Au terme d’une finale à sens unique, dominée de la tête et des épaules, l’Espagne a attendu la prolongation pour faire plier une Argentine inoffensive. L’attaquant du FC Barcelone Ferran Torres a offert à son pays une deuxième étoile 16 ans après la première décrochée en 2010.
Andrés Iniesta a un héritier, il s’appelle Ferran Torres et il est digne de la succession du maestro. Comme le 8 espagnol qui a offert la première Coupe du monde à l’Espagne, le numéro 7, new génération, a délivré le peuple de la Roja en inscrivant le but du deuxième sacre. Iniesta avait attendu la 116e pour écarter les Pays-Bas en 2010, son héritier a trouvé la faille à la 106e. Sur une remise la tête de Nico Williams, l'attaquant du FC Barcelone a repris du pied gauche pour enfin matérialiser une domination espagnole durant toute la rencontre.
Après les deux dernières finales (2018 et 2022) à six buts, qui ont enchanté les supporters et le milliard et demi de spectateurs, la finale de la 23e édition de la Coupe du monde est rentrée dans les rangs des matchs fermés. Comme en 2010 et 2014 avec les victoires de l’Espagne et de l’Allemagne sur le même petit score : 1-0.
Qu’importe, vous diront certainement les Espagnols, qui ont désormais une deuxième étoile sur le maillot et dans les yeux pour longtemps. C’est un petit but, mais qui a procuré un bonheur immense aux socios. « Ce n'est pas mon but, c'est celui de 47 millions de personnes », a assuré Ferran Torres, auteur de l'uniqueréalisation de la finale.
C'est surtout un but qui a sanctionné une domination implacable face à une Argentine qui disputait là sa troisième finale en quatre éditions.
Le spectacle a longtemps été en dehors de la pelouse, avec un show de la mi-temps qui a duré 27 minutes et qui en a mis plein les yeux : Madonna en feat avec les Brésiliens Ronaldo et Ronaldinho et, bien sûr, l’incontournable Shakira.
Martinez maintient son équipe en vie
Sur la pelouse, on a pourtant cru que la rencontre allait vite s’animer avec une belle occasion de Lamine Yamal dès la cinquième minute, qui bute sur Dibu Martinez dans un angle fermé. Fausse alerte, car il faudra attendre la 39e minute pour revoir une frappe cadrée : Oyarzabal, d’une tentative trop axiale pour inquiéter Emiliano Martinez. Pendant ce temps, l’Argentine subit face à une Espagne qui monopolise le ballon. Messi et les siens n’affichent aucun tir en première période et attendront la ?? pour s’offrir le premier.
Cela dit autant de la domination de la Roja que de l’incapacité de l’Albiceleste à trouver des solutions face au collectif espagnol. Et plus encore lorsqu'Enzo Fernandes a été expulsé après avoir reçu un deuxième carton jaune à la 90e minute.
C’est d’une logique implacable de voir l’Espagne être sacrée pour la seconde fois de son histoire tant elle a été souveraine dans cette Coupe du monde et sur cette finale, même si elle a attendu longtemps, la prolongation et donc la 106e minute avant de trouver la faille. Elle s’est installée dans le camp argentin au fil de la rencontre, mettant le pied sur le ballon, choisissant le tempo, tournant autour de son adversaire comme le torero autour de la bête. Et quand elle a choisi d’accélérer au retour des vestiaires, l’Argentine a plié, a été sur le point de rompre, mais Martinez a été sur les trajectoires de Baena (46e), Rodri (77e), Williams (90+3, 93e).
