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Éducation Santé, Agriculture, Transport… Les assurances du Premier ministre, Amadou Ba devant les députés

Mardi 13 Décembre 2022


Nommé Premier ministre le 17 septembre dernier, Amadou Bâ a fait  sa déclaration de politique générale devant les 165 députés de l'Assemblée nationale réunis en séance solennelle. Les responsables des différentes institutions de l'Etat sont aussi présents, de même que les dignitaires coutumiers et religieux et les membres du corps diplomatique accrédité au Sénégal. Le Premier ministre a profité de cette occasion pour donner quelques assurances.

Le Gouvernement, dont il m’incombe de coordonner l’action, sera avant tout un Gouvernement de consolidation : consolidation des performances économiques, diplomatiques, sportives ; consolidation des acquis sociaux ; consolidation de l’État républicain. Deux ans après son élection à la tête de l’État, le Président de la République Macky Sall avait conçu un instrument essentiel que le Gouvernement était chargé d’exécuter pour accomplir les tâches qui lui incombent : c'est le Plan Sénégal émergent (PSE) dans lequel sont présentés le cadre et les objectifs de l'avenir du pays à l’horizon 2035. La mise en œuvre du PSE, notamment le premier plan d’action prioritaire, avait créé une dynamique de croissance forte et soutenue sur cinq années consécutives. C’est ainsi que sur le plan économique, le PSE a permis de renforcer le cadre macroéconomique et de réaliser des performances en termes de croissance. Cette nouvelle trajectoire de développement nous a valu des progrès significatifs, avec une hausse du PIB réel moyen de 5,6% sur la période 2014-2021 (et 6% avant la COVID-19) contre 3,07% sur la période 1980-2013. En 2023, le taux de croissance du PIB est projeté à 10,1% contre 4,8% en 2022.

Situation financière maîtrisée

L’attractivité économique de notre pays s’est traduite par une forte hausse des investissements directs étrangers qui étaient en moyenne de 23,4% entre 2014 et 2021 contre 3% sur la période 1980-2013. Les crédits au secteur privé sur PIB qui étaient de 19% sur la période 1980-2013 sont passés à 28,5% entre 2014 et 2021.En ce qui concerne le budget, les recettes ont connu une hausse constante. Il est passé de 2 345 milliards en 2012 à 6411 milliards en 2023. Ce qui démontre, à suffisance, la performance de nos administrations financières. L’accompagnement de nos partenaires techniques et financiers dans la mise en œuvre réussie du PSE a eu également un impact très favorable. Ces résultats ont pu être réalisés grâce à un cadre budgétaire assaini, une situation financière maîtrisée, un endettement efficient.

À propos de la situation sociale, la masse salariale connait un accroissement exceptionnel. En 2023, elle s’établira à 1 273 milliards. Cette forte augmentation traduit le recrutement en masse des jeunes dans la fonction publique. Non seulement le nombre de salariés a beaucoup augmenté, mais les salaires aussi ont évolué de manière substantielle. Le Président de la République a revalorisé significativement la rémunération de l’ensemble des agents, en 2022, à hauteur de 120 milliards, dans le but de lutter contre l’érosion de leur pouvoir d’achat. Ce choix volontariste du Président de la République traduit sa fibre sociale, pour que la redistribution des fruits de la croissance passe aussi par l’amélioration des conditions de rémunération des agents publics, d’autant plus que le succès du PSE est également tributaire d’une administration compétente et motivée. L’enveloppe des bourses d’études a été sensiblement augmentée. Elle est passée de 24 milliards en 2011 à 68 milliards en 2023 ; les bourses étrangères étant de 7 milliards par an.

Les retraités ont également vu leurs pensions nettement améliorées, de même que les militaires en situation d’invalidité. Enfin, de multiples emplois ont été créés dans le secteur privé, notamment grâce à la robustesse de la demande intérieure privée, aux grands chantiers, à l’essor de nos exportations. Entre 2012 et 2018, 367 356 ont été créés. Cette tendance se poursuit en 2019, avec 65 404 emplois créés ; 63 490 emplois en 2020 et 69 866 emplois en 2021.

