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Islamabad : les États-Unis et l'Iran échouent à trouver un accord

Dimanche 12 Avril 2026

Les États-Unis et l'Iran ont échoué à trouver un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, au terme de négociations marathon à Islamabad, a annoncé dimanche le vice-président américain J.D. Vance, qui rentre aux États-Unis après avoir fait, selon lui, une « offre finale et la meilleure possible » à l'Iran.

 
« Nous rentrons aux États-Unis sans être parvenus à un accord », a déclaré J.D. Vance lors d'une brève conférence de presse à Islamabad, où Américains et Iraniens négociaient depuis samedi, à un niveau inédit entre les deux pays depuis la Révolution islamique de 1979. « Je pense que c'est une mauvaise nouvelle pour l'Iran bien plus que ce ne l'est pour les États-Unis d'Amérique », a-t-il considéré.

Malgré des échanges intenses de plus de 20 heures, les discussions n’ont pas permis de rapprocher les positions. Avant de décoller du Pakistan, le vice-président américain J.D. Vance affirme ne pas avoir obtenu les garanties jugées indispensables sur le renoncement de Téhéran à l’arme nucléaire, une ligne rouge absolue pour Washington, qui pointe du doigt un manque de flexibilité de la partie iranienne, rapporte notre correspondante à Islamabad, Ondine de Gaulle.

Le vice-président a laissé entendre qu'il accordait encore du temps à l'Iran pour examiner l'offre américaine. « Nous avons besoin d'un engagement formel de leur part, par lequel ils ne chercheront pas à se doter d'une arme nucléaire et qu'ils ne chercheront pas à se procurer les moyens qui leur permettraient d'en fabriquer une rapidement », a déclaré M. Vance. « Nous n'avons pas encore vu cela. Nous espérons le voir », a-t-il poursuivi.



Les « demandes déraisonnables » des Américains
En face, Téhéran retourne l’accusation : les positions américaines sont jugées trop rigides et trop maximalistes, des « demandes déraisonnables ». Une source proche de la délégation iranienne va même plus loin, estimant que l’équipe américaine cherchait surtout un prétexte pour quitter la table des négociations. Côté iranien, le principal point de blocage reste le détroit d’Ormuz. Téhéran refuse catégoriquement tout mécanisme de patrouille conjoint, pourtant évoqué dans les discussions.

« Lors de ce cycle, de nouveaux sujets ont été ajoutés, notamment la question du détroit d'Ormuz et les dossiers régionaux, chacun avec ses propres conditions et considérations spécifiques », a expliqué le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, dénonçant « la complexité des problèmes et des conditions entourant les négociations ». « Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session (de négociations). Personne ne s'y attendait », a déclaré Esmaeil Baqaei, évoquant « une atmosphère de suspicion et de méfiance ».

Appel à respecter le cessez-le-feu
Pour certains observateurs proches de la République islamique, ces pourparlers avaient surtout une autre fonction : montrer au monde que Washington n’était pas de bonne foi. Après le départ de la délégation américaine, le ministre pakistanais des Affaires étrangères a appelé les deux parties à respecter le cessez-le-feu alors que ni Washington ni Téhéran ne se sont exprimés sur la poursuite ou non de cette trêve fragile.

Désormais, le message américain est clair : une offre finale est sur la table, « la meilleure que nous puissions faire », selon JD Vance. À prendre ou à laisser. Sauf que côté iranien, les médias d’État citant des sources officielles assurent que Téhéran, à ce stade, ne veut pas ouvrir un nouveau cycle de négociations. Reste Islamabad, où l’on insiste sur un point, le canal de médiation pakistanais, lui, n’est pas totalement fermé.

L'armée américaine a affirmé samedi que deux de ses destroyers avaient franchi le détroit dans une opération préalable à son déminage. Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont eux averti tôt dimanche qu'ils agiraient avec « sévérité » contre les navires militaires transitant par le détroit.« Cela m'est égal » si un accord est conclu ou non avec l'Iran, a également affirmé samedi Donald Trump, alors que les discussions étaient encore en cours au Pakistan. « Nous les avons vaincus militairement », avait-il assuré.

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