Alors que l'armée israélienne a intensifié ses bombardements dans la bande de Gaza, où la situation humanitaire déjà critique continue de se détériorer, le Conseil de sécurité de l'ONU a fini par approuver ce vendredi 22 décembre une résolution largement remaniée, sous la pression des États-Unis, destinée à améliorer l'aide humanitaire dans l'enclave.
Après plusieurs reports consécutifs, un texte du Conseil de sécurité de l'ONU a été approuvé à New York. Son contenu a été l'objet de discussions intenses. Le nouveau texte a été largement remanié sous l'impulsion des États-Unis, qui se sont abstenus lors du vote, tout comme la Fédération de Russie.
20 057 Palestiniens ont été tués dans les frappes israéliennes sur Gaza depuis le début de l'opération israélienne, selon le gouvernement du Hamas. Plus de 53 320 personnes ont également été blessées. Selon le ministère de la Santé de l'enclave, 70% des victimes sont des femmes et des jeunes de moins de 18 ans. Quelque 1 140 personnes ont été tuées lors de l'attaque du 7 octobre, selon les dernières données fournies par le gouvernement israélien. L'armée israélienne a affirmé jeudi avoir tué plus de 2 000 combattants palestiniens depuis la fin de la trêve début décembre. Enfin, 129 otages sont toujours retenus dans la bande de Gaza. L'un d'eux a été déclaré mort ce vendredi en Israël.
L'organisation Palestinian Prisoners' Club annoncent que l'arrestation de 20 Palestiniens porte à au moins 4 675 le nombre de personnes arrêtées par les Israéliens en Cisjordanie occupée depuis le 7 octobre. Les dernières arrestations auraient eu lieu à Hébron, Ramallah, Jénine, Qalqilya, Tubas et Jérusalem.
Le Hamas voit dans le texte adopté à New York ce vendredi une « mesure insuffisante ». Par communiqué, le groupe armé fait savoir qu'à ses yeux, « au cours des cinq derniers jours, l'administration américaine a travaillé dur pour vider cette résolution de son essence et pour la publier dans cette formule faible ». Le Hamas y voit un « défi » lancé à la volonté de la communauté internationale et de l'Assemblée générale des Nations unies « de mettre fin à l'agression israélienne contre notre peuple palestinien sans défense ».
L'armée israélienne affirme que les combats se poursuivent dans les quartiers de Daraj et Tuffah (ville de Gaza) et que des combats de « moindre intensité » continuent aussi dans d'autres parties du nord de l'enclave. Un porte-parole de l'armée ajoute que les hostilités se poursuivent au sud à Khan Younès, l'armée étant prête à « étendre ses activités » à d'autres régions du sud de la bande de Gaza, conclut-il, cité par la chaîne Al Jazeera.
Les États-Unis se préparent à prendre la tête d’une coalition navale destinée à lutter contre les attaques en mer Rouge. Pour leur part, les Houthis, soutenus par l'Iran, se disent déterminés à poursuivre leurs attaques. « Même si l'Amérique mobilise le monde entier, nos opérations militaires ne s'arrêteront pas », assurent les rebelles yéménites, via le réseau social X, alors que sur les réseaux sociaux, des post trompeurs et des vidéos de propagande alimentent également la montée des tensions.
Ces objectifs sont un cessez-le-feu immédiat, une aide humanitaire à grande échelle et aucun déplacement forcé. M. Mansour a critiqué devant le Conseil les agissements d’Israël à Gaza : « Ce à quoi nous sommes confrontés, a-t-il dit, c'est une tentative de destruction de notre peuple et son déplacement à jamais de sa terre. C’est le but d’Israël, c’est son véritable objectif. Il n’y a pas d’avenir pour les Palestiniens en Palestine. » Les Palestiniens saluent l'amendement proposé par la Russie, mais auquel les États-Unis ont opposé leur veto, et expriment néanmoins leur soutien à la résolution adoptée, « un pas dans la bonne direction », selon M. Mansour.
