Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a profité de sa Déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale pour préciser la stratégie du gouvernement face au poids de la dette publique. Il assure que l’option retenue n’est pas une restructuration, mais un « reprofilage » destiné notamment à allonger les maturités et à renégocier les intérêts. Le chef du gouvernement promet surtout que cette opération ne se traduira pas par des mesures d’austérité comparables à celles des années 1980.
Face aux interrogations sur le traitement de la dette sénégalaise, Ahmadou Al Aminou Lô veut clarifier la démarche du gouvernement. Devant les députés, le Premier ministre a défendu une stratégie visant à restaurer la viabilité de la dette tout en préservant les intérêts des populations.
« Restaurer la viabilité de la dette, rétablir la confiance, relancer l’économie et surtout éviter de mettre le pays dans une instabilité financière », a-t-il résumé, avant de préciser la méthode choisie.
« Ce n’est pas une restructuration, c’est du reprofilage », a tranché le chef du gouvernement.
Allonger les maturités et renégocier les intérêts
Le Premier ministre explique que ce reprofilage doit permettre au Sénégal d’adapter le remboursement de sa dette à ses capacités financières réelles.
« Le reprofilage, c’est l’allongement des maturités, la renégociation des intérêts, de sorte à ce que cela soit compatible avec nos besoins de financement, et un service de la dette compatible avec nos capacités réelles », a expliqué Ahmadou Al Aminou Lô.
Le gouvernement compte également sur l'appui de ses partenaires financiers internationaux. « Nous aurons un accompagnement financier : FMI, Banque mondiale, les multilatéraux », a annoncé le Premier ministre.
Il assure que le dispositif a été élaboré de manière à protéger l’économie nationale et particulièrement les catégories les plus fragiles de la population. « Nous avons veillé à ce que cela n’ait aucun impact susceptible sur l’économie nationale et sur la population, notamment sa composante la plus vulnérable », a-t-il insisté.
« Nous ne sacrifierons pas les intérêts des Sénégalais »
Ahmadou Al Aminou Lô écarte surtout le scénario d’une cure d’austérité brutale pour parvenir à rééquilibrer les finances publiques.
« Nous ne sacrifierons pas les intérêts des Sénégalais. Il n’y aura pas d’ajustement de dépenses du genre sauvage comme dans les années 80 », a-t-il assuré devant l’Assemblée nationale.
Pour le Premier ministre, le Sénégal dispose de l’expertise nécessaire pour conduire l’opération. « Ce n’est pas un traitement de la dette sauvage. Nous avons l’expertise nécessaire, nous l’avons utilisée », a-t-il déclaré.
Le ministre des Finances et son équipe devraient, selon lui, fournir davantage de détails aux députés à l’occasion de l’examen de la loi de finances rectificative (LFR).
Le gouvernement vise le Conseil d’administration du FMI au dernier trimestre 2026
Le chef du gouvernement s’est également montré confiant sur les discussions avec le Fonds monétaire international.
« Nous sommes certains que d’ici le dernier trimestre 2026, en tout cas en ce qui concerne le programme avec le FMI, nous passerons au Conseil d’administration », a-t-il annoncé.
Pour justifier l’urgence d’agir, Ahmadou Al Aminou Lô est revenu sur les dégradations de la notation du Sénégal, qu’il présente comme le reflet des incertitudes entourant la trajectoire financière du pays.
« On a eu cinq dégradations. Donc cinquième sous-sol », a-t-il lancé. Selon lui, rester dans l’incertitude exposerait davantage le Sénégal à de nouvelles sanctions des agences de notation.
« Voulons-nous continuer à être dans l’incertitude ? Non ! On a pris nos responsabilités », a ajouté le Premier ministre.
Face aux interrogations sur le traitement de la dette sénégalaise, Ahmadou Al Aminou Lô veut clarifier la démarche du gouvernement. Devant les députés, le Premier ministre a défendu une stratégie visant à restaurer la viabilité de la dette tout en préservant les intérêts des populations.
« Restaurer la viabilité de la dette, rétablir la confiance, relancer l’économie et surtout éviter de mettre le pays dans une instabilité financière », a-t-il résumé, avant de préciser la méthode choisie.
« Ce n’est pas une restructuration, c’est du reprofilage », a tranché le chef du gouvernement.
Allonger les maturités et renégocier les intérêts
Le Premier ministre explique que ce reprofilage doit permettre au Sénégal d’adapter le remboursement de sa dette à ses capacités financières réelles.
« Le reprofilage, c’est l’allongement des maturités, la renégociation des intérêts, de sorte à ce que cela soit compatible avec nos besoins de financement, et un service de la dette compatible avec nos capacités réelles », a expliqué Ahmadou Al Aminou Lô.
Le gouvernement compte également sur l'appui de ses partenaires financiers internationaux. « Nous aurons un accompagnement financier : FMI, Banque mondiale, les multilatéraux », a annoncé le Premier ministre.
Il assure que le dispositif a été élaboré de manière à protéger l’économie nationale et particulièrement les catégories les plus fragiles de la population. « Nous avons veillé à ce que cela n’ait aucun impact susceptible sur l’économie nationale et sur la population, notamment sa composante la plus vulnérable », a-t-il insisté.
« Nous ne sacrifierons pas les intérêts des Sénégalais »
Ahmadou Al Aminou Lô écarte surtout le scénario d’une cure d’austérité brutale pour parvenir à rééquilibrer les finances publiques.
« Nous ne sacrifierons pas les intérêts des Sénégalais. Il n’y aura pas d’ajustement de dépenses du genre sauvage comme dans les années 80 », a-t-il assuré devant l’Assemblée nationale.
Pour le Premier ministre, le Sénégal dispose de l’expertise nécessaire pour conduire l’opération. « Ce n’est pas un traitement de la dette sauvage. Nous avons l’expertise nécessaire, nous l’avons utilisée », a-t-il déclaré.
Le ministre des Finances et son équipe devraient, selon lui, fournir davantage de détails aux députés à l’occasion de l’examen de la loi de finances rectificative (LFR).
Le gouvernement vise le Conseil d’administration du FMI au dernier trimestre 2026
Le chef du gouvernement s’est également montré confiant sur les discussions avec le Fonds monétaire international.
« Nous sommes certains que d’ici le dernier trimestre 2026, en tout cas en ce qui concerne le programme avec le FMI, nous passerons au Conseil d’administration », a-t-il annoncé.
Pour justifier l’urgence d’agir, Ahmadou Al Aminou Lô est revenu sur les dégradations de la notation du Sénégal, qu’il présente comme le reflet des incertitudes entourant la trajectoire financière du pays.
« On a eu cinq dégradations. Donc cinquième sous-sol », a-t-il lancé. Selon lui, rester dans l’incertitude exposerait davantage le Sénégal à de nouvelles sanctions des agences de notation.
« Voulons-nous continuer à être dans l’incertitude ? Non ! On a pris nos responsabilités », a ajouté le Premier ministre.


