Au milieu du faste de l’investiture, un geste a suspendu le temps. Le président Mamadi Doumbouya s’est penché vers sa mère et l’a serrée contre lui. Une accolade simple, presque intime, qui a ému bien au-delà des rangs officiels. À cet instant, le protocole s’est effacé pour laisser place à quelque chose de profondément humain.
Ce geste n’était ni un discours ni une promesse. C’était un rappel. Derrière l’uniforme, les symboles et la fonction, il y a un fils. Et derrière le chef, il y a une mère, celle qui a porté, soutenu, espéré, souvent dans le silence. Dans beaucoup de cultures africaines, cette figure maternelle incarne la bénédiction, la légitimité morale, la continuité.
L’image a frappé parce qu’elle était vraie. Sans mots, sans mise en scène, elle racontait une histoire que chacun reconnaît : celle des mères qui tiennent debout des vies entières sans jamais être sous les projecteurs. Une mère qui a vu son enfant quitter la maison, traverser des épreuves, affronter le monde, et qui le retrouve un instant, le temps d’une étreinte, avant qu’il ne reparte porter un poids plus grand que lui.
Ce moment a dépassé la politique, les opinions, les clivages. Il a rappelé que, même au sommet de l’État, l’homme reste fragile et qu’il a besoin, parfois, de revenir à la source. Dans cette accolade, il y avait autant de force que de vulnérabilité, autant de fierté que de silence.
Quand la cérémonie a repris, quelque chose avait changé. Le public avait vu autre chose qu’un chef : il avait vu un fils. Et c’est peut-être pour cela que cette image restera. Parce qu’elle nous a rappelé que, derrière les fonctions et les titres, ce sont toujours les liens humains qui parlent le plus fort.
« Cette image entre mère et fils reste le moment le plus touchant et humain de cette cérémonie d’investiture. »
Par Abdourahamane CONDÉ
Ce geste n’était ni un discours ni une promesse. C’était un rappel. Derrière l’uniforme, les symboles et la fonction, il y a un fils. Et derrière le chef, il y a une mère, celle qui a porté, soutenu, espéré, souvent dans le silence. Dans beaucoup de cultures africaines, cette figure maternelle incarne la bénédiction, la légitimité morale, la continuité.
L’image a frappé parce qu’elle était vraie. Sans mots, sans mise en scène, elle racontait une histoire que chacun reconnaît : celle des mères qui tiennent debout des vies entières sans jamais être sous les projecteurs. Une mère qui a vu son enfant quitter la maison, traverser des épreuves, affronter le monde, et qui le retrouve un instant, le temps d’une étreinte, avant qu’il ne reparte porter un poids plus grand que lui.
Ce moment a dépassé la politique, les opinions, les clivages. Il a rappelé que, même au sommet de l’État, l’homme reste fragile et qu’il a besoin, parfois, de revenir à la source. Dans cette accolade, il y avait autant de force que de vulnérabilité, autant de fierté que de silence.
Quand la cérémonie a repris, quelque chose avait changé. Le public avait vu autre chose qu’un chef : il avait vu un fils. Et c’est peut-être pour cela que cette image restera. Parce qu’elle nous a rappelé que, derrière les fonctions et les titres, ce sont toujours les liens humains qui parlent le plus fort.
« Cette image entre mère et fils reste le moment le plus touchant et humain de cette cérémonie d’investiture. »
Par Abdourahamane CONDÉ

