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Ayib Daffé : « Macky Sall nous a bel et bien laissé une dette cachée »

Dimanche 12 Octobre 2025

Le président du groupe parlementaire PASTEF, Ayib Daffé, a levé un coin du voile sur la situation financière du pays. Invité de l’émission Jury du dimanche sur iRadio, il a affirmé que le nouveau pouvoir a hérité d’un lourd passif budgétaire, marqué par des engagements dissimulés et des dettes non déclarées.

Face à cette “dette cachée”, il promet transparence, audit et vérité, soulignant que le tandem Diomaye–Sonko fera de la clarté économique une arme de souveraineté : « Nous préférons dire la vérité aujourd’hui, même si elle est amère, plutôt que de mentir pour gouverner dans l’illusion. »

Selon lui, le Sénégal découvre désormais l’ampleur d’un héritage économique miné par l’opacité : « Nous avons trouvé des dettes contractées hors du cadre budgétaire, des engagements financiers pris sans traçabilité complète. C’est cela qu’on appelle la dette cachée. »

Ayib Daffé assure que le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye ne cherchera pas à dissimuler la réalité aux citoyens : « Nous devons la vérité au peuple. Même si elle est dure à entendre, elle est nécessaire pour repartir sur des bases saines. »

Il précise que des audits sont en cours afin de déterminer le niveau réel d’endettement du pays, y compris les passifs accumulés par certaines entreprises publiques et établissements autonomes : « La transparence n’est pas un slogan politique. C’est une exigence morale. Le Sénégal doit savoir où il en est avant de parler de relance ou d’investissements nouveaux. »

Interrogé sur les relations avec le Fonds monétaire international (FMI), il se veut rassurant :
« Nous ne sommes pas dans une logique de rupture stérile, mais de négociation lucide. Le FMI doit comprendre que notre priorité, c’est le redressement du pays selon nos propres choix de souveraineté. »

Pour lui, la dette cachée n’est pas qu’un problème comptable, mais le symptôme d’un mode de gouvernance révolu : « Sous Macky Sall, l’État s’est souvent endetté pour des projets peu productifs ou sans transparence. Nous voulons rompre avec cette logique de prestige au détriment de l’efficacité. »

Enfin, Ayib Daffé appelle à une mobilisation nationale autour de la vérité financière :
« Nous allons publier les chiffres, ouvrir les comptes et restaurer la confiance. Car sans confiance, il n’y a pas de développement possible. »
 

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