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Exportations de noix de Cajou à Ziguinchor : Les acteurs décrient les limites du COSAMA,

Jeudi 27 Mai 2021

Les premiers dysfonctionnements de la campagne de commercialisation des noix d’anacarde soulèvent l’ire des opérateurs et acteurs de la filière qui crient au scandale. Les exportations de noix de cajou sont bloquées depuis le début de la campagne, faute de navire. Conséquence : le prix au producteur dégringole. Les opérateurs exigent une dérogation pour acheminer les produits par voie terrestre jusqu’à Dakar pour désengorger les magasins.
 
Les opérations de collecte tournent pourtant en plein régime. Malheureusement, cette campagne est bloquée depuis quelques semaines par des dysfonctionnements dans les exportations. Pas de navire pour les exportations pas de containers, le produit stocké est en souffrance dans les magasins faute d’être acheminé. Ce qui suscite la colère de certains opérateurs économiques à l’image de Mame Biram Ndiaye, Président régional de l’Unacois Jappo qui dénonce cette situation.

«La campagne est malheureusement bloquée parce que les magasins sont pleins et n’ont plus d’espaces pour stocker le produit. Et ce qui est déplorable, c’est que le prix au producteur est en train de chuter», déplore l’opérateur économique qui s’explique difficilement le monopole de Cosama sur le transport des noix vers Dakar sur fond d’interrogation. «Pourquoi il n’y a que Cosama qui est habilitée à faire le transport maritime pour acheminer les noix de cajou ? J’ai l’impression qu’il y a un deal entre ces trois structures (Cosama, Cosec, Anam) qui ne dit pas son nom. C’est un monopole de facto», se désole-t-il, en précisant que c’est une situation qui impacte négativement sur le prix au producteur.

Faire une dérogation de l’arrêté interdisant l’acheminement des noix de cajou par la voie terrestre et permettre le transport par voie terrestre d’une cinquantaine de camions et même sous escorte, c’est l’exigence du moment, brandie par les opérateurs économiques qui interpellent le gouverneur de région afin de permettre de désengorger les magasins.

De 550 F CFA, le prix du kilo est en train de dégringoler en ce moment jusqu’à 450 F CFA. «Une véritable catastrophe», martèle M. Ndiaye par ailleurs, membre élu de la chambre de commerce de Ziguinchor qui accuse Cosama qui tarde à amener le bateau pour permettre les exportations. Et comme si cela ne suffisait pas, il s’insurge contre ce qu’il qualifie de monopole de facto qui ne dit pas son nom. «Il faut permettre aux autres d’amener des navires mais ça fait deux ans les gens se mobilisent pour trouver des navires mais à chaque fois quand il s’agit de décerner des autorisations cela traine jusqu’à la fin de la campagne. Vous êtes soumis à d’incroyables conditions» lâche-t-il.

Pas d’exportations depuis le début de la campagne faute de navire, la campagne est bloquée par ces dysfonctionnements dans le processus d’exportations. Rappeler que l’année dernière, près de 30.000 tonnes de noix de cajou ont été exportées. Des quantités qui seront largement dépassées cette année au vu de la forte production.

 

Sud Quotidien
La Redaction



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