Le président du Collectif des Imams et Arabisants de Touba, l’imam Serigne Cheikh Sall, a adressé, ce dimanche 20 septembre 2026, une lettre ouverte au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Dans cette correspondance, le religieux évoque ses relations avec le chef de l’État avant son accession au pouvoir, mais formule surtout plusieurs critiques sur la conduite des affaires religieuses.
L’imam Serigne Cheikh Sall, dont la qualité de dirigeant du Collectif des Imams et Arabisants de Touba a récemment été rapportée dans la presse, dit s’adresser au président avec « le respect » qu’il lui a toujours porté et « la franchise que commande la sincérité ».
« Qu’Allah Subhaana wa Ta’ala vous assiste dans la lourde charge que le peuple sénégalais vous a confiée », écrit-il en introduction.
Dans sa lettre, l’imam revient d’abord sur ses rapports avec Bassirou Diomaye Faye avant l’élection présidentielle. Il affirme avoir conseillé l’actuel chef de l’État sur les questions religieuses à une période où celui-ci était encore dans l’opposition. « Vous n’ignorez pas la place que j’ai occupée à vos côtés bien avant votre élection : j’ai eu l’honneur de vous conseiller, sur les affaires religieuses, à une époque où peu de portes vous étaient ouvertes », affirme-t-il.
Il assure que cet engagement ne répondait pas à une recherche de responsabilités : « Ce compagnonnage, je l’ai vécu comme un engagement sincère envers votre vision pour le Sénégal, et non comme une quête de position. »
Mais Serigne Cheikh Sall dit constater un changement depuis l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la tête de l’État. « Depuis votre accession à la magistrature suprême, l’accès à votre personne s’est refermé pour nombre de ceux qui vous ont accompagné dès les premières heures », écrit-il.
Pour le religieux, les premiers soutiens du chef de l’État devraient pouvoir être davantage associés aux responsabilités. « Je crois profondément, Excellence, que la fidélité des débuts mérite d’être reconnue dans les responsabilités que vous confiez », soutient-il.
Des critiques sur la gestion des affaires religieuses
L’imam Serigne Cheikh Sall, dont la qualité de dirigeant du Collectif des Imams et Arabisants de Touba a récemment été rapportée dans la presse, dit s’adresser au président avec « le respect » qu’il lui a toujours porté et « la franchise que commande la sincérité ».
« Qu’Allah Subhaana wa Ta’ala vous assiste dans la lourde charge que le peuple sénégalais vous a confiée », écrit-il en introduction.
Dans sa lettre, l’imam revient d’abord sur ses rapports avec Bassirou Diomaye Faye avant l’élection présidentielle. Il affirme avoir conseillé l’actuel chef de l’État sur les questions religieuses à une période où celui-ci était encore dans l’opposition. « Vous n’ignorez pas la place que j’ai occupée à vos côtés bien avant votre élection : j’ai eu l’honneur de vous conseiller, sur les affaires religieuses, à une époque où peu de portes vous étaient ouvertes », affirme-t-il.
Il assure que cet engagement ne répondait pas à une recherche de responsabilités : « Ce compagnonnage, je l’ai vécu comme un engagement sincère envers votre vision pour le Sénégal, et non comme une quête de position. »
Mais Serigne Cheikh Sall dit constater un changement depuis l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la tête de l’État. « Depuis votre accession à la magistrature suprême, l’accès à votre personne s’est refermé pour nombre de ceux qui vous ont accompagné dès les premières heures », écrit-il.
Pour le religieux, les premiers soutiens du chef de l’État devraient pouvoir être davantage associés aux responsabilités. « Je crois profondément, Excellence, que la fidélité des débuts mérite d’être reconnue dans les responsabilités que vous confiez », soutient-il.
Des critiques sur la gestion des affaires religieuses
Serigne Cheikh Sall concentre ensuite ses critiques sur la structure chargée des affaires religieuses. Il estime que les résultats obtenus ne répondent pas aux attentes des acteurs religieux. « En ma qualité de président du Collectif des Imams et Arabisants de Touba, je suis, avec mes pairs, les témoins directs de ce qui s’y fait et de ce qui ne s’y fait pas », affirme-t-il.
Il reproche notamment à la direction actuelle la non-réalisation, selon lui, de plusieurs initiatives annoncées. « Force est de constater que la direction actuelle n’a pas été à la hauteur des attentes du monde religieux : les tournées et ateliers annoncés dans les quatorze régions du pays ne se sont pas concrétisés ; la modernisation des daaras, pourtant promise, reste largement à l’arrêt », accuse-t-il. Ces appréciations relèvent des affirmations de l’auteur de la lettre ouverte et ne sont pas établies de manière indépendante par les éléments consultés.
« Ce n’est pas une requête personnelle »
Tout en évoquant la nécessité de confier des responsabilités à des personnes ayant accompagné le chef de l’État, Serigne Cheikh Sall assure que sa démarche n'est pas motivée par une ambition individuelle. « Excellence, ce n’est pas une requête personnelle que je formule, mais un appel à ce que ce ministère retrouve un pilotage à la mesure des attentes des foyers religieux du Sénégal », écrit-il.
Il souhaite que la gestion du secteur soit confiée à « des hommes et des femmes qui ont fait la preuve de leur engagement à vos côtés depuis le premier jour, et qui connaissent, de l’intérieur, les réalités du terrain religieux ».
Le président du Collectif des Imams et Arabisants de Touba sollicite enfin la possibilité d’exposer plus largement ses griefs au chef de l’État. Il se dit prêt à détailler « bien d’autres manquements » si une audience lui est accordée.
Serigne Cheikh Sall conclut sa lettre en réaffirmant sa disponibilité et en adressant ses prières au président de la République « pour la réussite de [son] mandat au service du Sénégal ».



