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Enclavement de la Casamance : La difficile traversée du pont de Gniback (Bignona)

Vendredi 16 Décembre 2022

Les femmes Thionck Essyl (Bignona) sont quotidiennement confrontées à un danger de mort en traversant le pont de Gniback. Cette situation est encore plus difficile au cours de l’hivernage. Le journal Le Réveil est allé à leur rencontre.
 
À Thionck Essyl (ou Tionk Essil), une localité de Basse-Casamance (Sénégal), située à 71 km au Nord-Ouest de Ziguinchor, les conditions de vie des populations ne sont pas des meilleures. Le vieux pont de Gniback, reliant la localité au reste de la Casamance, est dans un état déplorable. Ce qui n'est pas sans conséquences sur la situation des femmes rizicultrices de cette contrée. « On a laissé en rade l’agriculture, de là où nous sommes en traversant le pont, on va vers du riz bio qui n’a pas de produit chimique », tonne Bintou Badji. De plus, c’est durant l’hivernage que la population traverse ces genres de situation.
 
En traversant ce pont. Les bâtons sont toujours glissants, il y a aussi le gris de vert au niveau des piquets. Du coup, les femmes enceintes, les bébés derrière le dos de leur maman, sont victimes aussi. « Nous n’avons pas assez de pirogues pour traverser, elles sont au nombre de 5. Les gens partent à pied matin et soir. 15. 000 personnes travaillent dans cette rizière », a-t-elle ajouté. 
 
« À chaque fois que le gouverneur ou le préfet vient parler de l’agriculture à Thionck Essyl, nous lui présentons cette difficulté que nous vivons. J’ai eu l’occasion de rencontrer le Président de la République Macky Sall en lui disant les maux dont nous souffrons à cause de l'état de ce pont. Quand ils ont sorti la défense sur Boffa, la coupure des bois », souligne Bintou Badji. Cette année, c’est encore plus dur quand les hommes se sont regroupés pour aller voir l’agent des eaux et forêts à Tondou qui ont refusé de donner l’autorisation de couper du bois, des planches et de grands arbres pour réaliser ce pont qui nourrit presque une vingtaine de milles d'habitants, ont-ils regretté. Ils disent subir des chutes, des fractures et des femmes qui avortent en cours de route.
 
Un cri de détresse
 
« J’ai toujours fait appel à tout un chacun à travers le monde entier, je ne parle même pas de l’Etat du Sénégal, car ce travail peut dépasser celui-ci. Par contre, l’État du Sénégal doit redoubler d’efforts dans le Plan Sénégal émergent, le Président Macky Sall défend l’agriculture, en défendant l’agriculture, il faut penser pour plus de production et s’il n’y a pas de pistes, comment nous pouvons développer l’agriculture au Sénégal et surtout nous en Casamance ? »
 
À en croire Bintou Badj, cette année, le riz a augmenté.  "Nous verrons que la principale difficulté c'est de traverser ce pont. Nous ne comptons pas sur ce riz pour nourrir nos familles. Pour le cas du riz, on ne le vend pas à cause des manques de moyens que nous engendrons. Si la production du riz est bonne, nous y vivons 12 mois », conclut-elle.
 
 DIANA DIA, Envoyée Spéciale

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