Le 22 avril 2026 ne sera pas une simple date sur le calendrier diplomatique. C’est le jour où la Teranga devient universelle. À la veille de ce grand oral pour le poste de Secrétaire général des Nations Unies, le silence autour du Président Macky Sall n’est plus celui d’un homme d’État en retrait, mais celui d’un architecte du Sud global qui s’apprête à redessiner les contours de la paix mondiale.
Ce lundi, face à la société civile, il est revenu sur la séquence 2021-2024, ses cicatrices et les tumultes.
Monsieur le Président,
Vous avez porté ce pays comme des galons. On ne dirige pas le monde sans avoir traversé l’orage de sa propre terre. Refuser le confort de l’oubli, c’est prouver aux nations que vous connaissez le prix de la stabilité. Un leader qui a su maintenir son navire à flot malgré la tempête est celui dont l’ONU a besoin pour naviguer entre les récifs des crises mondiales.
Face au Conseil de sécurité, face aux puissants, votre verbe doit être celui de la synthèse. Vous n’êtes plus seulement l’enfant de Fatick ou le garant de Dakar ; vous êtes le médiateur des continents. Que votre parole soit d’or pour apaiser, et de fer pour décider. On vous reproche parfois votre rigueur ? Qu’ils sachent que le monde ne réclame pas de la complaisance, mais de la direction.
Pendant trop longtemps, l’Afrique a murmuré dans les couloirs de l’ONU. Demain, elle doit y rugir. On vous a dit : « Le lion ne miaule pas quand la savane réclame. » Demain, la savane, c’est le monde entier. C’est le cri des pays émergents, la soif de justice climatique, l’exigence d’une gouvernance mondiale qui ne laisse personne sur le bord du chemin.
Monsieur le Président, avancez vers ce pupitre avec la verticalité du baobab. Le grand oral est votre seuil. Transformez la défense en vision. Ne répondez pas seulement aux questions, incarnez la réponse.
Que votre voix porte le souffle de Senghor et l’ambition d’une Afrique debout. Soyez ce trait d’union entre l’Est et l’Ouest, entre le Nord et le Sud. La trace que vous avez laissée au Sénégal est une fondation ; celle que vous êtes appelé à inscrire à l’ONU doit devenir un héritage pour l’humanité.
Rugissez, Monsieur le Président. Le monde attend votre clarté. La ligne est tracée, il ne reste qu’à l’approfondir.
Papa Abdoulaye Sy
Chargé de la communication de la CCR, membre du SEN APR