Les premiers succès du PSE

Sur le plan diplomatique, l’expression du leadership international du Président de la République Macky Sall nous honore, notamment avec son élection à la présidence de l’Union Africaine. Il a brillamment contribué à davantage faire entendre et considérer la voix du continent sur des questions multilatérales d’importance cruciale, telles que la réforme de la gouvernance mondiale, spécialement le Conseil de Sécurité des Nations Unies, l’architecture globale de la santé, la réallocation de droits de tirage spéciaux à l’Afrique, l’octroi d’un siège permanent au G 20 pour l’Union africaine, la promotion de la paix et de la sécurité dans le monde, la transition économique juste et équitable, le respect de nos valeurs de culture et de civilisation. Quant au sport, le Président de la République a réussi à construire un système sportif performant qui contribue au développement économique et social de notre pays et à son rayonnement culturel.

Les premiers succès du PSE se sont matérialisés par des réalisations tangibles. Assurément, les infrastructures économiques de notre pays ont été fortement consolidées, grâce à la mise en œuvre des grands projets du Chef de l’État Macky Sall, notamment les programmes d’équité territoriale. Le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), avec ses 4 volets : allègement des travaux des femmes, hydraulique rurale, pistes rurales et électrification rurale a été conçu en 2015 en vue d’éradiquer la pauvreté et les inégalités. Ses performances en ont fait un modèle dans la sous-région. Il a bénéficié de financements à hauteur de 220 milliards de francs. Le PROMOVILLES, comportant trois volets : voirie urbaine, assainissement et éclairage public a été lancé en 2016, il a eu des résultats satisfaisants en termes de développement des infrastructures, d’aménagement et d’appui aux collectivités territoriales et a bénéficié d’une enveloppe financière globale de 151 milliards de francs. Le PUMA qui intervient en zone frontalière pour satisfaire les attentes légitimes des populations, lancé en octobre 2016 sur financement interne de l’Etat, vise l’équité territoriale par la modernisation des axes et territoires frontaliers et l’amélioration des conditions de vie des populations dans ces zones. Son bilan est satisfaisant avec une mobilisation de ressources internes de 15 milliards dans les volets : santé, hydraulique, éducation, désenclavement, et agriculture. Ces programmes ont permis de moderniser et d’étendre les voies de communication. Les réseaux routier et autoroutier ont été densifiés. Ainsi, l’autoroute Ila-Touba, les routes du sud, du Dandé Mayo, le pont Nelson Mandela de Foundiougne, celui de Marsassoum et les 18 autoponts de Dakar constituent de véritables leviers économiques pour ces zones à fort potentiel. Par ailleurs, 6673 kilomètres de pistes rurales ont été réalisés pour désenclaver les territoires de l’intérieur. Le Train express régional Dakar-Diamniadio fait le bonheur quotidien des populations de Dakar et de ses environs. La finalisation du dossier de l’autoroute du nord-est en cours, en même temps que l’exécution de celle de Mbour-Fatick-Kaolack. Le développement et la restructuration du réseau électrique a permis d’atteindre un taux d’électrification au niveau national de 80% en 2022. Le taux d’électrification rural est passé de 27 à 58%.

300 postes de santé, 18 centres de santé et 9 hôpitaux

L’équité territoriale a été incontestablement renforcée par l’élargissement de la carte scolaire. C’est ainsi que 35 897 salles de classe, 64 daaras modernes, 5 instituts supérieurs d’enseignement professionnel et 14 espaces numériques ouverts ont été construits et équipés, depuis 2012. L’équité sociale et l’efficacité du système de santé ont été largement améliorées, spécialement, à travers le recrutement important de professionnels, la mise en service de nouvelles structures : 300 postes de santé, 18 centres de santé et 9 hôpitaux, notamment à Sédhiou, Kédougou, Kaffrine et Touba. Grâce à ces investissements, le secteur a connu une augmentation de la capacité litière et permis la mise à disposition de spécialités jusque-là inexistantes dans ces zones depuis l’indépendance. La vigilance et la sécurité ont été renforcées dans nos structures sanitaires pour éviter les accidents qui ont eu à être notés. La résilience des ménages et l’inclusion sociale ont été considérablement raffermies. Conformément aux indications du Président de la République, le pouvoir d’achat a été soutenu pour réduire considérablement les inégalités. En définitive, en 2022, les subventions ont couté 717 milliards, soit 4,4% du PIB.

