Menu

Extradition de François Compaoré : le dossier renvoyé au 7 mars

Jeudi 14 Décembre 2017

Entendu par la justice française le 13 décembre, le frère de l'ancien président burkinabè a refusé d'être remis aux autorités judiciaires de Ouagadougou. Le dossier a été renvoyé au 7 mars 2018.

François Compaoré, le frère de l’ancien président du Burkina Faso, qui a été arrêté le 29 octobre dernier à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle avant d’être placé sous contrôle judiciaire,  a été entendu le 13 décembre – dix-neuf ans jour pour jour après l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo – par la Cour d’Appel de Paris, selon un communiqué du ministère burkinabè de la Justice.

Cette audience intervient dans le cadre de la demande d’extradition déposée par Ouagadougou auprès des autorités françaises. « À la question de savoir, comme la procédure l’exige, s’il consentait à être remis aux autorités judiciaires du Burkina Faso pour y être jugé, M. Paul François Compaoré a répondu « Non ». Le dossier a alors été renvoyé au 7 mars 2018 », poursuit le communiqué.

Interrogé au sujet de cette procédure dans le cadre de sa visite à Ouagadougou,  le 28 novembre, le président français, Emmanuel Macron, tout en précisant que « la justice française est indépendante », avait assuré ne pas douter « que la réponse à la demande d’extradition sera favorable ». Une issue que souhaite également le président burkinabè, Rock Marc Christian Kaboré.

Les avocats de François Compaoré, quant à eux, doutent du succès de la procédure, notamment du fait que, bien qu’elle n’ait pas été appliquée depuis des années, la peine de mort est toujours en vigueur au Burkina.

François Compaoré, qui était visé par un mandat d’arrêt international depuis le 5 mai, est accusé d’« incitation à assassinat » suite à la mort de Norbert Zongo, directeur de publication de l’hebdomadaire L’Indépendant, et trois de ses compagnons, le 13 décembre 1998. Le journaliste enquêtait à l’époque sur la mort de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré.

Une commission d’enquête indépendante (CEI) instaurée sous la pression populaire a établi quelques mois plus tard que le journaliste avait été tué « dans le cadre de l’exercice de ses fonctions », mais le dossier est longtemps resté dans les tiroirs,  avant d’être rouvert à la faveur de la chute de Blaise Compaoré fin octobre 2014.
 Jeune Afrique 


Nouveau commentaire :




SPORTS

« Je ne mettrai pas un autre maillot que celui de la France » : cette phrase rattrape le malgache Zacharie Boucher

Équipe nationale : Patrick Vieira lance son mandat avec de nouveaux visages et des retours

Équipe nationale : Lamine Sy, la récompense d’un début de saison remarqué

Équipe nationale : Issa Soumaré, la surprise du chef

Equipe de France : voici la première liste de Zinedine Zidane

Lions : Patrick Vieira ouvre les portes à deux nouveaux gardiens

Sadio Mané forfait, Krépin Diatta non convoqué : les explications de Patrick Vieira

Patrick Vieira officiellement présenté : « Être sélectionneur du Sénégal est un rêve absolu »

Patrick Vieira dévoile sa première liste : 29 Lions convoqués, plusieurs nouveaux visages

« Quatre ans, c’est trop » : Pape Sidy Ba alerte sur le contrat de Patrick Vieira





PEOPLE

« Femme forte » : le coup de gueule d’Esther UHA

À Touba, Awa Fall confie : « De près, on comprend à quel point on ne savait pas grand-chose »

Kandi Burruss : son ex-mari Todd Tucker fait des révélations sur leur vie intime après 11 ans de mariage

Anita Mwarabu, de la blouse d’infirmière aux projecteurs : le parcours mouvementé de « Ninita »

Yaye Awa Dièye, le sourire qui illumine « Yonubercy »

Ciblée à son arrivée au Sénégal, Mourzane Ousmanou rebondit dans le digital

Dakar Olympic City : hôtels, bureaux et 660 appartements prévus à Diamniadio

Musique : Paco Diatta lève le mystère sur « La Lettre J » et dénonce les ravages de la jalousie

Satou, plus de 20 ans d’engagement au service du hip-hop

Thaïlande : un influenceur nigérian meurt après une opération d’agrandissement du pénis