La sortie de route de la Tunisie en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 n’est pas seulement une élimination de plus dans l’histoire récente des Aigles de Carthage. Elle agit comme un révélateur brutal d’un malaise profond. Battue par le Mali au terme d’un scénario cruel, la sélection tunisienne a surtout vu l’un de ses cadres, Hannibal Mejbri, dresser un constat implacable sur l’état réel du football national.
Tout semblait pourtant écrit à l’avantage de la Tunisie. À la 88e minute, Firas Chaouat croyait sceller la qualification d’une tête libératrice, face à un Mali réduit à dix depuis plus d’une heure. Dans ce contexte, encaisser un penalty dans le temps additionnel, transformé par Lassine Sinayoko, relevait déjà de l’aveu de fragilité. Mais perdre ensuite la séance de tirs au but, dominée par le sang-froid et l’autorité du gardien Djigui Diarra, a définitivement enterré les ambitions tunisiennes.
Au coup de sifflet final, le discours convenu n’a pas tenu longtemps. Le sélectionneur Sami Trabelsi a reconnu une désillusion douloureuse, mais ce sont surtout les mots de Mejbri qui ont marqué les esprits. Sans détour, le milieu de terrain a refusé de se cacher derrière la malchance ou l’arbitrage.
« On est en retard dans notre football, et il faut le dire », a-t-il lâché, brisant un tabou rarement exprimé aussi frontalement par un international en activité. Pour Mejbri, l’échec dépasse largement ce match : « Tous les responsables doivent s’asseoir autour d’une table et se poser les vraies questions, parce que la situation est grave. »
Le joueur formé en Europe ne s’est pas arrêté là. Comparant la trajectoire tunisienne à celle de nations voisines, il a pointé une stagnation inquiétante : « Pendant que des pays comme l’Algérie ou le Maroc avancent, nous, on n’avance pas. On rêve trop et on ne travaille pas assez. » Un constat sévère, mais assumé, qu’il justifie par son attachement au maillot national : « Ça me fait mal au cœur d’en parler, mais c’est triste de voir où on en est. »
Plus qu’un coup de colère, cette sortie ressemble à un acte d’accusation. Elle met en cause la gouvernance, la formation, la mentalité et la capacité du football tunisien à se remettre en question. L’élimination face au Mali n’est peut-être qu’un épisode, mais les mots de Hannibal Mejbri sonnent comme un avertissement : sans rupture profonde, la Tunisie risque de s’installer durablement dans le rôle d’une puissance déchue du football africain. La vraie question n’est plus celle du match perdu, mais celle de la réponse – ou du silence – que le système tunisien apportera à cet électrochoc.
Tout semblait pourtant écrit à l’avantage de la Tunisie. À la 88e minute, Firas Chaouat croyait sceller la qualification d’une tête libératrice, face à un Mali réduit à dix depuis plus d’une heure. Dans ce contexte, encaisser un penalty dans le temps additionnel, transformé par Lassine Sinayoko, relevait déjà de l’aveu de fragilité. Mais perdre ensuite la séance de tirs au but, dominée par le sang-froid et l’autorité du gardien Djigui Diarra, a définitivement enterré les ambitions tunisiennes.
Au coup de sifflet final, le discours convenu n’a pas tenu longtemps. Le sélectionneur Sami Trabelsi a reconnu une désillusion douloureuse, mais ce sont surtout les mots de Mejbri qui ont marqué les esprits. Sans détour, le milieu de terrain a refusé de se cacher derrière la malchance ou l’arbitrage.
« On est en retard dans notre football, et il faut le dire », a-t-il lâché, brisant un tabou rarement exprimé aussi frontalement par un international en activité. Pour Mejbri, l’échec dépasse largement ce match : « Tous les responsables doivent s’asseoir autour d’une table et se poser les vraies questions, parce que la situation est grave. »
Le joueur formé en Europe ne s’est pas arrêté là. Comparant la trajectoire tunisienne à celle de nations voisines, il a pointé une stagnation inquiétante : « Pendant que des pays comme l’Algérie ou le Maroc avancent, nous, on n’avance pas. On rêve trop et on ne travaille pas assez. » Un constat sévère, mais assumé, qu’il justifie par son attachement au maillot national : « Ça me fait mal au cœur d’en parler, mais c’est triste de voir où on en est. »
Plus qu’un coup de colère, cette sortie ressemble à un acte d’accusation. Elle met en cause la gouvernance, la formation, la mentalité et la capacité du football tunisien à se remettre en question. L’élimination face au Mali n’est peut-être qu’un épisode, mais les mots de Hannibal Mejbri sonnent comme un avertissement : sans rupture profonde, la Tunisie risque de s’installer durablement dans le rôle d’une puissance déchue du football africain. La vraie question n’est plus celle du match perdu, mais celle de la réponse – ou du silence – que le système tunisien apportera à cet électrochoc.