C’est ainsi que le secteur de l’énergie a bénéficié de subventions directes de 300 milliards. Celles-ci ont permis de maîtriser les prix de l’électricité, du gaz butane et du carburant, particulièrement le gasoil qui constitue le produit pétrolier le plus utilisé par les consommateurs aux revenus les plus modestes. La stabilisation des prix des produits de grande consommation des ménages aura coûté un montant global de 157 milliards en 2022. Les principaux produits concernés par ce soutien direct aux ménages sont le blé, l’huile, le sucre, le riz et le maïs. Un montant de 450 milliards est prévu au titre des subventions pour l’année 2023 dont 350 milliards pour l’énergie. En tout état de cause, en 2023, les subventions ne dépasseront pas 2,2% du PIB. Parallèlement, des mesures spécifiques sont prévues pour les réduire, notamment dans les domaines de l’électricité et du carburant, afin d’éviter des dérapages susceptibles de porter atteinte aux équilibres budgétaires. Mieux, la distribution des subventions sociales sera davantage ciblée. La différentiation sera opérée entre les bénéficiaires, de sorte à fournir plus d’aide à ceux qui en ont le plus besoin.

En outre, la gouvernance de la SENELEC sera réformée à travers sa restructuration qui est déjà en cours. Ainsi sera créée une holding qui sera le concessionnaire vis-à-vis de l’État et ses filiales. La séparation comptable est effective depuis 2019. La séparation juridique et organisationnelle sera finalisée au cours du premier trimestre de l’année 2023.

L'action de rétablissement des grands équilibres qui a été initiée à travers la mise en œuvre du PAP-2A et les programmes de relance et de redressement, commence à porter leurs fruits. Notre économie est non seulement en phase d’absorber les chocs exogènes, mais elle est en train d’engranger les dividendes d’une politique cohérente de résilience et de consolidation des acquis. La bonne nouvelle est que les perspectives pour les mois prochains sont nettement meilleures. Grâce aux sacrifices de l’État et des partenaires sociaux lors des concertations citoyennes contre la vie chère, le Président de la République Macky Sall a baissé les prix des produits et des services de grande consommation. J'adresse un appel solennel aux industriels et aux commerçants à maintenir cet élan patriotique pour l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages. En tout état de cause, le Gouvernement se fera fort de protéger davantage les consommateurs, surtout les plus vulnérables. C’est ainsi que, sur instruction du Président de la République, le Gouvernement, tout en privilégiant le dialogue et la concertation, va garantir le respect de la règlementation. Il procédera au recrutement de 1 000 volontaires de la consommation dans le but de renforcer le contrôle des prix. Le Président de la République Macky Sall veut un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous, voilà pourquoi, il a mis en place d’importants programmes d’équité sociale. Il a instauré une Bourse de sécurité familiale pour les familles défavorisées, conditionnée à des critères de revenus, d’inscription et d’assiduité à l’école des enfants, afin de combattre les injustices sociales et les inégalités pour une meilleure répartition des richesses nationales. Ce programme, lancé en 2013, a bénéficié jusqu’en 2021 de 164 milliards de francs, ce qui a permis de mettre à la disposition de plus de 316 mille ménages démunis, une bourse de 25 mille francs par trimestre pendant 5 ans, soit 100 mille francs par an pour renforcer leurs moyens d’existence et capacités éducatives et productives. En 2022, à travers les bourses de sécurité familiale, l’État a soutenu financièrement les 543 mille familles les plus vulnérables, à hauteur de 42 milliards pour consolider leur pouvoir d’achat. Quant à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, l’esprit d’entreprise a été libéré. Le Gouvernement a mis en œuvre divers programmes dédiés à l’insertion professionnelle, à la promotion de l’auto-emploi des femmes et des jeunes, notamment avec le programme "Xëyu ndaw ñi", doté d’une enveloppe de 450 milliards. La Délégation à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) a octroyé entre 2018 et 2022 des financements à hauteur de 100 milliards de francs au profit de plus de 204 mille bénéficiaires, dont plus de 75% de femmes. Ces financements ont touché 552 communes touchées des 46 départements du pays. En plus de cet accompagnement financier, la DER/FJ assure à ses bénéficiaires un appui non financier. Ainsi, 10 259 entrepreneurs ont bénéficié de formation ; 4 559 unités économiques ont été immatriculées ; 415 startups du numérique sont suivies.

Le PSE a aussi permis de renforcer les institutions de la République. C’est ainsi que notre Gouvernement se fera fort d’affermir l’État républicain. Cette consolidation passe par la modernisation de l’Administration, l’amélioration du fonctionnement de la Justice et le renforcement de la sécurité et de la stabilité sociale qui sont les fondements d’une paix durable. La modernisation et l’amélioration de la performance de l’Administration sénégalaise constituent le premier facteur de consolidation de l’État républicain. En effet, l’Administration publique reste le bras séculier de l’État. Le Gouvernement va continuer l’effort de modernisation de notre Administration pour en faire une véritable Administration de développement, une Administration au service du développement.

