Ministre d'extrême droite israélien en charge de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger. Une polémique qui fait suite à la publication d'une vidéo montrant des militants d'une nouvelle "flottille pour Gaza" agenouillés et mains liées, à la suite de leur arrestation en mer. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a estimé que de telles images n'étaient "pas conformes avec les valeurs d'Israël".
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a quant à lui accusé son collègue d'avoir "sciemment nui" à l'image du pays avec "ce spectacle honteux". "Non, vous n'êtes pas le visage d'Israël", a insisté le chef de la diplomatie. M. Ben Gvir a défendu au contraire "une grande source de fierté".
Les forces israéliennes avaient intercepté lundi au large de Chypre les bateaux de la flottille. Elles ont depuis entamé le transfert et le placement en détention, dans le sud d'Israël, des centaines de militants propalestiniens qui se trouvaient à bord. "Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous", lance d'un air triomphant Itamar Ben Gvir, sur des images publiées sur sa chaîne Télégram. En musique de fond, l'hymne national israélien résonne.
La séquence montre des dizaines de militants agenouillés les uns à côté des autres, visages collés au sol et mains liées, sur le pont d'un bateau de la marine israélienne. Une jeune femme qui crie "Libérez la Palestine" au passage du ministre, avant de se retrouver la tête pressée vers le sol par les services de sécurité.
Les réactions étrangères se sont rapidement multipliées, venant notamment de pays comptant des ressortissants arrêtés. Rome a notamment estimé que le traitement réservé aux détenus s'est révélé "inadmissible", exigeant des excuses. "Monstrueux, indigne et inhumain", estime-t-on en parallèle du côté de la diplomatie espagnole, tandis qu'Ottawa déplore un comportement "odieux". Alors que la sœur de la présidente irlandaise Catherine Connolly figure parmi les participants à la flottille, Dublin s'est pour sa part dit "consterné et choqué".
La France a convoqué l'ambassadeur israélien pour les "agissements inadmissibles" du ministre Ben Gvir, coutumier des outrances, tout comme la Belgique qui a jugé les images "profondément troublantes". Une décision identique a été prise par l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande. Chez nos voisins allemands, on qualifie l'épisode de "totalement inacceptable", tandis que l'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee a critiqué des "actes méprisables".
S'il a critiqué le comportement de son ministre, Benyamin Netanyahou a appelé à expulser les militants "dès que possible". "Israël a pleinement le droit d'empêcher de provocatrices flottilles de partisans terroristes du Hamas d'entrer dans nos eaux territoriales et d'atteindre Gaza", a-t-il jugé dans un communiqué.
TF1
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a quant à lui accusé son collègue d'avoir "sciemment nui" à l'image du pays avec "ce spectacle honteux". "Non, vous n'êtes pas le visage d'Israël", a insisté le chef de la diplomatie. M. Ben Gvir a défendu au contraire "une grande source de fierté".
Les forces israéliennes avaient intercepté lundi au large de Chypre les bateaux de la flottille. Elles ont depuis entamé le transfert et le placement en détention, dans le sud d'Israël, des centaines de militants propalestiniens qui se trouvaient à bord. "Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous", lance d'un air triomphant Itamar Ben Gvir, sur des images publiées sur sa chaîne Télégram. En musique de fond, l'hymne national israélien résonne.
La séquence montre des dizaines de militants agenouillés les uns à côté des autres, visages collés au sol et mains liées, sur le pont d'un bateau de la marine israélienne. Une jeune femme qui crie "Libérez la Palestine" au passage du ministre, avant de se retrouver la tête pressée vers le sol par les services de sécurité.
Les réactions étrangères se sont rapidement multipliées, venant notamment de pays comptant des ressortissants arrêtés. Rome a notamment estimé que le traitement réservé aux détenus s'est révélé "inadmissible", exigeant des excuses. "Monstrueux, indigne et inhumain", estime-t-on en parallèle du côté de la diplomatie espagnole, tandis qu'Ottawa déplore un comportement "odieux". Alors que la sœur de la présidente irlandaise Catherine Connolly figure parmi les participants à la flottille, Dublin s'est pour sa part dit "consterné et choqué".
La France a convoqué l'ambassadeur israélien pour les "agissements inadmissibles" du ministre Ben Gvir, coutumier des outrances, tout comme la Belgique qui a jugé les images "profondément troublantes". Une décision identique a été prise par l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande. Chez nos voisins allemands, on qualifie l'épisode de "totalement inacceptable", tandis que l'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee a critiqué des "actes méprisables".
S'il a critiqué le comportement de son ministre, Benyamin Netanyahou a appelé à expulser les militants "dès que possible". "Israël a pleinement le droit d'empêcher de provocatrices flottilles de partisans terroristes du Hamas d'entrer dans nos eaux territoriales et d'atteindre Gaza", a-t-il jugé dans un communiqué.
TF1

