Les analyses ADN redistribuent les cartes dans l'affaire du double meurtre d'Aziz Dabala et de Boubacar Gano. Les résultats des expertises scientifiques, réalisées sur la scène du crime, écartent provisoirement plusieurs suspects, dont la danseuse Marème Léye, dite Nabou Léye, et le chanteur Tarba Mbaye, tout en renforçant les charges contre Mamadou Lamine Diaw, considéré par les enquêteurs comme le principal auteur des faits.
Près de deux ans après la découverte des corps sans vie d'El Hadji Abdoul Aziz Ba, dit Aziz Dabala, et de Boubacar Gano, alias Waly, dans leur appartement de Pikine Technopole, l'enquête connaît un tournant décisif. Les conclusions des analyses génétiques effectuées par le Centre international de recherche et de formation en génomique appliquée et de surveillance sanitaire (CIGASS), sous la supervision de la Division des investigations criminelles (DIC) et de la Division de la police technique et scientifique (DPTS), confortent largement la thèse privilégiée par les enquêteurs.
Selon les éléments de l'enquête, quatre profils ADN ont été isolés sur les lieux du crime. Deux appartiennent aux victimes, un troisième correspond à Mamadou Lamine Diaw et un quatrième, retrouvé sur un débris de verre dans le salon, demeure à ce jour non identifié. Les enquêteurs estiment toutefois que ce dernier pourrait provenir d'une personne intervenue après la découverte des corps.
Les analyses révèlent également que du sang de Mamadou Lamine Diaw a été retrouvé mélangé à celui de Boubacar Gano dans la salle de bain, où le corps de ce dernier avait été découvert. Pour les enquêteurs, cet élément scientifique constitue une preuve supplémentaire de son implication directe dans le double homicide.
En revanche, aucun profil ADN correspondant aux autres personnes mises en cause n'a été identifié sur la scène de crime. Cette absence de traces biologiques fragilise les accusations portées contre Marème Léye, dite Nabou Léye, le chanteur Tarba Mbaye ainsi que les autres suspects poursuivis dans ce dossier.
Pour rappel, Mamadou Lamine Diaw avait, dans un premier temps, reconnu les faits avant de se rétracter. Lors d'un nouvel interrogatoire devant le juge d'instruction, il avait accusé Nabou Léye et Tarba Mbaye d'avoir orchestré le double meurtre, affirmant avoir été recruté pour intimider Aziz Dabala, qui détiendrait des vidéos compromettantes des deux présumés amants.
Ces accusations avaient toutefois été rejetées par Tarba Mbaye, dont les vérifications téléphoniques avaient confirmé qu'il ne se trouvait ni à proximité de la scène du crime ni en contact avec Mamadou Lamine Diaw au moment des faits. Ces éléments avaient conduit le juge à ordonner sa remise en liberté.
Au terme de cette nouvelle phase d'investigations, les conclusions scientifiques viennent renforcer les déclarations initiales de Mamadou Lamine Diaw et corroborer les constatations de la police technique et scientifique. Pour la DIC, la version mettant en cause les autres suspects apparaît désormais comme une tentative de détourner les responsabilités pénales.
Le dossier se trouve désormais entre les mains du juge d'instruction, qui devra apprécier l'ensemble des éléments recueillis avant de décider de la suite de la procédure judiciaire.
Près de deux ans après la découverte des corps sans vie d'El Hadji Abdoul Aziz Ba, dit Aziz Dabala, et de Boubacar Gano, alias Waly, dans leur appartement de Pikine Technopole, l'enquête connaît un tournant décisif. Les conclusions des analyses génétiques effectuées par le Centre international de recherche et de formation en génomique appliquée et de surveillance sanitaire (CIGASS), sous la supervision de la Division des investigations criminelles (DIC) et de la Division de la police technique et scientifique (DPTS), confortent largement la thèse privilégiée par les enquêteurs.
Selon les éléments de l'enquête, quatre profils ADN ont été isolés sur les lieux du crime. Deux appartiennent aux victimes, un troisième correspond à Mamadou Lamine Diaw et un quatrième, retrouvé sur un débris de verre dans le salon, demeure à ce jour non identifié. Les enquêteurs estiment toutefois que ce dernier pourrait provenir d'une personne intervenue après la découverte des corps.
Les analyses révèlent également que du sang de Mamadou Lamine Diaw a été retrouvé mélangé à celui de Boubacar Gano dans la salle de bain, où le corps de ce dernier avait été découvert. Pour les enquêteurs, cet élément scientifique constitue une preuve supplémentaire de son implication directe dans le double homicide.
En revanche, aucun profil ADN correspondant aux autres personnes mises en cause n'a été identifié sur la scène de crime. Cette absence de traces biologiques fragilise les accusations portées contre Marème Léye, dite Nabou Léye, le chanteur Tarba Mbaye ainsi que les autres suspects poursuivis dans ce dossier.
Pour rappel, Mamadou Lamine Diaw avait, dans un premier temps, reconnu les faits avant de se rétracter. Lors d'un nouvel interrogatoire devant le juge d'instruction, il avait accusé Nabou Léye et Tarba Mbaye d'avoir orchestré le double meurtre, affirmant avoir été recruté pour intimider Aziz Dabala, qui détiendrait des vidéos compromettantes des deux présumés amants.
Ces accusations avaient toutefois été rejetées par Tarba Mbaye, dont les vérifications téléphoniques avaient confirmé qu'il ne se trouvait ni à proximité de la scène du crime ni en contact avec Mamadou Lamine Diaw au moment des faits. Ces éléments avaient conduit le juge à ordonner sa remise en liberté.
Au terme de cette nouvelle phase d'investigations, les conclusions scientifiques viennent renforcer les déclarations initiales de Mamadou Lamine Diaw et corroborer les constatations de la police technique et scientifique. Pour la DIC, la version mettant en cause les autres suspects apparaît désormais comme une tentative de détourner les responsabilités pénales.
Le dossier se trouve désormais entre les mains du juge d'instruction, qui devra apprécier l'ensemble des éléments recueillis avant de décider de la suite de la procédure judiciaire.