Je crois profondément aux femmes et aux hommes qui travaillent dans notre Administration, parce que je reconnais leur sens élevé du service public. Je ferai en sorte qu’ils soient une véritable force d’action, convaincu que je suis par leur aptitude à s'organiser, à réfléchir et à proposer des solutions pragmatiques à partir de leur expérience du terrain. Nous le savons tous, notre Administration a toujours constitué le socle de notre unité nationale, le gardien de notre stabilité et le régulateur de nos transitions politiques. Elle soutient de façon indéfectible la mise en œuvre de nos politiques publiques. Elle contribue aussi à maintenir notre nation au rang de démocratie majeure et apaisée.

Par ailleurs, l’amélioration continue des conditions de travail des agents est une exigence pour permettre la délivrance de services adéquats aux usagers. L’Administration sera renforcée aussi bien dans ses moyens que dans son organisation. J'en prends l'engagement devant la représentation nationale, car j’entends, depuis le plus profond de nos territoires, une demande pressante de transformation du secteur public. Le Gouvernement ira encore plus loin et cela passera principalement par la poursuite des efforts de formation et de renforcement des capacités, la promotion de l’éthique et de la déontologie, le dialogue et la collaboration permanente avec les partenaires sociaux, mais également la dématérialisation des procédures administratives. A ce propos, le Programme d’appui à la modernisation de l’Administration sera renforcé pour permettre une plus grande efficacité de l’action gouvernementale.

De nos jours, plus que par le passé, la communication est la pierre angulaire des relations entre l’État et les citoyens. L’efficacité du lien qui les unit repose sur la compréhension mutuelle. L’Administration doit être l’oreille d’un État à l’écoute de son peuple et surtout l’artisan des réponses aux besoins exprimés par les citoyens et les usagers. Pour cela, la communication gouvernementale et administrative va miser sur une approche pédagogique moderne, à travers l’accessibilité et la diversification des canaux de communication, grâce notamment aux opportunités que nous offrent le numérique et les réseaux sociaux.

Le troisième facteur de consolidation de l’engagement résolu du Gouvernement vers l’émergence consiste à soutenir les entreprises nationales et la production locale.

À ce propos, le numérique constitue une grande opportunité à saisir, les start-ups, de véritables vecteurs de développement, à soutenir. Dès lors, j'entends poursuivre et améliorer l'œuvre déjà accomplie par le Gouvernement précédent dans le domaine de l’économie numérique. En réalité, pour bâtir une économie plus résiliente, créer des emplois et faire croître la classe moyenne, notre pays devra prendre des mesures fermes et audacieuses afin de soutenir le développement de l’économie numérique. En effet, le numérique présente d’innombrables opportunités dans tous les secteurs de la vie économique et sociale, que notre pays doit saisir. Le Président de la République Macky Sall a manifesté sa ferme volonté de promouvoir la créativité, l’innovation, l’utilisation des technologies numériques. C’est ainsi que, sur proposition du Gouvernement, votre auguste Assemblée avait voté, en 2020, la loi relative à la création et à la promotion des startups. La mise en place du cadre réglementaire sera accélérée suivie de sa mise en œuvre. Le développement de l’entreprise et de la production locales passe aussi et surtout par la promotion de l’industrialisation qui sera renforcée dans le cadre du démarrage de l’Agropole Sud et de la seconde phase du projet de plateforme industrielle. Le Président de la République Macky Sall considère que l’industrie sera la base économique et le fer de lance de notre politique de développement, d’autant plus que la demande de produits industriels augmente sans cesse dans notre pays et au niveau mondial. C’est ainsi que le développement de l’industrie de base sera l’épine dorsale du programme économique du nouveau Gouvernement.