Le ministre israélien des Affaires étrangères a réagi à l'adoption à New York d'une résolution sur l'aide humanitaire à Gaza (voir à (17h15, 17h35 et 17h55). Sur le réseau social X, Eli Cohen assure que son pays « continuera à agir conformément au droit international, mais examinera, pour des raisons de sécurité, toute assistance humanitaire à Gaza ».
Même son de cloche du côté de l'envoyé israélien auprès des Nations unies : Gilad Erdan a déclaré depuis New York que « la focalisation de l’ONU uniquement sur les mécanismes d’aide à Gaza est inutile et déconnectée de la réalité ». À ses yeux, « Israël autorise déjà les livraisons d'aide à l'échelle requise » et « l'ONU aurait dû se concentrer sur la crise humanitaire des otages ». M. Erdan remercie par ailleurs les États-Unis pour leur soutien lors des négociations sur le contenu du texte, dont la version finale préserve, constate-t-il, la capacité de son pays à continuer ses inspections à l'entrée de la bande de Gaza.
Antonio Guterres s'est confié aux journalistes présents au siège de l'ONU à New York après le vote de la résolution du Conseil de sécurité. Selon lui, juger de l'efficacité de l'opération d'aide humanitaire à Gaza sur la base du nombre de camions du Croissant-Rouge égyptien, de l'ONU et de ses partenaires qui entrent dans l'enclave, est « une erreur ». « Le vrai problème, selon lui, c'est la façon dont Israël conduit son offensive, qui crée des obstacles massifs à la distribution de l'aide humanitaire à Gaza ».
« Une opération d’aide efficace à Gaza nécessite la sécurité, un personnel capable de travailler en toute sécurité, une capacité logistique et la reprise de l’activité commerciale. Ces quatre éléments n’existent pas », constate le numéro un des Nations unies, qui exhorte Israël à prendre des mesures visant à éliminer les obstacles à la distribution de l’aide.
M. Guterres condamne à nouveau les attaques terroristes menées par le Hamas le 7 octobre, mais ajoute que « ces violations du droit international humanitaire ne pourront jamais justifier la punition collective du peuple palestinien et ne libéreront pas Israël de ses obligations vis-à-vis du droit international ». Et d'espérer que la résolution du jour contribuera à un début d'amélioration de la crise humanitaire à Gaza. Il reste « encore beaucoup à faire », prévient-il.
Après plusieurs reports consécutifs, un texte du Conseil de sécurité de l'ONU a été approuvé à New York. Son contenu a été l'objet de discussions intenses. Le nouveau texte a été largement remanié sous l'impulsion des États-Unis, qui se sont abstenus lors du vote, tout comme la Fédération de Russie.
20 057 Palestiniens ont été tués dans les frappes israéliennes sur Gaza depuis le début de l'opération israélienne, selon le gouvernement du Hamas. Plus de 53 320 personnes ont également été blessées. Selon le ministère de la Santé de l'enclave, 70% des victimes sont des femmes et des jeunes de moins de 18 ans. Quelque 1 140 personnes ont été tuées lors de l'attaque du 7 octobre, selon les dernières données fournies par le gouvernement israélien. L'armée israélienne a affirmé jeudi avoir tué plus de 2 000 combattants palestiniens depuis la fin de la trêve début décembre. Enfin, 129 otages sont toujours retenus dans la bande de Gaza. L'un d'eux a été déclaré mort ce vendredi en Israël.
L'organisation Palestinian Prisoners' Club annoncent que l'arrestation de 20 Palestiniens porte à au moins 4 675 le nombre de personnes arrêtées par les Israéliens en Cisjordanie occupée depuis le 7 octobre. Les dernières arrestations auraient eu lieu à Hébron, Ramallah, Jénine, Qalqilya, Tubas et Jérusalem.
Le Hamas voit dans le texte adopté à New York ce vendredi une « mesure insuffisante ». Par communiqué, le groupe armé fait savoir qu'à ses yeux, « au cours des cinq derniers jours, l'administration américaine a travaillé dur pour vider cette résolution de son essence et pour la publier dans cette formule faible ». Le Hamas y voit un « défi » lancé à la volonté de la communauté internationale et de l'Assemblée générale des Nations unies « de mettre fin à l'agression israélienne contre notre peuple palestinien sans défense ».
