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Cheikh Omar Diagne : Le danger des discours, qui divisent face à l’histoire et à l’unité nationale (Par Ibrahima Saer Ndiaye)

Jeudi 26 Décembre 2024

Cheikh Omar Diagne, par ses discours, semble parfois propager des idées qui divisent au lieu de promouvoir une construction collective. Bien que la défense des convictions personnelles soit légitime, il est crucial de souligner que l’histoire de nos luttes et de nos figures emblématiques ne saurait se réduire à des jugements hâtifs.


Cette histoire doit être abordée avec rigueur intellectuelle, dignité et nuance. Les accusations sans discernement et les discours polarisants ne participent ni à l’édification d’une société harmonieuse, ni à la consolidation de l’unité nationale.


Les tirailleurs sénégalais ne peuvent pas être qualifiés de "traîtres". Ces hommes, souvent contraints, ont sacrifié leurs vies pour une France qui les exploitait et les marginalisait. Les désigner ainsi témoigne d’un profond mépris pour leur engagement et ignore les injustices systémiques dont ils furent victimes. Beaucoup sont retournés dans leur pays, porteurs de l'espoir d'un meilleur avenir, et ont contribué, à leur manière, à l’émergence des mouvements d’indépendance en Afrique.


Léopold Sédar Senghor, tirailleur sénégalais et père fondateur de notre indépendance, ne saurait être réduit à l’étiquette de traître. Traiter Senghor ainsi revient à ignorer la portée de son œuvre : celle d’un visionnaire qui consacra sa vie à l’unité et à la dignité des peuples africains et à la construction d’une Afrique post-coloniale forte et indépendante.


De même, accuser les premiers officiers de notre armée nationale de trahison reviendrait à oublier l’importance cruciale de leur rôle dans la consolidation de notre souveraineté. Ces hommes ont, dans les moments les plus décisifs de notre histoire, assuré la transition vers l’indépendance en posant les bases de notre armée, garantissant ainsi la protection de notre territoire et de nos valeurs.


Il est essentiel de comprendre que l’unité nationale repose sur le respect mutuel et la reconnaissance des sacrifices de chacun. Nos valeurs, nos symboles et nos figures historiques doivent être préservés avec dignité, car ils sont les fondements de notre identité collective.


Les discours haineux et les accusations infondées n’engendrent que division et fragilisent notre cohésion sociale. Nous avons la responsabilité de dépasser la haine et l’ignorance, de respecter nos divergences tout en honorant ceux qui, par leur courage et leurs sacrifices, ont façonné notre histoire et contribué à l’indépendance de notre nation. 

Ibrahima Saer Ndiaye,
Conservateur du patrimoine


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