Le procureur général près la Cour d'appel de Conakry, Alphonse Charles Wright, a vivement recadré le directeur communal de l'Habitat lors d'une descente sur un chantier de construction jugé irrégulier. La scène, filmée et largement relayée sur les réseaux sociaux, met en lumière la fermeté du magistrat face aux constructions anarchiques, mais aussi un échange qui suscite des réactions en raison de sa dimension politique.
Sur les lieux, Charles Wright a dénoncé l'absence présumée de permis de construire et les risques que ces bâtiments feraient courir aux populations. « Les gens viennent construire ici, ils n'auront aucune disposition. Ils n'ont pas de permis. Ils peuvent bâtir comme ça, ça va s'écrouler sur les gens là-bas encore. Les gens vont mourir », a-t-il lancé.
S'adressant directement au directeur communal de l'Habitat, le procureur a exprimé son incompréhension face à ce qu'il considère comme un manque de contrôle de l'administration. « Vous êtes le directeur ?... Enlève GMD sur ta tête là. Enlève-moi ça parce qu'on n'est pas en campagne », a-t-il déclaré, faisant référence à la casquette aux couleurs du GMD, le mouvement politique associé au président Mamadi Doumbouya, portée par le responsable communal.
Sur les lieux, Charles Wright a dénoncé l'absence présumée de permis de construire et les risques que ces bâtiments feraient courir aux populations. « Les gens viennent construire ici, ils n'auront aucune disposition. Ils n'ont pas de permis. Ils peuvent bâtir comme ça, ça va s'écrouler sur les gens là-bas encore. Les gens vont mourir », a-t-il lancé.
S'adressant directement au directeur communal de l'Habitat, le procureur a exprimé son incompréhension face à ce qu'il considère comme un manque de contrôle de l'administration. « Vous êtes le directeur ?... Enlève GMD sur ta tête là. Enlève-moi ça parce qu'on n'est pas en campagne », a-t-il déclaré, faisant référence à la casquette aux couleurs du GMD, le mouvement politique associé au président Mamadi Doumbouya, portée par le responsable communal.
Malgré les réponses répétées du directeur, qui s'est contenté de dire : « Vous avez raison », Charles Wright a poursuivi ses reproches. « Même si vous dites que vous avez raison, ça ne s'achète pas. J'ai l'impression que vous ne comprenez pas. On vous a prévenu, mais quand on vous parle vous ne comprenez pas. On n'est pas là contre quelqu'un. Mais mettez-vous à la place de l'État », a-t-il insisté.
Le magistrat a également rappelé qu'un immeuble s'était récemment effondré dans le secteur, estimant que les services compétents n'assumaient pas pleinement leur mission de contrôle. « Regardez : un bâtiment vient de s'écrouler de l'autre côté. Les permis, ici, on ne sait même pas. Et c'est vous qui êtes le directeur communal de l'Habitat. Je me dis seulement : non, c'est anarchique. Vous laissez continuer. Dans chaque quartier, vous êtes là et vous laissez continuer », a-t-il déploré.
Le magistrat a également rappelé qu'un immeuble s'était récemment effondré dans le secteur, estimant que les services compétents n'assumaient pas pleinement leur mission de contrôle. « Regardez : un bâtiment vient de s'écrouler de l'autre côté. Les permis, ici, on ne sait même pas. Et c'est vous qui êtes le directeur communal de l'Habitat. Je me dis seulement : non, c'est anarchique. Vous laissez continuer. Dans chaque quartier, vous êtes là et vous laissez continuer », a-t-il déploré.