L'armée israélienne affirme que les combats se poursuivent dans les quartiers de Daraj et Tuffah (ville de Gaza) et que des combats de « moindre intensité » continuent aussi dans d'autres parties du nord de l'enclave. Un porte-parole de l'armée ajoute que les hostilités se poursuivent au sud à Khan Younès, l'armée étant prête à « étendre ses activités » à d'autres régions du sud de la bande de Gaza, conclut-il, cité par la chaîne Al Jazeera.
Les États-Unis se préparent à prendre la tête d’une coalition navale destinée à lutter contre les attaques en mer Rouge. Pour leur part, les Houthis, soutenus par l'Iran, se disent déterminés à poursuivre leurs attaques. « Même si l'Amérique mobilise le monde entier, nos opérations militaires ne s'arrêteront pas », assurent les rebelles yéménites, via le réseau social X, alors que sur les réseaux sociaux, des post trompeurs et des vidéos de propagande alimentent également la montée des tensions.
Ces objectifs sont un cessez-le-feu immédiat, une aide humanitaire à grande échelle et aucun déplacement forcé. M. Mansour a critiqué devant le Conseil les agissements d’Israël à Gaza : « Ce à quoi nous sommes confrontés, a-t-il dit, c'est une tentative de destruction de notre peuple et son déplacement à jamais de sa terre. C’est le but d’Israël, c’est son véritable objectif. Il n’y a pas d’avenir pour les Palestiniens en Palestine. » Les Palestiniens saluent l'amendement proposé par la Russie, mais auquel les États-Unis ont opposé leur veto, et expriment néanmoins leur soutien à la résolution adoptée, « un pas dans la bonne direction », selon M. Mansour.
Le ministre israélien des Affaires étrangères a réagi à l'adoption à New York d'une résolution sur l'aide humanitaire à Gaza (voir à (17h15, 17h35 et 17h55). Sur le réseau social X, Eli Cohen assure que son pays « continuera à agir conformément au droit international, mais examinera, pour des raisons de sécurité, toute assistance humanitaire à Gaza ».
Même son de cloche du côté de l'envoyé israélien auprès des Nations unies : Gilad Erdan a déclaré depuis New York que « la focalisation de l’ONU uniquement sur les mécanismes d’aide à Gaza est inutile et déconnectée de la réalité ». À ses yeux, « Israël autorise déjà les livraisons d'aide à l'échelle requise » et « l'ONU aurait dû se concentrer sur la crise humanitaire des otages ». M. Erdan remercie par ailleurs les États-Unis pour leur soutien lors des négociations sur le contenu du texte, dont la version finale préserve, constate-t-il, la capacité de son pays à continuer ses inspections à l'entrée de la bande de Gaza.
Antonio Guterres s'est confié aux journalistes présents au siège de l'ONU à New York après le vote de la résolution du Conseil de sécurité. Selon lui, juger de l'efficacité de l'opération d'aide humanitaire à Gaza sur la base du nombre de camions du Croissant-Rouge égyptien, de l'ONU et de ses partenaires qui entrent dans l'enclave, est « une erreur ». « Le vrai problème, selon lui, c'est la façon dont Israël conduit son offensive, qui crée des obstacles massifs à la distribution de l'aide humanitaire à Gaza ».
« Une opération d’aide efficace à Gaza nécessite la sécurité, un personnel capable de travailler en toute sécurité, une capacité logistique et la reprise de l’activité commerciale. Ces quatre éléments n’existent pas », constate le numéro un des Nations unies, qui exhorte Israël à prendre des mesures visant à éliminer les obstacles à la distribution de l’aide.
M. Guterres condamne à nouveau les attaques terroristes menées par le Hamas le 7 octobre, mais ajoute que « ces violations du droit international humanitaire ne pourront jamais justifier la punition collective du peuple palestinien et ne libéreront pas Israël de ses obligations vis-à-vis du droit international ». Et d'espérer que la résolution du jour contribuera à un début d'amélioration de la crise humanitaire à Gaza. Il reste « encore beaucoup à faire », prévient-il.