Souveraineté alimentaire

Au surplus, le développement de l’entreprise et de la production locales reste une condition essentielle pour atteindre la souveraineté alimentaire. Le Gouvernement entend maintenir le cap pour concrétiser la vision du Président de la République Macky Sall dans le domaine de la souveraineté alimentaire, notamment à travers la diversification et la modernisation de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. La stratégie nationale de souveraineté alimentaire connaîtra son début d’exécution en 2023. Elle permettra d’accélérer la marche vers la réalisation de la souveraineté alimentaire. Le projet de deuxième recensement national de l’Agriculture fournira des données agropastorales, alimentaires et nutritionnelles fiables et à jour. Dans le domaine agricole, le Gouvernement a reçu mandat de sécuriser la base productive et de développer les infrastructures rurales pour renforcer les productions qui ont permis de couvrir nos besoins en céréales de 93% et en riz de 63%. En effet, de 405 824 tonnes de riz paddy en 2012, la production est passée à 1 326 761 tonnes en 2021, alors que la production des fruits et légumes a atteint 1 583 661 tonnes. Le Gouvernement va augmenter les investissements agricoles. En ce sens, l’accent sera particulièrement mis sur la consolidation des acquis de la filière riz pour atteindre l’autosuffisance, la diversification et le développement des cultures céréalières et de la filière horticole, l’amélioration de la compétitivité de l’arachide, la poursuite des actions d’aménagements hydroagricoles.

En 2023, le Gouvernement va aménager une superficie de 3 709 hectares, à travers le Projet de développement rural de Savoigne, le Projet de développement inclusif et durable de l'agrobusiness (PDIDAS), le Projet de production de riz irrigué dans la vallée du fleuve Sénégal, le Projet d’appui aux exploitations familiales à Matam. La SAED mettra en valeur une superficie de 150 millions d’hectares dont : 110 600 hectares en riz pour une production de 749 175 tonnes de paddy, 3 466 hectares pour 103 980 tonnes de tomates, 9 883 hectares pour 246 875 tonnes d’oignon, 3 050 hectares pour 97 600 tonnes de pommes de terre, 3 500 hectares pour 66 mille tonnes de patate douce. La SODAGRI, à travers le Projet régional d’irrigation dans le Sahel, va élaborer 10 plans d’occupation et d’affectation des sols complémentaires au niveau des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. À travers le Projet de développement agricole en tiers sud, elle va réaliser des travaux d’aménagement des basfonds de 63 620 hectares, dès le début du mois de janvier 2023 pour une durée de 6 mois. Grâce à la réalisation de ces projets, la SODAGRI pourra en 2023 accompagner la mise en valeur de 250 mille hectares de riz, poursuivre la diversification avec l’accompagnement de 60 mille hectares de maïs et 500 hectares de fonio.

Pour la filière lait, la production annuelle est passée de 184 millions de litres en 2012 à 283 millions en 2021 tandis que la production de viande de volaille ressort à 1 263 tonnes en 2021 contre 548 tonnes en 2012. À ce sujet, l’accès aux ressources génétiques de qualité sera renforcé. En ce qui concerne la filière bétail-viande, l’amélioration de la productivité pondérale et numérique du bétail sera accentuée. À propos de la filière cuirs et peaux, l’achat de matériel et d’équipement de cordonnerie- maroquinerie, la construction d'une tannerie et la formation des acteurs en tannage moderne seront réalisés. Ces démarches seront complétées par l’organisation de ces filières et la modernisation des équipements de transformation. La pêche continue d’occuper une place dans le PSE avec des exportations en volume de 270 603 tonnes et en valeur de 250 milliards de francs. Quant à la production aquacole, elle s’établit en 2021 à 1 236,5 tonnes. Ces résultats seront consolidés grâce à la modernisation et la mise aux normes de plusieurs infrastructures d’appui à la production et à la transformation. Notre pays dispose d'atouts majeurs que nous devons davantage mettre en valeur pour nous doter d’un secteur primaire puissant et compétitif. Toutefois, nous ne résoudrons pas nos problèmes, notamment en vue de la souveraineté alimentaire, sans de profonds changements dans nos habitudes et nos mentalités. C’est pourquoi un accent particulier sera mis sur la valorisation de nos produits à travers la promotion du « consommer local ». Par ailleurs, le développement de l’entreprise et l’éclosion d’un secteur privé passent par la promotion de l’artisanat et la restructuration du secteur informel qui sont de véritables facteurs de croissance et d’inclusion sociale. La restructuration du secteur informel va créer des emplois, dans la dynamique de la transformation structurelle de l’économie induite par le PSE. L’artisanat, en plus de valoriser notre savoir-faire traditionnel, se présente comme une alternative à la déscolarisation, au désœuvrement des jeunes, au chômage. Il contribue à la création d'emplois et au renforcement de l’entrepreneuriat au Sénégal. C’est dire que le combat contre le chômage, le sous-emploi et l'exclusion est la première des urgences. 

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