En face, l’Argentine n’a rien montré ou presque, dominée de bout en bout. Elle qui avait fait des retournement de situation sa marque de fabrique dans cette Coupe du monde a été maîtrisé et muselé comme jamais. Elle n’a effectué aucun tir de presque toute la partie. Une triste première, certainement, en finale de Coupe du monde. Elle a longtemps survécu grâce aux miracles de Dibu Martinez, contre qui il ne fallait surtout pas aller aux tirs au but. Elle n’a jamais pu compter sur son idole Lionel Messi, invisible durant tout le match et jamais en situation de s’illustrer face au but adverse. Le capitaine rêvait certainement d’une meilleure sortie, l’Espagne en a décidé autrement.
C’est donc une victoire incontestable pour une équipe désormais invaincue depuis 38 matches, un record en football international. Un triomphe pour un champion du monde qui n’a encaissé qu’un seul but dans la compétition, une performance majuscule, surtout dans un Mondial à 48 équipes.
«Les Espagnols étaient meilleurs que nous», reconnaît Scaloni, sélectionneur de l'Argentine
Lionel Scaloni, le sélectionneur de l'Argentine battue dimanche en finale de la Coupe du monde par l'Espagne 1-0 après prolongation, a reconnu que les Espagnols avaient été les « meilleurs » sur la pelouse. « Ils étaient meilleurs que nous, c'est la vérité », a-t-il dit, avant de saluer ses joueurs. « Je garderai précieusement le souvenir de ce qu'ils ont accompli, et de la valeur du fait d'être arrivés jusqu'ici », a-t-il déclaré. « Nous sommes dignes dans la victoire, et nous devons l'être dans la défaite. Aujourd'hui, nous montrons que nous savons perdre », a poursuivi Scaloni. « Nous avons perdu ce match et nous l'acceptons, mais cela ne signifie pas que nous cessons de vivre ou que nous oublions tout ce que nous avons fait pour arriver jusqu'ici. » « J'accorde assurément de la valeur à cette place de finaliste, parce qu'il faut tellement de choses pour arriver ici, et je pense qu'elle mérite une énorme reconnaissance », a ajouté Scaloni, sacré champion du monde avec ses joueurs en 2022 au Qatar mais qui n'a pu réaliser le doublé cette année. « Évidemment, nous aurions aimé gagner, mais au fond, je ressens de la gratitude. C'est le seul mot que j'ai, avec la tristesse, bien sûr. »
Andrés Iniesta a un héritier, il s’appelle Ferran Torres et il est digne de la succession du maestro. Comme le 8 espagnol qui a offert la première Coupe du monde à l’Espagne, le numéro 7, new génération, a délivré le peuple de la Roja en inscrivant le but du deuxième sacre. Iniesta avait attendu la 116e pour écarter les Pays-Bas en 2010, son héritier a trouvé la faille à la 106e. Sur une remise la tête de Nico Williams, l'attaquant du FC Barcelone a repris du pied gauche pour enfin matérialiser une domination espagnole durant toute la rencontre.
Après les deux dernières finales (2018 et 2022) à six buts, qui ont enchanté les supporters et le milliard et demi de spectateurs, la finale de la 23e édition de la Coupe du monde est rentrée dans les rangs des matchs fermés. Comme en 2010 et 2014 avec les victoires de l’Espagne et de l’Allemagne sur le même petit score : 1-0.
Qu’importe, vous diront certainement les Espagnols, qui ont désormais une deuxième étoile sur le maillot et dans les yeux pour longtemps. C’est un petit but, mais qui a procuré un bonheur immense aux socios. « Ce n'est pas mon but, c'est celui de 47 millions de personnes », a assuré Ferran Torres, auteur de l'uniqueréalisation de la finale.
C'est surtout un but qui a sanctionné une domination implacable face à une Argentine qui disputait là sa troisième finale en quatre éditions.
Le spectacle a longtemps été en dehors de la pelouse, avec un show de la mi-temps qui a duré 27 minutes et qui en a mis plein les yeux : Madonna en feat avec les Brésiliens Ronaldo et Ronaldinho et, bien sûr, l’incontournable Shakira.
