. Je continuerai à œuvrer pour la paix, car c’est cet engagement qui m’a poussé à intégrer les Forces armées. »


Ces déclarations auraient aggravé sa situation. Déjà radié de la gendarmerie, Ibrahima Dramé a été de nouveau arrêté en février dernier et transféré à Rebeuss, où il est détenu pour complot contre l’autorité de l’État et atteinte à l’autorité militaire.
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