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Guinée: Un camp militaire attaqué, un colonel de l’armée tué !

Vendredi 16 Octobre 2020

Guinée: Un camp militaire attaqué, un colonel de l’armée tué !
Deux camps militaires et la prison civile de Kindia, ville située à 135 km de Conakry, ont été attaqués cette nuit par des hommes armés non identifiés causant la mort d’un colonel de l’armée. Des incidents qui interviennent à seulement deux jours du scrutin présidentiel en Guinée.

Un officier de l’armée guinéenne a été tué cette nuit lors d’une série d’attaques armées menées par des individus non encore identifiés contre deux camps militaires et la prison civile de Kindia, ville de Guinée située à 135 km de la capitale Conakry.

« Dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 octobre 2020, des hommes armés ont ouvert le feu dans l'enceinte du camp militaire de Samoreyah à Kindia blessant mortellement le colonel Mamady Condé, commandant du Bataillon spécial des commandos en attente de Somoreyah-BSCA », fait savoir un communiqué du ministère de la Défense. Précisant toutefois que « les Forces de défense ont immédiatement réagi pour sécuriser le camp et ses environs ».

Selon les médias locaux, les assaillants ont tenté de prendre le contrôle du camp faisant également plusieurs blessés parmi les militaires. Le magasin d’armement de la caserne aurait été défoncé, des armes emportées, ainsi que des véhicules pickup. Une information non confirmée par les autorités.

Les assaillants auraient également attaqué le camp Kémé Bouréma, une autre caserne de la ville où ils auraient également tenté de tuer le général Ibrahim Kalil Condé, commandant de la 1ère région militaire qui a échappé de justesse à cette cible d’attaque, ont indiqué d’autres sources médiatiques locales.

La prison civile de la ville aurait aussi subi une attaque. Un garde pénitencier aurait été blessé par balle et des prisonniers se seraient évadés.

Un impressionnant dispositif militaire a été déployé par les autorités afin de rétablir la sécurité dans la ville. « La situation est sous contrôle à Kindia. Des enquêtes sont ouvertes et les ratissages se poursuivent », rassurent les autorités guinéennes.

Un renforcement sécuritaire qui a également touché la capitale Conakry où les accès au quartier administratif de Kaloum, abritant le siège du gouvernement et le palais présidentiel, étaient fermés dans la matinée de ce vendredi 16 octobre par des militaires.

Ces incidents interviennent à seulement deux jours du scrutin présidentiel prévu le 18 octobre en Guinée dans une atmosphère politique relativement tendue. Une élection qui verra le déploiement d’une centaine d’observateurs de la CEDEAO et de 16 experts à long terme.

Borgia Kobri
agenceecofin.com

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