La ligne est désormais claire au sommet de l’État sénégalais. Entre critiques frontales des puissances occidentales et appel à une refondation stratégique du continent, le tandem exécutif formé par le Premier ministre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye affiche une convergence de vues sur les enjeux internationaux.
Ces derniers jours, les prises de position de Ousmane Sonko, critiquant ouvertement les « dérives » du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de l’ancien président américain Donald Trump, ont suscité de vives réactions dans la classe politique sénégalaise. Plusieurs responsables ont dénoncé ces déclarations, souvent perçues comme tranchées, dans un contexte international marqué par des tensions et des interventions militaires controversées.
Mais loin de tempérer cette ligne, le chef de l’État sénégalais a choisi de s’inscrire dans la même dynamique. À l’ouverture du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, Bassirou Diomaye Faye a livré un discours sans ambiguïté, appelant à une rupture avec ce qu’il qualifie de posture de dépendance stratégique.
« L’Afrique ne doit plus se contenter d’être le théâtre des convoitises entre grandes puissances, ni des rivalités énergétiques et minières », a-t-il déclaré devant plusieurs chefs d’État, dont ses homologues mauritanien et sierra-léonais.
Dans un contexte de compétition accrue autour des ressources naturelles du continent, minerais critiques, pétrole, gaz ou uranium, le président sénégalais a exhorté les pays africains à changer de paradigme. « S’ériger en acteur plus dynamique et à part entière » et « assumer clairement sa souveraineté », a-t-il insisté.
Cette souveraineté, selon Bassirou Diomaye Faye, ne saurait être uniquement politique. Elle doit s’étendre aux domaines économique, monétaire et numérique. Le chef de l’État plaide ainsi pour une transformation locale des ressources : « Transformer chez nous et vendre à un prix plus juste », a-t-il résumé, esquissant les contours d’un modèle de développement axé sur la valeur ajoutée.
Dans le même élan, il a dénoncé une réalité persistante : un agenda sécuritaire africain encore largement influencé par des intérêts extérieurs. « L’espace stratégique du continent est occupé sans consentement », a-t-il regretté, sans désigner explicitement de pays, mais en visant implicitement l’ensemble des puissances engagées dans la compétition d’influence en Afrique.
En écho aux positions de Ousmane Sonko, cette sortie présidentielle confirme une volonté politique affirmée : celle de repositionner l’Afrique sur l’échiquier mondial, non plus comme un terrain de rivalités, mais comme un acteur souverain et stratégique.
Ces derniers jours, les prises de position de Ousmane Sonko, critiquant ouvertement les « dérives » du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de l’ancien président américain Donald Trump, ont suscité de vives réactions dans la classe politique sénégalaise. Plusieurs responsables ont dénoncé ces déclarations, souvent perçues comme tranchées, dans un contexte international marqué par des tensions et des interventions militaires controversées.
Mais loin de tempérer cette ligne, le chef de l’État sénégalais a choisi de s’inscrire dans la même dynamique. À l’ouverture du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, Bassirou Diomaye Faye a livré un discours sans ambiguïté, appelant à une rupture avec ce qu’il qualifie de posture de dépendance stratégique.
« L’Afrique ne doit plus se contenter d’être le théâtre des convoitises entre grandes puissances, ni des rivalités énergétiques et minières », a-t-il déclaré devant plusieurs chefs d’État, dont ses homologues mauritanien et sierra-léonais.
Dans un contexte de compétition accrue autour des ressources naturelles du continent, minerais critiques, pétrole, gaz ou uranium, le président sénégalais a exhorté les pays africains à changer de paradigme. « S’ériger en acteur plus dynamique et à part entière » et « assumer clairement sa souveraineté », a-t-il insisté.
Cette souveraineté, selon Bassirou Diomaye Faye, ne saurait être uniquement politique. Elle doit s’étendre aux domaines économique, monétaire et numérique. Le chef de l’État plaide ainsi pour une transformation locale des ressources : « Transformer chez nous et vendre à un prix plus juste », a-t-il résumé, esquissant les contours d’un modèle de développement axé sur la valeur ajoutée.
Dans le même élan, il a dénoncé une réalité persistante : un agenda sécuritaire africain encore largement influencé par des intérêts extérieurs. « L’espace stratégique du continent est occupé sans consentement », a-t-il regretté, sans désigner explicitement de pays, mais en visant implicitement l’ensemble des puissances engagées dans la compétition d’influence en Afrique.
En écho aux positions de Ousmane Sonko, cette sortie présidentielle confirme une volonté politique affirmée : celle de repositionner l’Afrique sur l’échiquier mondial, non plus comme un terrain de rivalités, mais comme un acteur souverain et stratégique.

