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Contrat Prolongé de Dakarnave : un indépendant confirme un bilan désastreux

Mardi 25 Juin 2024

L'Inspection Générale d'État (IGE), la Cour des Comptes et un audit indépendant ont unanimement conclu que le contrat prolongé entre l'État du Sénégal et Lisenave, après son expiration le 24 juin, est un désastre financier.

Ces trois organismes de contrôle ont effectué une vérification conjointe des contrats de chantiers de réparation navale entre l'État du Sénégal et les Portugais, et ont tous abouti aux mêmes conclusions. Malgré l'absence de repreneur, le contrat a été prolongé de 8 mois pour "préparer la transition", selon Libération.

Cependant, cette prolongation s'est avérée être un désastre financier, comme l'ont révélé les missions de l'IGE, de la Cour des Comptes et d'un cabinet indépendant, qui ont identifié huit points critiques :

1. Le contrat prévoit que Dakarnave doit être remboursé de tous ses investissements à la fin du contrat.

2. La Sirn a mis à disposition de Dakarnave 24 appartements pendant 25 ans, situés en plein centre-ville de Dakar, loués à des tarifs bien en dessous du marché, causant un préjudice estimé à 2,428 milliards de francs CFA.

3. Dakarnave n'a jamais respecté ses engagements contractuels : les installations sont laissées à l'abandon, la formation promise n'a pas eu lieu, les bateaux sénégalais sont négligés et le matériel n'a jamais été renouvelé.

4. La majorité des sommes récoltées dans le cadre de la concession (97%) ont été accaparées par Lisenave.

5. Une analyse des contributions et des ressources a montré que l'État du Sénégal et la Sirn ont contribué majoritairement aux apports, mais ont récupéré très peu en retour, contrairement à Lisenave qui a bénéficié largement.

6. La redevance fixe prévue par les cahiers des charges était dérisoire (62 millions de francs CFA), insuffisante pour couvrir les coûts d'exploitation de la Sirn.

7. Dakarnave a obtenu le statut d'entreprise franche d'exportation de manière non conforme aux règlements sénégalais et sans effet positif notable sur ses activités à l'export.

8. Il est clair que la prolongation même d'une semaine de ce contrat aurait dû être évitée.

Cette situation souligne les graves implications financières et contractuelles découlant de la gestion de cette concession navale par les autorités sénégalaises et soulève des questions sur la supervision et la gestion des contrats publics dans le pays.

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