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« Hemedti est un criminel » : le ministre ougandais de la Défense charge le chef des FSR

Lundi 23 Février 2026

Une dissonance politique majeure secoue la scène diplomatique ougandaise. Alors que le président Yoweri Museveni a récemment reçu à Kampala le général Mohamed Hamdan Daglo, dit « Hemedti », chef des Forces de soutien rapide (FSR), son propre fils et ministre de la Défense, le général Muhoozi Kainerugaba, a lancé une violente diatribe contre le chef paramilitaire soudanais, le qualifiant de « criminel de guerre » et l’accusant d’avoir « du sang sur les mains ».

Le week-end dernier, la rencontre entre le président ougandais et Hemedti avait été perçue comme une tentative d’ouverture diplomatique dans le conflit soudanais. Kampala semblait privilégier une posture d’encouragement au dialogue, Museveni appelant les protagonistes à explorer une issue politique à la guerre qui ravage le Soudan, notamment la région du Darfour.

Mais quelques heures plus tard, le ton change radicalement. Dans une série de déclarations offensives, le ministre ougandais de la Défense a estimé qu’« il suffirait de très peu de temps pour libérer les populations noires terrorisées du Darfour, victimes des RSF », affirmant que les forces ougandaises pourraient agir « en coordination avec l’armée soudanaise ». Il a ajouté : « RSF devra combattre toute l’Afrique noire avant de pouvoir gagner au Soudan. Et cela n’arrivera jamais. »

Des propos d’une rare virulence, dans lesquels Hemedti est directement accusé d’être « un criminel » responsable de « crimes graves contre les Noirs » et des « massacres commis au Darfour ». Le ministre a même évoqué la nécessité de « venger le peuple du Darfour » en coopération avec l’armée soudanaise.

Cette sortie contraste avec la posture plus mesurée du président Museveni, qui, tout en recevant Hemedti à Kampala, aurait encouragé ce dernier à s’engager sur la voie du dialogue et d’un règlement politique. L’écart entre les deux lignes interroge : s’agit-il d’une stratégie de pression diplomatique à double niveau, ou d’une divergence réelle au sommet de l’État ougandais ?

Du côté de Khartoum, ces déclarations du ministre ougandais de la Défense sont perçues comme un signal de soutien au gouvernement soudanais engagé dans un conflit ouvert contre les FSR. Elles renforcent, en tout cas, la rhétorique accusatoire visant les paramilitaires, déjà mis en cause par plusieurs organisations internationales pour des exactions présumées au Darfour.

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