Martinez maintient son équipe en vie
Sur la pelouse, on a pourtant cru que la rencontre allait vite s’animer avec une belle occasion de Lamine Yamal dès la cinquième minute, qui bute sur Dibu Martinez dans un angle fermé. Fausse alerte, car il faudra attendre la 39e minute pour revoir une frappe cadrée : Oyarzabal, d’une tentative trop axiale pour inquiéter Emiliano Martinez. Pendant ce temps, l’Argentine subit face à une Espagne qui monopolise le ballon. Messi et les siens n’affichent aucun tir en première période et attendront la ?? pour s’offrir le premier.
Cela dit autant de la domination de la Roja que de l’incapacité de l’Albiceleste à trouver des solutions face au collectif espagnol. Et plus encore lorsqu'Enzo Fernandes a été expulsé après avoir reçu un deuxième carton jaune à la 90e minute.
C’est d’une logique implacable de voir l’Espagne être sacrée pour la seconde fois de son histoire tant elle a été souveraine dans cette Coupe du monde et sur cette finale, même si elle a attendu longtemps, la prolongation et donc la 106e minute avant de trouver la faille. Elle s’est installée dans le camp argentin au fil de la rencontre, mettant le pied sur le ballon, choisissant le tempo, tournant autour de son adversaire comme le torero autour de la bête. Et quand elle a choisi d’accélérer au retour des vestiaires, l’Argentine a plié, a été sur le point de rompre, mais Martinez a été sur les trajectoires de Baena (46e), Rodri (77e), Williams (90+3, 93e).
En face, l’Argentine n’a rien montré ou presque, dominée de bout en bout. Elle qui avait fait des retournement de situation sa marque de fabrique dans cette Coupe du monde a été maîtrisé et muselé comme jamais. Elle n’a effectué aucun tir de presque toute la partie. Une triste première, certainement, en finale de Coupe du monde. Elle a longtemps survécu grâce aux miracles de Dibu Martinez, contre qui il ne fallait surtout pas aller aux tirs au but. Elle n’a jamais pu compter sur son idole Lionel Messi, invisible durant tout le match et jamais en situation de s’illustrer face au but adverse. Le capitaine rêvait certainement d’une meilleure sortie, l’Espagne en a décidé autrement.
C’est donc une victoire incontestable pour une équipe désormais invaincue depuis 38 matches, un record en football international. Un triomphe pour un champion du monde qui n’a encaissé qu’un seul but dans la compétition, une performance majuscule, surtout dans un Mondial à 48 équipes.
«Les Espagnols étaient meilleurs que nous», reconnaît Scaloni, sélectionneur de l'Argentine
Lionel Scaloni, le sélectionneur de l'Argentine battue dimanche en finale de la Coupe du monde par l'Espagne 1-0 après prolongation, a reconnu que les Espagnols avaient été les « meilleurs » sur la pelouse. « Ils étaient meilleurs que nous, c'est la vérité », a-t-il dit, avant de saluer ses joueurs. « Je garderai précieusement le souvenir de ce qu'ils ont accompli, et de la valeur du fait d'être arrivés jusqu'ici », a-t-il déclaré. « Nous sommes dignes dans la victoire, et nous devons l'être dans la défaite. Aujourd'hui, nous montrons que nous savons perdre », a poursuivi Scaloni. « Nous avons perdu ce match et nous l'acceptons, mais cela ne signifie pas que nous cessons de vivre ou que nous oublions tout ce que nous avons fait pour arriver jusqu'ici. » « J'accorde assurément de la valeur à cette place de finaliste, parce qu'il faut tellement de choses pour arriver ici, et je pense qu'elle mérite une énorme reconnaissance », a ajouté Scaloni, sacré champion du monde avec ses joueurs en 2022 au Qatar mais qui n'a pu réaliser le doublé cette année. « Évidemment, nous aurions aimé gagner, mais au fond, je ressens de la gratitude. C'est le seul mot que j'ai, avec la tristesse, bien sûr. »

