Deux semaines seulement après avoir célébré le succès de la Coupe du monde 2026, Gianni Infantino traverse la plus grave crise de sa présidence à la tête de la FIFA. Le dirigeant italo-suisse, jusque-là considéré comme intouchable, voit désormais son autorité contestée après l'abandon de son projet controversé d'ouvrir les Coupes du monde à des investisseurs privés. Une volte-face qui alimente les spéculations sur une possible démission ou une remise en cause de son leadership.
Porté par ce qu'il qualifiait de « meilleure Coupe du monde de l'histoire », Infantino semblait pourtant solidement installé à la tête de l'instance mondiale. Le Mondial organisé en Amérique du Nord a enregistré des chiffres record, avec près de 15 milliards de dollars de recettes, 6,6 millions de spectateurs dans les stades et des audiences télévisées inédites.
Mais ce capital politique s'est rapidement érodé. L'annonce de son projet de réforme de la FIFA, qui prévoyait une plus grande ouverture aux investisseurs privés, a provoqué une levée de boucliers au sein du football mondial. Face à la fronde, le président de la FIFA a finalement dû renoncer à son initiative.
Selon plusieurs médias britanniques, les fédérations européennes regroupées au sein de l'UEFA, ainsi que plusieurs membres de la CONCACAF, envisageraient désormais de retirer leur soutien à Gianni Infantino. Certains responsables évoqueraient même la possibilité de le pousser vers la sortie, soit par une démission, soit par une motion de censure.
Pour Michael Payne, ancien directeur du marketing du Comité international olympique (CIO), la chute du patron de la FIFA est spectaculaire.
« Je ne pense pas que nous ayons jamais assisté à une chute aussi rapide d'un dirigeant sportif. Il y a une semaine encore, Infantino était au sommet de sa gloire. Aujourd'hui, on se demande même s'il verra la fin du mois », a-t-il déclaré.
Élu à la tête de la FIFA en 2016, puis reconduit sans opposition en 2019 et en 2023, Gianni Infantino semblait jusqu'ici assuré de poursuivre son règne. Mais la situation pourrait changer à l'approche de l'élection présidentielle de 2027.
D'après plusieurs médias spécialisés, Victor Montagliani, vice-président de la FIFA et président de la CONCACAF, pourrait se porter candidat avec le soutien d'une partie de l'UEFA.
Les deux confédérations réclament une réforme profonde de la gouvernance de la FIFA, dénonçant un fonctionnement jugé trop opaque.
L'Afrique pourrait jouer un rôle décisif
Malgré cette contestation, Gianni Infantino conserve encore des soutiens importants, notamment en Afrique et en Océanie. Plusieurs fédérations de ces confédérations apprécient les moyens financiers supplémentaires alloués ces dernières années au développement du football.
Pour l'expert en stratégie sportive Terrence Burns, rien n'est toutefois joué. Selon lui, si l'UEFA a lancé « l'option nucléaire » en évoquant un boycott de la Coupe du monde, chaque fédération dispose de son propre vote. Les positions de l'Afrique et de l'Océanie pourraient ainsi s'avérer déterminantes lors de la prochaine élection.
À ce stade, Gianni Infantino n'a annoncé ni son intention de démissionner ni son retrait de la course à un nouveau mandat. Toutefois, les appels à une réforme de la gouvernance et les menaces de boycott illustrent l'ampleur de la crise qui secoue actuellement la FIFA.
Alors qu'il apparaissait encore récemment comme l'un des dirigeants sportifs les plus puissants de la planète, le président de la FIFA voit aujourd'hui son avenir à la tête du football mondial devenir plus incertain que jamais.
Porté par ce qu'il qualifiait de « meilleure Coupe du monde de l'histoire », Infantino semblait pourtant solidement installé à la tête de l'instance mondiale. Le Mondial organisé en Amérique du Nord a enregistré des chiffres record, avec près de 15 milliards de dollars de recettes, 6,6 millions de spectateurs dans les stades et des audiences télévisées inédites.
Mais ce capital politique s'est rapidement érodé. L'annonce de son projet de réforme de la FIFA, qui prévoyait une plus grande ouverture aux investisseurs privés, a provoqué une levée de boucliers au sein du football mondial. Face à la fronde, le président de la FIFA a finalement dû renoncer à son initiative.
Selon plusieurs médias britanniques, les fédérations européennes regroupées au sein de l'UEFA, ainsi que plusieurs membres de la CONCACAF, envisageraient désormais de retirer leur soutien à Gianni Infantino. Certains responsables évoqueraient même la possibilité de le pousser vers la sortie, soit par une démission, soit par une motion de censure.
Pour Michael Payne, ancien directeur du marketing du Comité international olympique (CIO), la chute du patron de la FIFA est spectaculaire.
« Je ne pense pas que nous ayons jamais assisté à une chute aussi rapide d'un dirigeant sportif. Il y a une semaine encore, Infantino était au sommet de sa gloire. Aujourd'hui, on se demande même s'il verra la fin du mois », a-t-il déclaré.
Élu à la tête de la FIFA en 2016, puis reconduit sans opposition en 2019 et en 2023, Gianni Infantino semblait jusqu'ici assuré de poursuivre son règne. Mais la situation pourrait changer à l'approche de l'élection présidentielle de 2027.
D'après plusieurs médias spécialisés, Victor Montagliani, vice-président de la FIFA et président de la CONCACAF, pourrait se porter candidat avec le soutien d'une partie de l'UEFA.
Les deux confédérations réclament une réforme profonde de la gouvernance de la FIFA, dénonçant un fonctionnement jugé trop opaque.
L'Afrique pourrait jouer un rôle décisif
Malgré cette contestation, Gianni Infantino conserve encore des soutiens importants, notamment en Afrique et en Océanie. Plusieurs fédérations de ces confédérations apprécient les moyens financiers supplémentaires alloués ces dernières années au développement du football.
Pour l'expert en stratégie sportive Terrence Burns, rien n'est toutefois joué. Selon lui, si l'UEFA a lancé « l'option nucléaire » en évoquant un boycott de la Coupe du monde, chaque fédération dispose de son propre vote. Les positions de l'Afrique et de l'Océanie pourraient ainsi s'avérer déterminantes lors de la prochaine élection.
À ce stade, Gianni Infantino n'a annoncé ni son intention de démissionner ni son retrait de la course à un nouveau mandat. Toutefois, les appels à une réforme de la gouvernance et les menaces de boycott illustrent l'ampleur de la crise qui secoue actuellement la FIFA.
Alors qu'il apparaissait encore récemment comme l'un des dirigeants sportifs les plus puissants de la planète, le président de la FIFA voit aujourd'hui son avenir à la tête du football mondial devenir plus incertain que jamais.

