Le débat autour du projet de loi visant à durcir la répression des actes contre nature continue d’alimenter les échanges au sein de l’Assemblée nationale. Lors de l’examen du texte, le très respecté député Alioune Ndao a plaidé pour que ces infractions soient explicitement exclues du champ d’application de la grâce présidentielle.
Prenant la parole ce mercredi 11 mars lors de la séance plénière, l’ancien procureur a estimé qu’il était nécessaire de lever toute ambiguïté dans la loi afin d’éviter que des condamnations prononcées par les juridictions ne puissent être rapidement annulées par une décision de grâce. Selon lui, une telle situation risquerait de fragiliser l’autorité des décisions judiciaires.
« Il faut tout faire pour exclure les actes contre nature du champ d’application de la grâce présidentielle. Parce que sinon, tous les jugements rendus dans ces dossiers peuvent être graciés le lendemain », a-t-il déclaré devant ses collègues députés, suscitant les applaudissements d’une partie de l’hémicycle.
Cette intervention s’inscrit dans un débat plus large autour de la modification de l’article 319 du Code pénal, relatif à l’homosexualité, un sujet qui continue de susciter de vives réactions dans la sphère politique et au sein de l’opinion publique.
Au cours de la même séance, le député a également interpellé son collègue de l’opposition Abdou Mbow, l’invitant à ne pas s’attaquer au mouvement And Samm Jikko Yi, engagé depuis plusieurs années dans la mobilisation contre l’homosexualité. L’intervention de Abdou Mbow à la tribune de l’Assemblée nationale avait relancé la controverse autour de cette organisation et de son rôle dans le débat public.
Selon Alioune Ndao, l’opposition devrait faire preuve de davantage de retenue sur cette question sensible. L’ancien magistrat a rappelé que le régime auquel appartenait Abdou Mbow avait lui-même, par le passé, bloqué plusieurs dossiers liés à l’homosexualité.
Tout en défendant un renforcement du dispositif répressif, Alioune Ndao a également mis en garde contre une approche qui pourrait produire des effets contraires à l’objectif recherché. Pour lui, la réflexion législative doit s’inscrire dans une démarche équilibrée afin d’éviter que certaines mesures ne se retournent contre leurs propres finalités.
Le projet de loi et les propositions formulées lors de cette séance devraient encore faire l’objet de discussions au sein de l’Assemblée nationale, dans un contexte où la question de l’article 319 du Code pénal demeure l’un des sujets les plus sensibles du débat politique sénégalais.
Prenant la parole ce mercredi 11 mars lors de la séance plénière, l’ancien procureur a estimé qu’il était nécessaire de lever toute ambiguïté dans la loi afin d’éviter que des condamnations prononcées par les juridictions ne puissent être rapidement annulées par une décision de grâce. Selon lui, une telle situation risquerait de fragiliser l’autorité des décisions judiciaires.
« Il faut tout faire pour exclure les actes contre nature du champ d’application de la grâce présidentielle. Parce que sinon, tous les jugements rendus dans ces dossiers peuvent être graciés le lendemain », a-t-il déclaré devant ses collègues députés, suscitant les applaudissements d’une partie de l’hémicycle.
Cette intervention s’inscrit dans un débat plus large autour de la modification de l’article 319 du Code pénal, relatif à l’homosexualité, un sujet qui continue de susciter de vives réactions dans la sphère politique et au sein de l’opinion publique.
Au cours de la même séance, le député a également interpellé son collègue de l’opposition Abdou Mbow, l’invitant à ne pas s’attaquer au mouvement And Samm Jikko Yi, engagé depuis plusieurs années dans la mobilisation contre l’homosexualité. L’intervention de Abdou Mbow à la tribune de l’Assemblée nationale avait relancé la controverse autour de cette organisation et de son rôle dans le débat public.
Selon Alioune Ndao, l’opposition devrait faire preuve de davantage de retenue sur cette question sensible. L’ancien magistrat a rappelé que le régime auquel appartenait Abdou Mbow avait lui-même, par le passé, bloqué plusieurs dossiers liés à l’homosexualité.
Tout en défendant un renforcement du dispositif répressif, Alioune Ndao a également mis en garde contre une approche qui pourrait produire des effets contraires à l’objectif recherché. Pour lui, la réflexion législative doit s’inscrire dans une démarche équilibrée afin d’éviter que certaines mesures ne se retournent contre leurs propres finalités.
Le projet de loi et les propositions formulées lors de cette séance devraient encore faire l’objet de discussions au sein de l’Assemblée nationale, dans un contexte où la question de l’article 319 du Code pénal demeure l’un des sujets les plus sensibles du débat politique sénégalais.

