Alors que le Hamas a annoncé dans la journée de ce mardi 17 octobre un nouveau bilan de plus de 3 000 morts dans la bande de Gaza en raison des raids de l'armée israélienne, le nombre de victimes va encore bondir. Dans la soirée, le groupe islamiste palestinien a rapporté une frappe de l'armée israélienne sur l'enceinte de l'hôpital Ahli Arab. Celle-ci aurait fait de nombreuses victimes.
D'après notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul, le Hamas a parlé dans un premier temps de centaines de morts dans le périmètre de l'hôpital Al Ahli Arab, en plein Gaza. Par la suite, un autre communiqué de l'organisation palestinienne a donné des chiffres moins élevés.
Selon le communiqué du ministère de la Santé du territoire palestinien contrôlé par le Hamas, « entre 200 et 300 » personnes sont mortes, et « des centaines de victimes se trouvent encore dans les décombres ».
Des images ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux et sont très dures, rapporte encore Michel Paul. Cette frappe de Tsahal pourrait être le résultat de l'élimination, dans le courant de l'après-midi, d'Ayman Nofal, le commandant de la brigade centrale des Brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas. Un des cinq chefs de guerre du Hamas est plus ciblé par l'armée israélienne. En Israël, on estime qu'à quelques heures de la venue du président Biden, les tirs vont encre redoubler d'intensité.
Le bombardement de l'hôpital Al Ahli Arab suscite nombre de réactions dans la région et à l'étranger. Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne – délogée de la bande de Gaza en 2007 par le Hamas –, a dénoncé un « massacre » et décrété trois jours de deuil national.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dont le pays essaye de tenir un rôle de médiateur dans le conflit israélo-palestinien, a lui exigé « l'arrêt de cette violence sans précédent à Gaza ». « J'invite toute l'humanité à agir pour mettre fin à cette brutalité sans précédent à Gaza », a déclaré M. Erdogan sur le réseau social X, anciennement Twitter.
La Russie et les Émirats arabes unis ont appelé à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. Ces deux pays « ont demandé la tenue d'une réunion publique urgente du Conseil de sécurité des Nations unies dans la matinée du 18 octobre en raison de la frappe sur un hôpital de Gaza », a indiqué l'ambassadeur adjoint russe à l'ONU, Dmitri Polianskiï, sur Telegram.
Tedros Adhanom Ghebreyesus a fait savoir que l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont il est le directeur général, « condamne avec force l'attaque sur l'hôpital Al Ahli Arab au nord de Gaza ». Sur X (ex-Twitter), il martèle : « Nous appelons à la protection immédiate des civils et des personnes de santé, ainsi qu'à l'annulation des ordres d'évacuation ». Il ponctue son message avec le hashtag #NotATarget (Pas une cible).
Ahmed Aboul Gheit, le chef de la Ligue arabe basée au Caire, appelle « l'Occident à faire cesser immédiatement la tragédie » à Gaza. Cette attaque est le fruit d'un « esprit diabolique », lance-t-il dans un message posté sur X. « Nos mécanismes arabes recensent les crimes de guerre, et leurs auteurs ne pourront pas échapper à la justice », a-t-il prévenu.
Attaquer une infrastructure civile n'est pas conforme au «droit international», a déclaré de son côté le président du Conseil européen Charles Michel. « Il semble que c'est confirmé, et une attaque contre une infrastructure civile n'est pas conforme au droit international », a Charles Michel qui a aussi exprimé son « émotion ». Le président du Conseil européen s'exprimait à l'issue d'un sommet par visioconférence des 27 pour tenter d'afficher l'unité du bloc à propos de la guerre entre Israël et le Hamas après plusieurs jours de cacophonie.
(et avec AFP)
D'après notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul, le Hamas a parlé dans un premier temps de centaines de morts dans le périmètre de l'hôpital Al Ahli Arab, en plein Gaza. Par la suite, un autre communiqué de l'organisation palestinienne a donné des chiffres moins élevés.
Selon le communiqué du ministère de la Santé du territoire palestinien contrôlé par le Hamas, « entre 200 et 300 » personnes sont mortes, et « des centaines de victimes se trouvent encore dans les décombres ».
Des images ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux et sont très dures, rapporte encore Michel Paul. Cette frappe de Tsahal pourrait être le résultat de l'élimination, dans le courant de l'après-midi, d'Ayman Nofal, le commandant de la brigade centrale des Brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas. Un des cinq chefs de guerre du Hamas est plus ciblé par l'armée israélienne. En Israël, on estime qu'à quelques heures de la venue du président Biden, les tirs vont encre redoubler d'intensité.
Le bombardement de l'hôpital Al Ahli Arab suscite nombre de réactions dans la région et à l'étranger. Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne – délogée de la bande de Gaza en 2007 par le Hamas –, a dénoncé un « massacre » et décrété trois jours de deuil national.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dont le pays essaye de tenir un rôle de médiateur dans le conflit israélo-palestinien, a lui exigé « l'arrêt de cette violence sans précédent à Gaza ». « J'invite toute l'humanité à agir pour mettre fin à cette brutalité sans précédent à Gaza », a déclaré M. Erdogan sur le réseau social X, anciennement Twitter.
La Russie et les Émirats arabes unis ont appelé à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. Ces deux pays « ont demandé la tenue d'une réunion publique urgente du Conseil de sécurité des Nations unies dans la matinée du 18 octobre en raison de la frappe sur un hôpital de Gaza », a indiqué l'ambassadeur adjoint russe à l'ONU, Dmitri Polianskiï, sur Telegram.
Tedros Adhanom Ghebreyesus a fait savoir que l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont il est le directeur général, « condamne avec force l'attaque sur l'hôpital Al Ahli Arab au nord de Gaza ». Sur X (ex-Twitter), il martèle : « Nous appelons à la protection immédiate des civils et des personnes de santé, ainsi qu'à l'annulation des ordres d'évacuation ». Il ponctue son message avec le hashtag #NotATarget (Pas une cible).
Ahmed Aboul Gheit, le chef de la Ligue arabe basée au Caire, appelle « l'Occident à faire cesser immédiatement la tragédie » à Gaza. Cette attaque est le fruit d'un « esprit diabolique », lance-t-il dans un message posté sur X. « Nos mécanismes arabes recensent les crimes de guerre, et leurs auteurs ne pourront pas échapper à la justice », a-t-il prévenu.
Attaquer une infrastructure civile n'est pas conforme au «droit international», a déclaré de son côté le président du Conseil européen Charles Michel. « Il semble que c'est confirmé, et une attaque contre une infrastructure civile n'est pas conforme au droit international », a Charles Michel qui a aussi exprimé son « émotion ». Le président du Conseil européen s'exprimait à l'issue d'un sommet par visioconférence des 27 pour tenter d'afficher l'unité du bloc à propos de la guerre entre Israël et le Hamas après plusieurs jours de cacophonie.
(et avec AFP)

