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Candidature à l’ONU : Diomaye Faye dénonce la démarche « irrégulière » de Macky Sall

Dimanche 3 Mai 2026

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a levé le voile samedi soir sur les tensions diplomatiques ayant entouré la candidature de son prédécesseur Macky Sall à un poste stratégique au sein de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Face à la presse, le chef de l’État sénégalais a surtout insisté sur ce qu’il considère comme une entorse aux règles élémentaires de fonctionnement institutionnel et diplomatique. Selon lui, aucune démarche officielle n’a été entreprise auprès de la présidence sénégalaise avant que cette ambition internationale ne commence à circuler dans les cercles diplomatiques.

« J’ai appris la nouvelle par d’autres chefs d’État, jusqu’à trois présidents », a révélé Bassirou Diomaye Faye, visiblement marqué par la manière dont le dossier a été conduit.

Le président affirme également avoir été approché par un émissaire venu d’Afrique centrale pour évoquer cette candidature, une initiative qu’il juge contraire aux usages diplomatiques. « Je lui ai fait savoir que ce n’est pas le protocole », a-t-il déclaré.

Pour Bassirou Diomaye Faye, le problème dépasse la seule personne de Macky Sall. Le chef de l’État estime qu’un Sénégalais aspirant à une haute fonction internationale doit nécessairement informer les autorités nationales afin de bénéficier, le cas échéant, du soutien officiel de l’État.

Afin d’illustrer cette logique, il a cité le cas de Amadou Hott lors de sa candidature à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD). Selon lui, l’État du Sénégal avait alors mobilisé des moyens financiers et diplomatiques importants pour soutenir cette candidature, sans considération politique, parce que « les choses avaient été faites dans les règles ».

À l’inverse, Bassirou Diomaye Faye estime avoir été placé devant le fait accompli dans le dossier Macky Sall. Il affirme même avoir subi des tentatives de pression de la part de certains dirigeants étrangers.

« Des présidents ont voulu me mettre la pression, mais j’ai dit non. C’est une question de respect », a martelé le chef de l’État.

Malgré cette fermeté, le président sénégalais a tenu à rappeler que les relations personnelles avec son prédécesseur n’avaient pas empêché certains gestes de courtoisie après la transition politique. Il a notamment évoqué une demande logistique formulée par Macky Sall à laquelle il dit avoir accédé favorablement.

« S’il avait fait la même démarche pour sa candidature, peut-être que l’État l’aurait accompagné », a laissé entendre le président.

Le chef de l’État a par ailleurs indiqué avoir appris que d’autres pays africains, notamment le Burundi, soutenaient également des candidatures concurrentes pour le même poste onusien.


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